Tout sur MRS

Les employés des hôpitaux et MRS des catégories d'âge les plus jeunes (18-34 et 35-44 ans) représentent deux tiers du personnel non vacciné. Dans toutes les régions, la couverture vaccinale est plus élevée dans les hôpitaux que dans les MR/MRS. Le taux de couverture vaccinale du personnel des hôpitaux est plus élevé que celui de la population générale du même âge au niveau national, mais à égalité en Wallonie et à Bruxelles. La couverture vaccinale dans les MRS bruxelloises est proche de 70%. Très peu d'établissements francophones dépassent les 95% de couverture. La Flandre est en tête du taux de vaccination.

Le Comité consultatif de bioéthique de Belgique inventorie les explications de la mortalité "particulièrement élevée" constatée lors de la première vague Covid, quand tout manquait, masques, mesures d'isolement et même leadership - avec huit ministres de la santé, manifestement dépassés! Sans mener de procès - ce n'est pas leur rôle - , les sages formulent des recommandations qui pourraient empêcher une répétition de l'histoire lors d'une prochaine pandémie.

Jeudi dernier, un dry run a été organisé dans quatre hôpitaux du pays pour tester la procédure de transport et de stockage pour la distribution du vaccin Pfizer/BioNtech, prévu à partir de janvier. Si la répétition générale s'est bien déroulée, certains détails doivent encore être peaufinés, à l'instar de la formation du personnel en MRS.

La surmortalité dans les maisons de repos et les maisons de repos et de soins (MR-MRS) est au coeur des questions des députés wallons rassemblés chaque semaine, depuis fin août, en Commission spéciale autour de la gestion du Covid-19. À la barre ces deux dernières semaines, Erika Vlieghe, présidente du GEES, Sophie Quoilin, chef du service épidémiologie de Sciensano et présidente du RAG (Risk Assessment Group), le virologue Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral ainsi que l'Aviq. À l'issue des échanges, il ressort que nombreuses leçons doivent être tirées de la crise quant à la gestion de la santé de nos aînés.

Mercredi dernier, le Conseil national de sécurité (CNS) a décidé d'autoriser, sous conditions, les visites d'un proche aux résidents des maisons de repos et des centres pour personnes handicapées afin de lutter contre la détresse psychologique générée par l'isolement. Une décision fortement critiquée et pour cause : le dépistage n'est pas encore terminé et les foyers d'infections demeurent. Des solutions alternatives se mettent toutefois en place.

Le Dr Michel Hanset, médecin coordinateur depuis 1999 et président de la commission " médecin coordinateur et conseiller en maison de repos" de la FAMGB, a expliqué les nouveaux enjeux de sa profession à l'occasion d'une soirée dédiée à ce sujet. Pour lui, l'arrêté royal de 2014 doit s'adapter à la réalité de terrain, et les médecins généralistes doivent s'investir davantage dans un domaine qui, qu'on le veuille ou non, est un secteur d'avenir. Toutefois, la collaboration entre médecin coordinateur et médecin traitant reste à inventer.