Tout sur État

Tous les pays du monde sont confrontés au défi majeur de protéger la santé de leurs populations. La protection sociale en santé (PSS) est une manière de garantir cette protection. Bien souvent, l'on imagine que cette protection sociale en santé n'est possible que dans des pays disposant de gros moyens financiers, d'un gouvernement stable et d'une offre de soins de qualité. Cependant, plusieurs initiatives dans le monde attestent que la protection sociale en santé est aussi à la portée des pays à moindre revenu.

Les réformes institutionnelles ont bénéficié d'une place de premier plan dans l'accord de gouvernement fédéral. Avec le lancement d'une consultation en ligne auprès de la population, le sujet revient sur le devant de la scène. Depuis le début de la pandémie, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer une 7e réforme de l'État qui, entre autres, résoudrait les difficultés rencontrées par notre système de santé. Et ce alors que la mise en oeuvre de la 6e réforme de l'État est toujours en cours... La question se pose donc en ces termes: notre système de soins de santé peut-il se permettre une nouvelle réforme de l'État?

Oui, dans une large mesure, peut-on affirmer d'emblée! À condition de ne pas oublier deux éléments. D'une part, le "oui" peut devenir "non" dans certain contexte particulier. D'autre part, l'inflation présente aussi des inconvénients. Pas rédhibitoires, mais qu'on ne peut perdre de vue pour autant.

Sylvie Demaret, présidente de l'Association francophone des pharmaciens hospitaliers de Belgique, explicite les notions d'IFIC, de nouveaux barèmes de rémunération lancés en 2018 auxquels elle n'est pas favorable tels qu'ils sont appliqués aujourd'hui. "Un dialogue aurait dû avoir lieu entre les associations professionnelles représentant les pharmaciens hospitaliers puisqu'ils ne sont pas représentés par les syndicats classiques. Les anciens barèmes me semblaient plus cohérents." Or, selon elle, il n'y a pas eu le dialogue souhaité. Malgré un recours au conseil d'État, les choses évoluent peu et les rencontres avec l'asbl IFIC n'ont pas été concluantes.

"La prochaine réforme de l'État devrait transférer toutes les compétences en matière de soins de santé à la Flandre. Seuls la reconnaissance et le prix des médicaments resteraient fédéraux. Si ce n'est pas mieux réglementé au niveau européen." Ainsi s'exprime un haut-fonctionnaire très influent en son nom personnel mais sous tutelle du ministre flamand de la Santé et du Bien-Être, Wouter Beke.

Vivre actuellement n'est pas facile pour les jeunes. Le pire de la pandémie semble être derrière nous, mais cette crise sanitaire a eu un impact considérable sur la vie quotidienne des jeunes. Et comme si cela ne suffisait pas, l'avenir semble incertain. Le changement climatique exige l'implication de tous, la crise en Ukraine et les tensions internationales suscitent de grandes inquiétudes, et la question de l'énergie nous place devant des choix essentiels. La complexité institutionnelle de notre pays complique encore davantage ces défis, avec le risque qu'un débat sur une nouvelle réforme de l'État ne nous détourne à nouveau des véritables enjeux de notre société.

Saisir la complexité de la situation en Ukraine n'est pas évident. La situation géopolitique ne peut pas se comprendre à l'aune de l'invasion russe le 24 février 2022. Il faut remonter à 2014 et à l'Euromaïdan, voire en 2004 et à la Révolution orange pour comprendre la réalité de ce pays indépendant depuis 1991, trente ans seulement, tiraillé entre l'Est et l'Ouest. Le système de santé ukrainien répond aux mêmes critères. Rejeton du communisme, il a subi de nombreuses transformations, dont une réforme majeure entamée à partir de 2016 pour se moderniser. Une modernisation qui ne se fait pas sans heurts car elle a bousculé un ordre établi dans le monde médical ukrainien. Cette réforme est de plus mise à mal par la guerre qui touche le pays actuellement.

Notre ministre des Affaires sociales a confié à la presse (lire jdM 2689) son intention de réduire et ensuite de supprimer les "suppléments" d'honoraires - des médecins, bien entendu. Il confirme ainsi une fois de plus les dispositions qu'il a fait inscrire dans la Déclaration gouvernementale.

Cartel, Absym et AADM, se plaignent dans une lettre adressée au Premier ministre, au ministre de la Santé publique et à la Secrétaire d'État au Budget, de ce que les méandres de l'administration freinent tout une série de dossiers. Les syndicats parlent de "manoeuvre dilatoire".

Fin juin, Jo De Cock a pris sa retraite après 26 ans à la tête de l'Inami. Sur notre site internet, vous avez déjà pu lire son analyse sur la transformation de l'Inami au cours du dernier quart de siècle, sa conviction que le modèle de concertation peut être maintenu, et son regard acéré sur l'évolution des soins de santé. Dans cette troisième partie de son interview-bilan, l'ancien patron de l'Inami partage son point de vue sur un certain nombre de sujets brûlants. La crise sanitaire prouve-t-elle la nécessité d'une nouvelle réforme de l'État? Comment faire face à la pression croissante que les médicaments innovants exercent sur les budgets de santé?

Le législateur désire manifestement abandonner le papier et faire transiter les échanges avec l'administration fiscale par la voie d'une plateforme électronique. Il a pour ce faire adopté une loi du 26 janvier 2021 par laquelle il instaure le principe de la communication électronique, la communication papier devenant l'exception. Nous vous dressons un bref aperçu de cette législation qui devrait bouleverser les rapports avec le fisc.

Vendredi dernier, le conseil des ministres a approuvé le projet d'AR prolongeant l'intervention financière temporaire dans les coûts des mesures de protection spécifiques et du matériel pour les dispensateurs de soins ambulatoires dans le cadre de la pandémie Covid-19 pour la période septembre-novembre 2020.

Depuis plus d'un an, le Covid-19 domine notre réalité quotidienne. Les expériences de ces derniers mois nous poussent à remettre certaines choses en question. ll s'agit presque d'une réflexion existentielle sur la manière dont nous envisageons le "monde d'après", en tant qu'individus et en tant que société. Cet exercice s'applique également à notre système de soins de santé. ll a bien résisté, il tient bon mais tout le monde s'accorde à dire qu'il faut préparer l'avenir.

La phase 1B de la vaccination arrive. L'État impose aux médecins de dresser des listes de patients à risques à partir de leur logiciel médical, dont la coopérative Medispring fait partie. Cette dernière estime que "l'approche proposée pose énormément de questions tant au niveau légal, déontologique que de la protection des données".

La première ligne carolorégienne se réunira demain 16h pour manifester contre la gestion du Covid-19 par l'État. " Compte tenu de l'immobilisme affligeant de l'État dans la gestion du Covid-19 et du manque de moyen matériel à disposition de la médecine générale il nous semble important de réagir ! ", indique la Fédération des associations des médecins généralistes de la région de Charleroi (FAGC).

Les années passent, les politiques passent, les ministres passent, les soignants restent ! Plusieurs enjeux les concernent en 2020 : notamment l'esanté, l'accréditation, l'indisponibilité des médicaments et la responsabilité sociale en santé.

Dans sa déclaration de politique 2019-2024 pour la Wallonie, la coalition "coquelicot" fixe onze priorités pour sa politique de santé. Le jdM a extrait de ces mesures les éléments qui concernent plus spécifiquement le corps médical.

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