Tout sur Jacques de Toeuf

C'est l'idée de Jacques de Toeuf, vice-président de l'Absym. Il en a parlé à son bureau fédéral et en médicomut lundi soir. " Ce à quoi je pense, c'est un plan pluriannuel sur trois ans axé autour des 160 millions nécessaire pour booster la consultation à 30 euros soit en ponctionnant ce qui est nécessaire sur la masse d'index soit en le prenant sur une partie des prestations techniques ", expliquait-il avant la médico-mut de lundi. Depuis, on en sait un peu plus. La consultation ordinaire à 30 euros reste d'actualité.

C'est l'idée de Jacques de Toeuf, vice-président de l'Absym. " Ce à quoi je pense, c'est un plan pluriannuel sur trois ans axé autour des 160 millions nécessaire pour booster la consultation à 30 euros soit en ponctionnant ce qui est nécessaire sur la masse d'index soit en le prenant sur une partie des prestations techniques."

Ce mardi matin, la Commission santé publique de la Chambre s'est penchée sur le projet de loi relatif au réseautage clinique entre hôpitaux daté du 18 septembre 2018. Une dizaine d'experts du secteur hospitalier ont fait part aux députés de leurs commentaires et critiques.

Dans le cadre des élections communales et provinciales du 14 octobre 2018, l'Absym interpelle les futurs élus sur des problématiques locales : organisation de la première ligne, mobilité et sécurité des médecins et double taxe sur les cabinets médicaux.

Fin-juin, plus de 4.000 médecins généralistes (ce qui représente plus d'1 MG sur 3) avaient déjà utilisé le service eAttest, disponible depuis le 1er janvier 2018, et plus d'1.5 million d'attestations électroniques ont déjà été envoyées et traitées.

Pierre Zaeytydt, Caroline Depuydt, Jacques de Toeuf et Gilbert Bejjani (de gauche à droite sur la photo) détaillent pour le jdM quelques aspects de l'imposant programme électoral de l'Absym. Plus gros syndicat de médecins avec 6 sièges sur 12 en médico-mut, il espère reconquérir un deuxième siège de généraliste via une campagne axée sur le " Mais oui, vous pensez comme nous ", face à une base parfois décontenancée.

Les élections médicales ou syndicales approchent à grand pas. Les premières du genre, en 1998, eurent un franc succès avec plus de 70% de participation. Les toutes dernières hélas, n'ont convaincu d'aller voter qu'un tiers des médecins et moins de 50 % des thérapeutes réellement actifs.

Outre une présentation sur la nouvelle manière de planifier les professions de santé sur laquelle nous reviendrons, le Comité de l'assurance de l'lnami est revenu longuement lundi sur la manière nouvelle dont la Commission du remboursement du médicament (RRM) devrait fonctionner pour l'élargissement des indications de certains médicaments indispensables.

Les spéculations vont bon train autour de Maggie De Block : fera-t-elle deux mandats (pour autant que les élections le permettent) alors qu'elle parle de remplacer son frère comme bourgmestre de Merchtem?

Le dossier des postes médicaux de garde entre dans une phase décisive. On espère que l'approche ex cathedra du gouvernement ne va pas dégoûter les cercles de MG définitivement. Le portfolio qualitatif des médecins qui offre son profil à tout vent fait-il double emploi avec l'accréditation ? En ambulatoire, le médecin spécialiste n'est pas prêt pour l'e-santé. Une partie des médecins issus de la double cohorte devront faire leur stage à l'étranger. Et le mille-feuille administratif continue d'étouffer le médecin. Telles sont les réflexions de Jacques de Toeuf, vice-président de l'Absym, pour cette interview de rentrée.

Un mot semble résumer le parcours professionnel de Philippe Devos : l'engagement. Auprès des autres : ses patients, son hôpital et ses confrères.

Une nouvelle version du projet de loi sur les réseaux hospitaliers loco-régionaux défendu par le cabinet De Block est actuellement discutée en inter-cabinets. Selon plusieurs sources, il pourrait être bloqué au niveau du gouvernement par la NV-A. Les hôpitaux académiques n'en voudraient pas vraiment non plus.

A l'invitation de l'Association belge des hôpitaux (ABH), près de 500 personnes ont réfléchi jeudi passé à la dynamique des réseaux hospitaliers. De quoi ramener des idées, voire des approches stratégiques, dans leurs hôpitaux respectifs après une bonne séance de "networking".

On dit souvent que le médecin-chef est un arbitre sans sifflet. Avec la création du poste de médecin-chef de réseau, son territoire va passer du terrain de foot à l'ensemble du championnat. Est-ce réaliste? Surtout si les équipes n'ont pas envie de jouer le jeu...

Après un an et demi de préparation et de nombreuses réunions, les mutuelles et les autorités (le Cabinet de Maggie De Block et les administrations) ont signé un Pacte d'avenir. Pas moins d'une soixantaine d'actions-engagements qui devraient permettre aux mutuelles d'évoluer et de mieux répondre aux attentes de leurs membres et de la société.