Tout sur État

Notre ministre des Affaires sociales a confié à la presse (lire jdM 2689) son intention de réduire et ensuite de supprimer les "suppléments" d'honoraires - des médecins, bien entendu. Il confirme ainsi une fois de plus les dispositions qu'il a fait inscrire dans la Déclaration gouvernementale.

Cartel, Absym et AADM, se plaignent dans une lettre adressée au Premier ministre, au ministre de la Santé publique et à la Secrétaire d'État au Budget, de ce que les méandres de l'administration freinent tout une série de dossiers. Les syndicats parlent de "manoeuvre dilatoire".

Fin juin, Jo De Cock a pris sa retraite après 26 ans à la tête de l'Inami. Sur notre site internet, vous avez déjà pu lire son analyse sur la transformation de l'Inami au cours du dernier quart de siècle, sa conviction que le modèle de concertation peut être maintenu, et son regard acéré sur l'évolution des soins de santé. Dans cette troisième partie de son interview-bilan, l'ancien patron de l'Inami partage son point de vue sur un certain nombre de sujets brûlants. La crise sanitaire prouve-t-elle la nécessité d'une nouvelle réforme de l'État? Comment faire face à la pression croissante que les médicaments innovants exercent sur les budgets de santé?

Le législateur désire manifestement abandonner le papier et faire transiter les échanges avec l'administration fiscale par la voie d'une plateforme électronique. Il a pour ce faire adopté une loi du 26 janvier 2021 par laquelle il instaure le principe de la communication électronique, la communication papier devenant l'exception. Nous vous dressons un bref aperçu de cette législation qui devrait bouleverser les rapports avec le fisc.

Vendredi dernier, le conseil des ministres a approuvé le projet d'AR prolongeant l'intervention financière temporaire dans les coûts des mesures de protection spécifiques et du matériel pour les dispensateurs de soins ambulatoires dans le cadre de la pandémie Covid-19 pour la période septembre-novembre 2020.

Depuis plus d'un an, le Covid-19 domine notre réalité quotidienne. Les expériences de ces derniers mois nous poussent à remettre certaines choses en question. ll s'agit presque d'une réflexion existentielle sur la manière dont nous envisageons le "monde d'après", en tant qu'individus et en tant que société. Cet exercice s'applique également à notre système de soins de santé. ll a bien résisté, il tient bon mais tout le monde s'accorde à dire qu'il faut préparer l'avenir.

La phase 1B de la vaccination arrive. L'État impose aux médecins de dresser des listes de patients à risques à partir de leur logiciel médical, dont la coopérative Medispring fait partie. Cette dernière estime que "l'approche proposée pose énormément de questions tant au niveau légal, déontologique que de la protection des données".

La première ligne carolorégienne se réunira demain 16h pour manifester contre la gestion du Covid-19 par l'État. " Compte tenu de l'immobilisme affligeant de l'État dans la gestion du Covid-19 et du manque de moyen matériel à disposition de la médecine générale il nous semble important de réagir ! ", indique la Fédération des associations des médecins généralistes de la région de Charleroi (FAGC).

Les années passent, les politiques passent, les ministres passent, les soignants restent ! Plusieurs enjeux les concernent en 2020 : notamment l'esanté, l'accréditation, l'indisponibilité des médicaments et la responsabilité sociale en santé.

Dans sa déclaration de politique 2019-2024 pour la Wallonie, la coalition "coquelicot" fixe onze priorités pour sa politique de santé. Le jdM a extrait de ces mesures les éléments qui concernent plus spécifiquement le corps médical.

Valentina est atteinte du syndrome de Morquio, une maladie héréditaire rare qui entraîne des malformations sévères du squelette et un nanisme. BioMarin, fabricant de l'elosulfase alfa (Vimizim®), fournissait depuis mars 2018 le médicament à la jeune fille de cinq ans à titre gratuit. Depuis février, la firme a renoncé à ce geste. S'en est suivi un procès qui relance la question du remboursement des traitements de maladies rares.

La Plateforme de la 1ère ligne wallonne (PPLW) a publié ce jeudi un Mémorandum en vue des élections régionales, fédérales et européennes. Elle plaide pour un décloisonnement des métiers de santé, la lutte contre l'éparpillement des compétences, une meilleure représentativité de l'ambulatoire et une anticipation par rapport à une éventuelle 7e Réforme de l'Etat.

Spécialiste en biologie clinique, le Dr Nour De San se présente en Brabant wallon sur les Listes Destexhe. Elle a travaillé dans la recherche universitaire, puis sept ans chez GSK et un an à la direction de l'hôpital de Tivoli de La Louvière. Son engagement pour les Listes Destexhe est lié " au discours de vérité que porte ce nouveau parti " et au " courage qu'a eu le Dr Alain Destexhe de quitter le confort du Mouvement réformateur ".

Plusieurs réformes ont cours durant cette législation. Et nombreuses sont celles qui touchent directement le corps médical : l'arrêté royal 78, les réseaux hospitaliers, la garde de médecine générale...Mais la sixième réforme de l'État est sans doute celle dont on entend le plus parler, mais dont on connaît le moins les retombées. Pourtant, elle a pris vie au 1er janvier de cette année. Décryptage.

Dans la foulée de la sixième réforme de l'État, le fédéral s'est déchargé de l'exercice de toute une série de compétences au profit des entités fédérées. Dans le domaine des soins de santé, ce passage de flambeau est entré en vigueur le 1er juillet 2014 mais l'autorité fédérale - par le biais de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami)- a continué à en assurer la gestion administrative. À partir du 1er janvier 2019, les entités vont toutefois devoir assumer la gestion effective de l'ensemble des matières qu'elles ont été contraintes d'absorber.

Pour ses numéros d'été, le journal du Médecin se penche sur quatre pratiques de médecine générale, dans quatre pays différents, et même quatre continents différents. Au menu de ce tour du monde de la première ligne, le Canada, la Guinée, le Portugal et le Vietnam. Après une escale au Canada, direction le Vietnam. Un tout autre décor. Du médecin de famille canadien, on passe effectivement au médecin fonctionnaire de l'État.

Les généralistes de terrain posent des constats coups de poing. À Charleroi, par exemple, ils notent que leurs effectifs se réduisant, ils peinent à absorber les demandes en soins et refusent les nouveaux patients, qui se replient sur les urgences jusqu'à saturation. À Bruxelles, dans un récent " Livre noir de la santé mentale ", ils font observer qu'ils sont le déversoir de toutes les souffrances psychiques, de par le sousfinancement structurel de la première ligne de soins en santé mentale.

Tam tam, tout le monde en a parlé cette semaine. En un clip vidéo de 3 minutes 27 secondes1, c'est toute la politique du gouvernement Michel concernant les soins de santé et la sécurité sociale qui est critiquée par cette campagne. Parfois caricaturalement. Mais derrière la capsule se cache une note bien plus profonde, qui vient d'être mise en ligne2. Analyse avec l'un des auteurs de cette note, Michel Roland, président de Médecins du monde Belgique.