Tout sur Carl Vanwelde

La vie d'un médecin est tissée de moments uniques, où la normalité n'existe pas. Leur irruption dans notre pratique nous bouscule.

Et si la véritable première ligne, c'était eux? Ces acteurs modestes d'une médecine trop ignorée, peu considérés et néanmoins indispensables: les pharmaciens.

Ferons-nous face à une neuvième vague avant Noël, comme des informations de presse françaises semblent l'indiquer, préconisant le retour des attitudes défensives, le boost vaccinal à grande échelle, l'évitement des réunions de masse, bref, un retour au monde pas si ancien qui a plombé les festivités de fin d'année 2020 et 2021? Pas si simple, car ce monde a changé.

Notre chroniqueur Carl Vanwelde revient sur l'incertitude consubstantielle au métier de médecin, a fortiori de première ligne et surtout en début de carrière lorsqu'on est bardé de certitudes.

Notre chroniqueur Carl Vanwelde revient sur l'incertitude consubstantielle au métier de médecin, a fortiori de première ligne et surtout en début de carrière lorsqu'on est bardé de certitudes.

Qu'en fait-on? On les garde ou on les jette? La cohorte des patients intraçables, échappant à tout suivi, hors-contrôle, pour lesquels le terme de médecin traitant paraît usurpé tant les contacts sont rares. Ils ne sont pourtant pas préservés de facteurs de risque, mais ...

Carl Vanwelde estime qu'en taxant la médecine générale solo de "vestige d'un passé révolu" et "leur disparition une bonne évolution", le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, a "désespéré Billancourt", comme disait Jean-Paul Sarte.

Carl Vanwelde estime qu'en taxant la médecine générale solo de "vestige d'un passé révolu" et "leur disparition une bonne évolution", le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, a "désespéré Billancourt", comme disait Jean-Paul Sarte.

Au moment où nos experts annoncent un tassement du Covid-19 dans nos régions, passant du stade pandémique à une endémie plus simple à gérer, compatible avec une vie sociétale normalisée, un retour sur un passé pas si lointain pose de bonnes questions.

Il est des chiffres qui donnent le tournis, tellement démesurés qu'ils en perdent toute signification: le patrimoine de 277 milliards d'euros d'Elon Musk, l'amende de 1,7 milliard infligée à Ford pour dédommager les proches d'un couple victime d'un accident de la route, la coquette somme de 98.000 euros déboursée pour assister au dernier match de Serena Williams à l'US Open, ou encore les 80.000 euros nécessaires pour passer une nuit dans la Suite royale de l'hôtel Président Wilson à Genève. On peut allonger sans fin ces sommes qui n'ont d'autre fonction que la mesure de la folie d'un monde. Elles ne nous concernent pas.

Le Dr Carl Vanwelde a publié durant des années des Visites buissonnières dans notre journal pour le plus grand plaisir de nos lecteurs. Ces tranches d'humanité ont été regroupées par les éditions Weyrich dans des Carnets buissonniers illustrés par Michèle Corbisier.

Pour reprendre Boris Vian "l'histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre." On racontera ce jour une histoire de masques, qui au pays de James Ensor, ne sauraient être que merveilleux. Au départ d'une demande de certificat

Les Carnets buissonniers de Carl Vanwelde permettent de découvrir une galerie de portraits brossés par un médecin généraliste bienveillant, fin observateur de ses contemporains.

Le concept Klara Continuo - succession de morceau musicaux choisis sans interruption par des annonces, commentaires et autres bulletins d'infos ou de radioguidage - est-il reproductible dans nos pratiques médicales? Pas sûr.

Bébé pleure, et les parents angoissent. Faute de bénéficier des conseils avisés d'une nounou ou d'un ouvrage de référence comme en connurent les générations précédentes - l'incollable J'élève mon enfant de Laurence Pernoud - reste le recours aux applis. Tout bénéfice? Pas sûr

Arrivée au terme d'un long déclin, elle a fini son voyage, "quittant son corps comme on quitte un bateau(1)." Dans la rue retentissent les rires des gosses travestis pour Halloween, représentation carnavalesque d'une mort qu'on nargue. Étrange confrontation entre ce décès que j'accompagne et le monde qui est le mien.

Il en garde la mémoire, Rocco, de la poursuite haletante dans la zone après avoir fracassé la vitre d'un abribus. Où qu'il aille, les sirènes et la lueur blafarde des gyrophares le traquaient. Tiré de sa cache, menotté et emmené au commissariat, il y finit la nuit. C'était jadis, il avait 16 ans, et depuis n'avait plus rien connu de la sorte.

On s'y attendait, c'est là. L'année 2020 et ses contraintes sanitaires drastiques nous avait protégés des viroses banales, des gastroentérites, des infections de gorge, de nez et autres bronchiolites. Cela ne pouvait durer.

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