Une nouvelle étude valide le rôle d'un puissant anti-inflammatoire, la colchicine, sur les patients victimes d'un infarctus du myocarde récent. Ceux qui en reçoivent une faible dose quotidienne présentent un taux d'évènements cardiovasculaires ischémiques significativement plus bas que ceux qui reçoivent un placebo.

L'étude randomisée contrôlée COLCOT (Colchicine Cardiovascular Outcomes Trial)a évalué versus placebo l'aptitude de la colchicine (0,5 mg/j) à réduire le risque cardio-vasculaire par le biais de son effet anti-inflammatoire chez des sujets ayant présenté un infarctus récent (endéans les 30 jours), sous traitement médicamenteux optimal et ayant été dilatés si besoin.

Chez des coronariens stables l'étude randomisée contrôlée ISCHEMIA a comparé une prise en charge invasive (coronarographie d'emblée et revascularisation en plus du traitement médical optimal) et une prise en charge médicamenteuse classique (traitement médical optimal avec coronarographie et revascularisation uniquement en cas d'échec de ce traitement).

L'essai randomisé RECOVERY (Randomized Comparison of Early Surgery versus Conventional Treatment in Very Severe Aortic Stenosis) a porté sur une population globale de 145 sujets de âgés de 20 à 80 ans (moyenne 63 ans) atteints de rétrécissement aortique sévère défini par une surface ≤ 0,75 cm² (moyenne 0,64) et une vitesse de pic ≥ 4,5 m/s ou un gradient moyen ≥ 50 mm Hg (moyenne 63), asymptomatiques et candidat potentiel à une approche chirurgicale.

Perdre du poids et limiter les glucides et les lipides sont les principales recommandations fréquemment faites aux diabétiques pour contrôler leurs anomalies métaboliques. Il s'avère cependant que ces recommandations qui impliquent souvent des modifications substantielles du comportement alimentaire sont assez peu suivies et sont rapidement négligées lorsqu'elles ont eu la chance d'être initiées.

La rigueur avec laquelle sont tenus les registres scandinaves permet souvent de belles découvertes. Une nouvelle preuve nous en est donnée avec un travail dont l'objectif était de voir si l'ancienneté du diabète était une caractéristique pouvant influencer la probabilité d'obtention d'une rémission chez des sujets diabétiques obèses (IMC ≥ 35 kg/m2) ayant bénéficié d'une chirurgie bariatrique.

Sur base de résultats pondéraux et métaboliques encourageants obtenus chez des souris et chez des volontaires sains, des investigateurs américains ont évalué l'impact d'une restriction temporelle des prises alimentaires chez des sujets ayant un syndrome métabolique.

Selon une étude chinoise, les personnes qui ont du mal à dormir risquent davantage de subir un AVC ischémique, une crise cardiaque ou d'autres maladies cérébrovasculaires ou cardiovasculaires.

Les femmes ayant souffert d'hypertension gravidique ou de prééclampsie durant au moins une grossesse présente un risque cardiovasculaire plus élevé que les femmes sans pareil antécédent, et ce risque élevé persiste au moins jusque dans leur soixantaine.

On savait déjà que le fait d'avoir un chien chez soi est lié à une augmentation du niveau d'activité physique et à un soutien social accru. Une nouvelle étude montre qu'être propriétaire d'un tel animal réduit les risques de décès prématuré en particulier chez les survivants de crises cardiaques et d'AVC ischémiques.

Les bénéfices d'une pratique sportive régulière sont à nouveau mis en exergue et ce quel que soit l'âge. La réadaptation cardiaque a été associée à des améliorations significatives des paramètres physiques et psychologiques chez tous les groupes de patients.

Dr Edelhart Kempeneers

Les heures supplémentaires augmentent le risque préexistant d'AVC. Selon Edelhart Kempeneers, une approche préventive des facteurs de causalité des accidents vasculaires cérébraux est donc rentable.