Tout sur MRS

Jeudi dernier, un dry run a été organisé dans quatre hôpitaux du pays pour tester la procédure de transport et de stockage pour la distribution du vaccin Pfizer/BioNtech, prévu à partir de janvier. Si la répétition générale s'est bien déroulée, certains détails doivent encore être peaufinés, à l'instar de la formation du personnel en MRS.

La surmortalité dans les maisons de repos et les maisons de repos et de soins (MR-MRS) est au coeur des questions des députés wallons rassemblés chaque semaine, depuis fin août, en Commission spéciale autour de la gestion du Covid-19. À la barre ces deux dernières semaines, Erika Vlieghe, présidente du GEES, Sophie Quoilin, chef du service épidémiologie de Sciensano et présidente du RAG (Risk Assessment Group), le virologue Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral ainsi que l'Aviq. À l'issue des échanges, il ressort que nombreuses leçons doivent être tirées de la crise quant à la gestion de la santé de nos aînés.

Mercredi dernier, le Conseil national de sécurité (CNS) a décidé d'autoriser, sous conditions, les visites d'un proche aux résidents des maisons de repos et des centres pour personnes handicapées afin de lutter contre la détresse psychologique générée par l'isolement. Une décision fortement critiquée et pour cause : le dépistage n'est pas encore terminé et les foyers d'infections demeurent. Des solutions alternatives se mettent toutefois en place.

Le Dr Michel Hanset, médecin coordinateur depuis 1999 et président de la commission " médecin coordinateur et conseiller en maison de repos" de la FAMGB, a expliqué les nouveaux enjeux de sa profession à l'occasion d'une soirée dédiée à ce sujet. Pour lui, l'arrêté royal de 2014 doit s'adapter à la réalité de terrain, et les médecins généralistes doivent s'investir davantage dans un domaine qui, qu'on le veuille ou non, est un secteur d'avenir. Toutefois, la collaboration entre médecin coordinateur et médecin traitant reste à inventer.

Après avoir été approuvé par les médecins et les mutuelles mercredi dernier à l'unanimité, l'accord médico-mutualiste pour 2021 a été approuvé au Comité de l'assurance et par le Conseil général de l'Inami ce lundi. " En cette période marquée par l'incertitude, les tarifs garantis chez le médecin 2021 sont une certitude très appréciable ", réagit le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke.