Tout sur Pfizer

Les généralistes wallons peuvent désormais vacciner dans leur cabinet. Il a fallu attendre presque trois mois pour que les médecins de famille wallons bénéficient de la même autorisation que leurs confrères bruxellois. Une bonne nouvelle pour les patients concernés, mais sur le terrain ce n'est pas si simple.

Au moment où se généralise l'extension d'un pass sanitaire donnant accès aux événements culturels et sportifs, expositions, réunions en grand nombre afin de rendre à la société civile l'impression d'un retour progressif à la vie normale, on ne peut que s'interroger sur la pertinence de cette mesure.

Les médecins généralistes de la Région bruxelloise pourront vacciner leurs patients en cabinet dès cette semaine. Une initiative qui répond à une demande exprimée de longue date en médecine générale. Pour la région, il s'agit d'un moyen supplémentaire pour atteindre des populations plus difficiles d'accès. Le point avec le Dr Pierre-Louis Deudon, médecin généraliste pour l'administration de la Commission communautaire commune (Cocom).

Frank Vandenbroucke a répondu longuement à une kyrielle de questions parlementaires en Commission Santé publique de la Chambre sur l'avers et le revers de la campagne vaccinale Covid-19 dans notre pays. Il estime que la Belgique et les entités fédérées peuvent s'enorgueillir de leur action jusqu'à présent.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé l'approbation de lignes supplémentaires de production et de conditionnement du sérum anti-Covid-19 de Pfizer sur le site de Puurs (province d'Anvers), peut-on lire mardi sur son site internet. Cela devrait avoir un "impact significatif et immédiat" sur l'approvisionnement du vaccin dans l'Union européenne, selon l'EMA.

Si Moderna et Pfizer répondent aux attentes de la Task force Vaccination, on ne peut pas en dire autant de leurs concurrents. Le vaccin de Janssen (J&J) est depuis la semaine dernière limité aux personnes de plus de 40 ans. Si la vaccination continue à domicile et pour les publics vulnérables, son approvisionnement fait défaut. L'objectif de vacciner 70% de la population sera donc retardé de deux à cinq semaines. Le vaccin AstraZeneca (AZ) n'a quant à lui plus la cote puisque les entités fédérées ont décidé de s'en passer d'ici la fin de l'été.

Si Moderna et Pfizer répondent aux attentes de la Task force Vaccination, on ne peut pas en dire autant de leurs concurrents. Le vaccin de Janssen (J&J) est depuis la semaine dernière limité aux personnes de plus de 40 ans. Si la vaccination continue à domicile et pour les publics vulnérables, son approvisionnement fait défaut. L'objectif de vacciner 70% de la population sera donc retardé de deux à cinq semaines. Le vaccin AstraZeneca (AZ) n'a quant à lui plus la cote puisque les entités fédérées ont décidé de s'en passer d'ici la fin de l'été.

Alors que les autorités belges viennent de décider de réduire l'intervalle entre les deux doses du vaccin AstraZeneca, une étude livre de nouvelles indications qu'un délai plus long permet justement d'obtenir de meilleurs résultats. Elle s'est intéressée au vaccin Pfizer, dont les deux doses sont en principe administrées à 21 jours d'intervalle.

Le Conseil supérieur de la santé (CSS) recommande de vacciner rapidement tous les adolescents de 16 à 17 ans avec comorbidité(s). Les autres jeunes de cette catégorie doivent être vaccinés "selon les modalités prévues par la Taskforce pour la population générale", sachant que plus on descend dans les tranches d'âge, plus le bénéfice individuel de la vaccination est faible.

Le PDG du laboratoire américain Pfizer, Albert Bourla, a déclaré jeudi qu'il n'était "pas du tout" favorable à la proposition américaine d'une levée des brevets de vaccins anti-Covid, estimant dans un entretien à l'AFP qu'il fallait plutôt accroître la production des sites existants. Un vaccin basé sur la technologie inédite de l'ARN messager, comme celui mis au point par Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, suppose un processus "très long" et une "expertise technique" pointue pour mettre sur pied un site de fabrication, explique Albert Bourla.

La semaine dernière, la Chili atteignait son objectif avec deux semaines d'avance sur le programme d'immunisation fixé par le gouvernement. Plus de cinq millions de Chiliens ont reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19. Le pays se positionne ainsi au 5e rang mondial dans les doses administrées de vaccins anti-Covid pour 100 habitants, après Israël, les Émirats arabes, le Royaume-Uni et les États-Unis, selon les statistiques de l'université d'Oxford. Mais parallèlement, le nombre de cas de Covid et d'hospitalisations est en augmentation.

Ce n'est un secret pour personne : la Belgique et une bonne partie des pays de l'Union européenne traînent les pieds : le calendrier de vaccinations covid-19 est trop lent. En tout, au 28/02, 1,231 millions de doses de trois vaccins ont été délivrées aux entités fédérées. Au 2/03, seulement 495.090 personnes ont reçu une première injection de vaccin, ce qui équivaut à 5,4% de la population totale. C'est pourquoi Frank Vandenbroucke a posé trois questions au Conseil supérieur de la Santé pour accélérer le processus. Réponse : oui, l'Astra Zeneca peut être inoculé aux 55+. Non, une seule dose de Pfizer ou de Moderna ne semble pas vraiment recommandée et non : administrer la 2ème dose du vaccin Pfizer/Biontech après 42 jours au lieu de 21 n'est pas vraiment recommandé non plus. L'espoir réside dans le vaccin d'Astra Zeneca et de J&J dès avril.

Les retards de livraison de vaccins et la diminution des quantités de doses de vaccin livrées obligent la Cocom à réduire le rythme de la vaccination dans les hôpitaux bruxellois. "Tous les projets d'approvisionnement en vaccins des hôpitaux et l'ouverture progressive des centres de vaccination bruxellois sont en cours de révision pour coller au mieux à cette réalité de terrain."

Qui est concerné par le risque de réaction anaphylactique? Quel corrélat de protection est induit par la vaccination? Quel est l'impact de la vaccination sur la transmission? Les vaccins seront-ils actifs contre les variants? Des éléments de réponse ont été donnés lors du symposium Saint-Valentin1, entièrement consacré à la vaccination contre le Sars-CoV-2.