Tout sur Jacques de Toeuf

Jacques de Toeuf, président honoraire de l'Absym, revient sur ses jeunes années de médecin en 1967 et les immenses progrès techniques réalisés depuis pour conclure: "Être médecin n'était pas mieux avant, différent certes, avec plus de liberté et moins d'efficacité et de bon usage des moyens. C'était le temps de nos jeunes années, de l'imagination, de l'apprentissage accéléré des nouveautés, tel qu'il en va à chaque nouvelle promotion de diplômés."

"J'ai failli tomber de ma chaise en lisant la réponse du Cabinet Vandenbroucke dans votre journal (jdM 2662). Contrairement à ce qu'il dit, la médico-mut n'a pas été impliquée dans les décisions d'opérationnalisation des groupes à risque et n'a pas marqué son accord sur cette proposition", s'insurge Jacques de Toeuf, président honoraire de l'Absym.

L'accord 2021 contient les rubriques classiques de répartition des honoraires disponibles dans les limites de l'objectif budgétaire partiel. On y trouve l'affectation de la masse d'index, les dispositions à propos du DMG, et des modalités de soutien aux postes médicaux de garde, ainsi que la révision de l'accréditation.

Dans ce 5e épisode (saison 2) de la série "Philosophie et Médecine. La démocratie sous pression", Jean Creplet s'étonne de... l'étonnement de la presse face à l'existence en Belgique de 9 ministres de la Santé. Car c'est le cas depuis au moins 1990.

Philippe Devos, président de l'Absym, espère signer un accord médico-mut pour un an à la fin de cette année. Mais les trois syndicats proposent des options très différentes. Pour lui, les honoraires des médecins ne peuvent compenser le manque à gagner des hôpitaux pendant la pandémie. L'accréditation doit être distincte du volume d'activités. La téléconsultation doit être étendue. Les médecins en formation sont encore mal traités financièrement et socialement.

C'est l'idée de Jacques de Toeuf, vice-président de l'Absym. Il en a parlé à son bureau fédéral et en médicomut lundi soir. " Ce à quoi je pense, c'est un plan pluriannuel sur trois ans axé autour des 160 millions nécessaire pour booster la consultation à 30 euros soit en ponctionnant ce qui est nécessaire sur la masse d'index soit en le prenant sur une partie des prestations techniques ", expliquait-il avant la médico-mut de lundi. Depuis, on en sait un peu plus. La consultation ordinaire à 30 euros reste d'actualité.

C'est l'idée de Jacques de Toeuf, vice-président de l'Absym. " Ce à quoi je pense, c'est un plan pluriannuel sur trois ans axé autour des 160 millions nécessaire pour booster la consultation à 30 euros soit en ponctionnant ce qui est nécessaire sur la masse d'index soit en le prenant sur une partie des prestations techniques."

Ce mardi matin, la Commission santé publique de la Chambre s'est penchée sur le projet de loi relatif au réseautage clinique entre hôpitaux daté du 18 septembre 2018. Une dizaine d'experts du secteur hospitalier ont fait part aux députés de leurs commentaires et critiques.

Dans le cadre des élections communales et provinciales du 14 octobre 2018, l'Absym interpelle les futurs élus sur des problématiques locales : organisation de la première ligne, mobilité et sécurité des médecins et double taxe sur les cabinets médicaux.

Fin-juin, plus de 4.000 médecins généralistes (ce qui représente plus d'1 MG sur 3) avaient déjà utilisé le service eAttest, disponible depuis le 1er janvier 2018, et plus d'1.5 million d'attestations électroniques ont déjà été envoyées et traitées.

Pierre Zaeytydt, Caroline Depuydt, Jacques de Toeuf et Gilbert Bejjani (de gauche à droite sur la photo) détaillent pour le jdM quelques aspects de l'imposant programme électoral de l'Absym. Plus gros syndicat de médecins avec 6 sièges sur 12 en médico-mut, il espère reconquérir un deuxième siège de généraliste via une campagne axée sur le " Mais oui, vous pensez comme nous ", face à une base parfois décontenancée.

Les élections médicales ou syndicales approchent à grand pas. Les premières du genre, en 1998, eurent un franc succès avec plus de 70% de participation. Les toutes dernières hélas, n'ont convaincu d'aller voter qu'un tiers des médecins et moins de 50 % des thérapeutes réellement actifs.

Outre une présentation sur la nouvelle manière de planifier les professions de santé sur laquelle nous reviendrons, le Comité de l'assurance de l'lnami est revenu longuement lundi sur la manière nouvelle dont la Commission du remboursement du médicament (RRM) devrait fonctionner pour l'élargissement des indications de certains médicaments indispensables.

Les spéculations vont bon train autour de Maggie De Block : fera-t-elle deux mandats (pour autant que les élections le permettent) alors qu'elle parle de remplacer son frère comme bourgmestre de Merchtem?

Le dossier des postes médicaux de garde entre dans une phase décisive. On espère que l'approche ex cathedra du gouvernement ne va pas dégoûter les cercles de MG définitivement. Le portfolio qualitatif des médecins qui offre son profil à tout vent fait-il double emploi avec l'accréditation ? En ambulatoire, le médecin spécialiste n'est pas prêt pour l'e-santé. Une partie des médecins issus de la double cohorte devront faire leur stage à l'étranger. Et le mille-feuille administratif continue d'étouffer le médecin. Telles sont les réflexions de Jacques de Toeuf, vice-président de l'Absym, pour cette interview de rentrée.

Un mot semble résumer le parcours professionnel de Philippe Devos : l'engagement. Auprès des autres : ses patients, son hôpital et ses confrères.

Une nouvelle version du projet de loi sur les réseaux hospitaliers loco-régionaux défendu par le cabinet De Block est actuellement discutée en inter-cabinets. Selon plusieurs sources, il pourrait être bloqué au niveau du gouvernement par la NV-A. Les hôpitaux académiques n'en voudraient pas vraiment non plus.