Tout sur Flandre

Médecins et pharmaciens ont-ils tendance à rejeter la faute sur les patients en situation de pauvreté ? Nous ne devrions même pas nous poser cette question : blâmer la victime est une injustice. Les personnes précarisées méritent soutien et protection et leur souffrance ne peut pas être minimisée. Les professionnels de santé sont censés faire preuve d'empathie et d'ouverture sociale. Ils ne doivent pas adopter un comportement normatif, encore moins faire preuve de mépris. Toute forme de discrimination et d'exclusion des soins de santé doit être rejetée avec fermeté.

Les jours se suivent et se ressemblent dans l'actualité, qui fait la part belle à la crise énergétique. Le monde politique, qui n'a apparemment pas anticipé cette hausse, essaye de limiter la casse. Les régions, la Belgique et l'Europe y sont allés chacun de leurs mesures pour diminuer la charge qui pèse sur les épaules des citoyens. Pour l'heure, rien de très percutant, à moins d'être inventif, et d'anticiper.

GBO et Absym revendiquent la paternité d'avoir réussi à supprimer la trop modeste consultation de vaccination contre le Covid-19 de 15,5 euros pour un tarif plus conséquent relatif à la consultation (ou visite) relative aux autres vaccins. Mais le plus important est que la mesure devrait être publiée rapidement au Moniteur.

"Dans l'ensemble, il s'agit d'un signal positif. La pauvreté est dans le collimateur des médecins et des pharmaciens. Les deux professions considèrent qu'il s'agit d'un problème structurel et sont prêtes à y remédier individuellement et socialement."

Selon Kirsten Catthoor, le fait que la participation à cette enquête sur la pauvreté a été nettement moins importante que celle à notre enquête précédente sur l'épuisement professionnel et les assuétudes chez les médecins en dit long sur l'intérêt limité pour ce sujet. "C'est alarmant", déclare la présidente de l'Association psychiatrique flamande.

La Belgique a recensé 671 cas confirmés de variole du singe depuis le début de l'épidémie, selon les derniers chiffres de l'institut Sciensano publiés mardi. Le nombre de cas nouveaux semble se stabiliser, puisqu'il y a une semaine, le total était de 624 cas.

La Belgique ne dispose pas ou de très peu de chiffres relatifs aux enfants à besoins de santé spécifiques. Idem en ce qui concerne l'impact sur la vie de leurs parents. Dans leur dernière étude, les Mutualités libres établissent, d'une part, une cartographie de la situation et d'autre part mettent en évidence des liens entre le fait d'avoir un enfant à besoins spécifiques et l'incapacité de travail, l'invalidité et le chômage des parents.

Le projet pilote de télé-expertise de dermatologie de l'Inami a pris fin. Le projet a permis de développer et d'évaluer une nouvelle méthode de télé-expertise en dermatologie où un médecin généraliste peut recevoir à distance l'avis d'un dermatologue sur une question clinique qui se présente lors de la prise en charge d'un patient.

Christie Morreale aborde avec le journal du Médecin les enjeux majeurs de la législature 2019-2024 en santé en Région wallonne. Au menu: l'inévitable (re)structuration de la première ligne, les réseaux hospitaliers mais aussi la santé mentale et la collaboration avec les autres niveaux de pouvoir.

La médecine générale se trouve aujourd'hui face à une série de décisions claires et ciblées. Une nouvelle note esquissant un plan d'action en ce sens doit contribuer à mieux définir les points de départ du débat sur l'avenir de la profession et des soins intégrés.

Espace Senior a posé la question la semaine dernière, lors d'un colloque au cinéma Palace (Bruxelles) à "la" spécialiste de la question, Jacqueline Herremans, présidente de l'ADMD et chroniqueuse au jdM ainsi qu'au Dr Charles-Henri Serre, spécialiste des soins palliatifs. L'avocate espère qu'on passera de la dépénalisation à la légalisation tant l'épée de Damoclès de la Cour d'Assise pèse encore sur les médecins au prétexte qu'ils ne respecteraient pas l'une des conditions de la loi euthanasie.

Dès la rentrée 2024-2025, les premières hautes écoles spécialisées flamandes devraient pouvoir proposer des formations "d'assistants de pratique médicale en soins primaires". Dans le domaine professionnel, il existe un consensus sur la nécessité de ce profil, mais des obstacles juridiques doivent encore être surmontés.

Les patients nécessitants un appareil auditif paient de plus en plus de leur poche. Un surcoût qui oscille entre 1.300 et 3.000 euros de supplément par patient selon le type d'appareil. Dans de nombreux cas c'est environ le double de ce qu'est remboursé le patient, selon une étude de la Mutualité chrétienne (MC). "De plus, le patient ne sait en aucun cas quelle part des coûts revient à l'appareil auditif et quelle part revient à l'audicien", déclare Elisabeth Degryse, vice-présidente dela MC. "Rendre le coût des appareils auditifs et des suppléments transparents est pourtant une condition nécessaire avant toute discussion éventuelle sur l'augmentation du remboursement par l'assurance obligatoire soins de santé et indemnités ou une intervention plus significative par l'assurance complémentaire."

À l'occasion de la 13e semaine du Rythme cardiaque organisée par la Belgian Heart Rhythm Association (Behra), Koen Kas, professeur à l'Université de Gand et célèbre visionnaire de la santé numérique, a abordé "We Are", une plateforme qui assure une meilleure gestion des données personnelles.

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