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La situation catastrophique des hôpitaux belges est due au choc inflationniste et au financement dual (BMF/honoraires des médecins) qui évolue avec un effet retard, a expliqué le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke à la présentation de l'étude MAHA. Mais il rappelle les nombreuses mesures de refinancement décidées pendant sa mandature. " Il gère. "

En dépit de toutes les mesures supplémentaires adoptées par les autorités, notamment pour soutenir le secteur pendant le covid, les hôpitaux généraux sont dans les difficultés jusqu'au cou. Le nombre d'hôpitaux qui tournent à perte ou se trouvent dans la zone de danger augmente.

En dépit de toutes les mesures supplémentaires adoptées par les autorités, notamment pour soutenir le secteur pendant le covid, les hôpitaux généraux sont dans les difficultés jusqu'au cou. Le nombre d'hôpitaux qui tournent à perte ou se trouvent dans la zone de danger augmente.

L'arrêté royal qui précise les modalités de prélèvement sur les honoraires médicaux (article 155 - Loi sur les hôpitaux) a été publié. Le résultat du travail mené depuis cinq ans est un bon compromis, estime le syndicat médical. Dans l'attente de la réforme de la nomenclature et du financement des hôpitaux.

L'AR modifiant l'article 155 de la Loi sur les hôpitaux est passé au Moniteur. Un bon compromis pour l'Absym qui, après avoir mené combat pendant cinq ans, se réjouit de cette clarification sur l'usage des frais.

La semaine dernière, la dénonciation éventuelle de l'accord médico-mut a fait couler beaucoup d'encre. La raison en était la loi votée autour de l'interdiction des suppléments pour les patients financièrement vulnérables. Bien que nous, en tant qu'ASGB/Cartel, n'ayons pas souscrit à cette dénonciation, cette question montre à quel point les suppléments sont sensibles tant auprès de l'opinion publique que des prestataires de soins de santé.

La semaine dernière, la dénonciation éventuelle de l'accord médico-mut a fait couler beaucoup d'encre. La raison en était la loi votée autour de l'interdiction des suppléments pour les patients financièrement vulnérables. Bien que nous, en tant qu'ASGB/Cartel, n'ayons pas souscrit à cette dénonciation, cette question montre à quel point les suppléments sont sensibles tant auprès de l'opinion publique que des prestataires de soins de santé.

La 56e édition du Cycle de perfectionnement en sciences hospitalières de l'UCLouvain était l'occasion d'aborder la réforme hospitalière. Le Pr Johan Kips, conseiller au cabinet du ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, est revenu sur les ambitions de la réforme, et surtout ses prochaines échéances.

En 2022, selon les estimations des économistes de Belfius, le résultat courant des hôpitaux généraux pourrait présenter une détérioration de 270 millions d'euros par rapport à 2021 sur l'ensemble de l'exercice. "Ce qui conduirait à un résultat courant déficitaire pour l'ensemble du secteur."

Pas encore de grandes annonces pour réformer le secteur hospitalier, mais le ministre de la Santé publique a présenté lors du récent congrès de l'Association belge des hôpitaux le fil rouge de sa politique hospitalière. En ligne de mire l'amélioration de l'accessibilité et la fin progressive des suppléments d'honoraires.

Le journal du Médecin a déjà abordé le 1er rapport triennal d'analyse financière des intercommunales wallonnes (lire jdM n°2687). Il révèle, à l'instar de l'étude Maha, que le secteur médico-social est très exposé aux risques financiers. Mais contrairement à l'étude Maha, les données sont ici publiques, ce qui permet de se pencher concrètement sur le cas de certaines intercommunales, de faire parler les chiffres et de tenter de comprendre où le bât blesse.

La Cour des comptes a livré en septembre une analyse financière portant sur les comptes 2017 à 2019 des intercommunales wallonnes. Elle révèle que le secteur du médico-social, en ce compris les hôpitaux, est parmi les plus exposés aux risques financiers. En conséquence, les pouvoirs locaux doivent palier les éventuels manques, avec des ressources financières que l'on sait de plus en plus limitées. Tenable sur le long terme?

La Direction générale de l'Inami souhaite restructurer la nomenclature dans un délai raisonnable dans l'optique d'une meilleure lisibilité, indique un document de travail signé par les Prs Leclercq et Pirson et présenté en médico-mut. " Cette structuration des libellés devrait permettre une tarification adaptée à la réalité du travail médical et des frais de fonctionnement et faciliter les comparaisons internationales. " Plus de transparence facilitera la distinction entre partie professionnelle médicale et frais de fonctionnement. L'objectif est également d'éviter le " lobbying médical ".

Le 19 juillet 2018, la loi relative au financement groupé des soins hospitaliers à basse variabilité a été promulguée. Elle a des implications majeures sur le financement des services de pédiatrie. Le problème principal pour les pédiatres réside dans l'APDRG 560 (accouchement par voie basse) de sévérité 1 ainsi que dans l'APDRG 540 (césarienne) de sévérité 1. Après des menaces de manifestation, une délégation a été reçue auprès de la ministre De Block mercredi. La ministre a promis de demander à l'Inami d'analyser les arguments des pédiatres.

Jean Hermesse, secrétaire général de l'Alliance nationale des mutualités chrétiennes, a quelque peu été surpris par la célérité avec laquelle le cabinet De Block a averti les organismes assureurs que, désormais, 25 millions d'euros, pris sur les frais d'administration des mutuelles, seraient répartis en fonction de l'investissement réel à réintégrer au travail les malades de longue durée. Toutefois, il souligne qu'il ne s'agit pas d'exclusions de malades comme on a pu l'entendre dans certains médias.

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