Tout sur SSMG

En tant que jeune médecin, la gestion de l'incertitude constitue un défi de taille : ai-je bien exclu certaines urgences ? Ma prise en charge est-elle correcte ? etc. Le cadre de consultation, une bonne anamnèse, un examen clinique approfondi, la prise des paramètres et les caractéristiques propres au patient en face de nous, voilà ce qui nous permet de nous orienter et de poser un diagnostic, tout en s'étant assuré de l'absence de red flags, de contre-indications à la mise en route de certains traitements ou conseils.

En tant que jeune médecin, la gestion de l'incertitude constitue un défi de taille: ai-je bien exclu certaines urgences ? Ma prise en charge est-elle correcte ? etc. Le cadre de consultation, une bonne anamnèse, un examen clinique approfondi, la prise des paramètres et les caractéristiques propres au patient en face de nous, voilà ce qui nous permet de nous orienter et de poser un diagnostic, tout en s'étant assuré de l'absence de red flags, de contre-indications à la mise en route de certains traitements ou conseils.

La SSMG, la SSM-J et le jdM convient les jeunes généralistes à participer le 3 octobre à une grande journée qui leur est spécialement consacrée et à assister à la remise du Prix du généraliste, récompense qui couronne les meilleurs TFE de l'année académique.

Les médecins généralistes peuvent s'enorgueillir d'avoir pris l'initiative rapidement contre la pandémie via, certes des structures existantes, mais opérationnelles. Ce sont eux qui sont à l'origine des centres de tri. Les cercles de MG ont également retrouvé leur légitimité aux yeux des autorités de santé publique. Les MG ont largement contribué à éviter des goulets d'étranglement dans les hôpitaux. Mais il manque un plan d'urgence pandémique global en Belgique inspiré de la chose militaire... Tirerons-nous les leçons de la pandémie ? Rien n'est moins sûr alors que se profile une crise économique et sociale profonde.

Face à la crise sanitaire Covid, il nous a manqué un Plan d'urgence anti-pandémique global et une stratégie cohérente. Malgré plusieurs tentatives de plans de lutte éparses, notamment pendant la crise influenza en 2006, ce plan n'existe toujours pas dans notre pays. Il pourrait permettre de mettre en place en quelques jours une structure préétablie avec, à la tête de " l'armée sanitaire ", un seul porte-parole. Un chef qui parle d'une seule voix.

La conférence interministérielle Santé publique (CIM) du 4 mai s'est penchée sur les stratégies de testing (dépistage) et de tracing (suivi de contacts) qui ont débuté le même jour. Une concertation provoquée par l'ensemble des médecins généralistes du pays, jusqu'alors dans le flou sur le rôle concret qu'ils devaient jouer dans ces phases cruciales d'accompagnement du déconfinement.

Face à l'épidémie du coronavirus, les médecins généralistes sont plus que jamais en première ligne. Ils doivent avoir accès à une information continue et suivre les nouvelles mesures pour une prise en charge optimale des patients.

Le président de la SSMG, le Dr Thomas Orban, MG à Ixelles, fait le point sur la situation de la médecine générale face au Covid19. Si les choses s'améliorent par rapport au début de la pandémie, le médecin réclame toujours plus de transparence des autorités. Il estime que la Belgique a subi un crash-test dont il ressort que notre pays est extrêmement complexe à gérer. Sa déception reste grande devant l'impréparation des élites politiques. Il assume le mot en six lettres qu'il avait prononcé à l'encontre de la ministre de la Santé, Maggie De Block, dans notre avant-dernier numéro (n°2626) : Dehors !

Pouvoir protéger l'hôpital de l'engorgement sans abandonner aucun patient à son sort ? Une plate-forme électronique sécurisée peut être une arme de choix pour le généraliste. Au moins trois offres coexistent aujourd'hui.

Les années passent, les politiques passent, les ministres passent, les soignants restent ! Plusieurs enjeux les concernent en 2020 : notamment l'esanté, l'accréditation, l'indisponibilité des médicaments et la responsabilité sociale en santé.

La ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale (PS), a rencontré lundi après-midi les acteurs médicaux de première ligne et notamment les médecins généralistes (SSMG, Absym, GBO, Maisons médicales). Fort heureusement, en Belgique, les pandémies relèvent du Fédéral en principe plus efficace. Étant donné la pénurie de masques, certains ont proposé d'en fabriquer en tissu. Si on en reste à 50 infectés par million d'habitants comme l'ensemble de la Chine, et qu'on les confine, l'épidémie devrait s'estomper rapidement. État des lieux au 4 mars 2020.

ESANTÉ Amazon lance un dispositif capable de retranscrire en texte les comptes-rendus des médecins, leurs échanges verbaux avec des patients ou encore des ordonnances. Le Dr Thomas Orban, président de la Société scientifique de médecine générale (SSMG), est favorable à une telle évolution pour autant que l'éthique et la protection des données soient préservées.

Dans notre dernière édition (jdM n°2621), l'Absym, par la voix de David Simon, posait un constat très sévère par rapport au Livre blanc de la Première ligne conceptualisée par la chaire interuniversitaire et inter-hautes écoles Be.Hive, le trouvant essentiellement tournée vers les maisons médicales (" Be.Hive : un plaidoyer exclusivement à charge contre la médecine libérale "). Be.Hive souligne être ouverte à toutes les formes de pratiques et ne les oppose pas les unes aux autres : " Notre démarche se veut scientifique et nous restons ouverts à tous les points de vue. "

Les années passent, les politiques passent, les ministres passent, les soignants restent ! Plusieurs enjeux les concernent en 2020 : notamment l'esanté, l'accréditation, l'indisponibilité des médicaments et la responsabilité sociale en santé.

Nous annoncions dans notre dernière édition la publication du Livre blanc de la 1ère ligne. Ce document, produit par Be.hive, la chaire francophone interdisciplinaire et interuniversitaire de la première ligne, présente un état des lieux de la première ligne en Belgique francophone et propose des pistes de recherche universitaire interdisciplinaire afin d'aider les hommes politiques à se projeter, en matière de 1ère ligne, dans les dix à venir.

La plateforme eHealth ne cesse de faire parler d'elle. Pas particulièrement en termes élogieux, il faut le dire. Après la réaction des médecins, des syndicats, de la SSMG, c'est désormais au tour du Collège de médecine générale (CMG) d'enfoncer le clou. Il demande un moratoire sur les évolutions et les contraintes informatiques tant que le système n'a pas atteint une fiabilité de 99,9%.

La ministre De Block, si elle impose un agenda dans ses réformes, a pris l'habitude de laisser faire le terrain. C'est le cas, par exemple, de la formation des réseaux hospitaliers. Quelle mouche a donc piqué la ministre d'imposer une telle cadence dans l'informatisation d'un secteur qui n'était visiblement pas prêt à suivre ?