Tout sur Flandre

Marthe Knops et Sarah Cumps, de la SSMJ, ont toutes les deux participé au lancement de la campagne "Crocodile bleu" en Belgique francophone. Un projet tout en nuances, comme l'explique Sarah Cumps: "Nous voulons conscientiser la population par rapport à la surcharge administrative causée par les certificats absurdes, mais certainement pas décourager les patients de venir consulter." Interview avec l'intéressée.

Les organisations professionnelles tant de médecins que d'infirmières et aides-soignantes tirent la sonnette d'alarme face à la flambée d'agressivité qui menace chaque jour davantage les soignants.

Lancée en Flandre en 2022 par le groupe de pilotage Kafka (Jong Domus, Kartel, BVAS et AADM), l'action " Crocodile bleu " est désormais prolongée à Bruxelles et en Wallonie. L'objectif ? Mettre en évidence les trop nombreuses demandes de certificats sans réelle valeur médicale ajoutée, en les tamponnant d'un cachet crocodile bleu.

Les résultats d'une nouvelle enquête de la Fondation contre le cancer montrent une diminution du nombre de fumeurs en 2022 (24% de la population) par rapport à 2020 (29%) et 2021 (27%), années où la crise du covid battait son plein. Mais pour encore améliorer ces scores, il faut des moyens, insiste la Fondation, qui plaide pour le prélèvement d'une nouvelle contribution auprès des compagnies de tabac.

Dès à présent, les médecins généralistes bruxellois et wallons pourront apposer un cachet en forme de crocodile bleu sur les demandes jugées absurdes de certificats afin de mettre en lumière la charge administrative inutile. En Flandre, déjà 2.000 médecins généralistes ont pris part à l'action.

Zorgzaam Leuven est l'un des 12 projets pilotes en cours dans notre pays. Le Pr Gijs Van Pottelbergh a assumé la fonction de coordination en tant que médecin généraliste. Nous l'avons rencontré afin d'aborder avec lui la valeur ajoutée des actions mises en oeuvre localement, et ce qui contribue à leur succès.

L'encre de la 6e réforme de l'État est à peine sèche que la 7e pointe son nez. Pour Jean-Pascal Labille, François Perl et Jean-Marc Laasman (1) (Solidaris), c'est même inévitable. "Le Parlement flamand a mené plusieurs séances de commissions sur le sujet au printemps 2021. Elles concluent à la nécessité d'ouvrir un nouveau round de discussions institutionnelles, aussi large que possible." Pourtant, plus de 70% des Belges souhaitent une "refédéralisation"...

La Chambre a adopté jeudi en séance plénière un projet de loi porté par le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) qui définit la procédure de fixation des quotas de numéros Inami octroyés en médecine et dentisterie. Le texte a été approuvé majorité contre opposition.

Se rendre au cabinet du généraliste sans rendez-vous à la consultation semble appartenir au passé. Trois à quatre pour cent des généralistes ne font plus du tout de visites à domicile. Domus Medica, l'UGent et Vivel (l'institut flamand de la première ligne) ont étudié l'accessibilité du généraliste en Flandre.

Onze pourcents des conducteurs belges trouvent des moyens d'éviter les alcotests. C'est ce qui ressort d'une enquête de l'Institut Vias. Ce chiffre a doublé depuis l'enquête précédente, bien que les probabilités de sanction aient aussi augmenté.

En Flandre, la task force dépistage du cancer du poumon organisait, le vendredi 7 octobre, un symposium multidisciplinaire où ont été exposées les grandes lignes de l'implémentation du screening, mais aussi les principales informations et les mythes qui circulent à ce sujet. Entretien avec le Pr Jan van Meerbeeck (Université d'Anvers), l'une des chevilles ouvrières de l'initiative.

La fédération Gibbis estime que les spécificités bruxelloises justifient un nombre de lits hospitaliers par habitant plus important en Région de Bruxelles-Capitale que le seuil fixé par la programmation au niveau national.

Le Centre fédéral d'expertise (KCE) lance quelques idées pour augmenter le taux de prise en charge des enfants malades plutôt à domicile qu'à l'hôpital. L'optique est d'examiner comment éviter ou raccourcir les hospitalisations pédiatriques. Toutefois, les obstacles sont nombreux, le premier étant le manque d'infirmières à domicile. Après une enquête approfondie sur base d'exemples étrangers extrêmement divers (France, Pays-Bas), le KCE recommande de mettre en place un "programme de soins pédiatrique" d'abord sous forme pilote sous la surveillance d'une équipe scientifique.

La politique juridique relative à l'obligation de porter un masque pour les médecins généralistes et les médecins spécialistes en pratique privée diffère d'une région à l'autre. Le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM)plaide pour une politique uniforme pour l'ensemble de la Belgique.

Le MedTech Accelerator, porté par Lifetech.brussels, a accompagné cette année cinq projets e-santé. Deux projets ont particulièrement été mis en avant: Gratiago et Pulso.

Dans son dernier rapport publié mardi, le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) s'est penché, d'une part, sur l'organisation de la pédiatrie dans les hôpitaux belges et, d'autre part, sur la situation des soins pédiatriques transmuraux, c'est-à-dire des soins de type "hospitalisation à domicile". Plusieurs projets pilotes seront prochainement mis en place afin d'évaluer si un tel modèle de soins pourrait être mis sur pied dans le pays.

Médecins et pharmaciens ont-ils tendance à rejeter la faute sur les patients en situation de pauvreté ? Nous ne devrions même pas nous poser cette question : blâmer la victime est une injustice. Les personnes précarisées méritent soutien et protection et leur souffrance ne peut pas être minimisée. Les professionnels de santé sont censés faire preuve d'empathie et d'ouverture sociale. Ils ne doivent pas adopter un comportement normatif, encore moins faire preuve de mépris. Toute forme de discrimination et d'exclusion des soins de santé doit être rejetée avec fermeté.