Tout sur Carl Vanwelde

La confiance que les patients accordent à leur médecin de famille prescrit que celui-ci soit davantage impliqué dans la campagne de vaccination, estime Carl Vanwelde.

La mise en route d'un plan de vaccination ranime le débat sur l'obligation des mesures sanitaires visant à sauvegarder la santé de toute une population. Controverse parfois animée qui s'invite jusqu'au sein de nos cabinets médicaux.

J'ai été nourri de Ronsard, Villon et Verlaine, et aujourd'hui j'aime Soprano, ce rap tendre qui recrée le quotidien avec dix mots décrivant un moment serein... - "Je n'avais plus la force et l'envie d'aller faire ma guerre - je n'avais plus de souffle pour faire tourner la roue - jusqu'au jour où le destin vous a mis sur ma route - on a tous un jour eu ce moment de magie - un mot, un sourire, une histoire et l'espoir refleurit." - Soprano. A nos héros du quotidien.

Au lieu de vous demander: "De quoi telle personne est-elle malade? "demandez-vous plutôt: "Pourquoi telle maladie a-t-elle choisi telle personne? "La question que se posait William Osler m'est revenue, plus actuelle que jamais au fil des consultations de la semaine passée, marquée par une recrudescence d'infections au Coronavirus.

C'était dur, sans aucun doute, mais nous allions vers les beaux jours. Au jeu des dix erreurs, quelques détails qui font une sacrée différence entre le Covid de mars et sa version d'octobre.

Au lieu de vous demander : "De quoi telle personne est-elle malade ? "demandez-vous plutôt : "Pourquoi telle maladie a-t-elle choisi telle personne ? "La question que se posait William Osler m'est revenue, plus actuelle que jamais au fil des consultations de la semaine passée, marquée par une recrudescence d'infections au Coronavirus.

L'image de l'écureuil prévoyant, qui cache sous le sol une partie de ses provisions dans l'attente des mauvais jours est légendaire. Ce qui l'est moins est sa distraction qui lui fait oublier où il a enterré certains des glands ou des noisettes dont il a fait provision. Ce matin, en phase 4 du déconfinement, je suis comme l'écureuil qui cherche où il a caché ses trésors et qui déterre tant de choses en définitive, sauf celles qu'il cherche.

Elle était bossue, il était borgne. Jamais couple aussi désappareillé ne fut pourtant mieux assorti. Vingt ans les séparaient, elle était son aînée. Une vie commune sans passion ni romantisme, tissée de gestes affectueux qui permettent d'oublier qu'on est né sous le signe de pas de chance. Partager la même table l'aidait à ne pas boire et augmentait l'appétit de sa compagne. Deux fois l'an ils empruntaient l'autoroute de la mer pour quelques jours de vacances. Il ne distinguait plus que des silhouettes d'automobile, elle le guidait en évaluant les distances, signalant les bolides et déchiffrant les panneaux routiers.

Il y a loin et longtemps, j'eus l'occasion d'étrenner un baptême de l'air en ULM à la découverte du vignoble bordelais. J'en gardai le souvenir de la longue et soigneuse procédure précédent l'envol, motivée par la sécurité et le souci de ne pas hypothéquer la réussite d'une expérience unique par la survenue d'incidents techniques.

Un appel téléphonique interrompt la consultation d'un patient qui confie que sa femme le trompe : l'infirmière d'une maison de repos et de soins me demande une autorisation de contention chez une patiente qui chute. Le télescopage de ces deux récits de patients qui ne se sont jamais croisés m'interpelle. Deux histoires de vie au moment précis où leur destin bifurque se croisent dans le quotidien d'une journée banale de médecin de famille, ni plus lourde ni plus compliquée que cent autres journées similaires.

La création du réseau eHealth optimalisant la gestion du dossier médical et les échanges de données nous a enthousiasmés, et ce fut souligné à plusieurs reprises dans cette tribune. La confiance que lui a accordée le corps médical repose sur trois principes fondateurs : la confidentialité des données transmises dans un réseau crypté indépendant d'organismes privés, la maîtrise du dossier médical par le médecin, la protection de la vie privée du patient. Quelques évolutions récentes écornent néanmoins cette confiance, zones d'ombre à éclaircir qui nous ramènent à nos propres responsabilités en tant qu'utilisateurs.

Le journal du Médecin/Artsenkrant veulent grâce à cette enquête évaluer la consommation ou parfois l'abus de substances psychoactives par les professionnels des soins de santé. En 2021, ce thème reste malheureusement difficile à aborder, en raison de la honte et de la stigmatisation.