Tout sur KCE

250.000 euros, ça fait combien ?

L'idée de plafonner les revenus (professionnels s'entend) des médecins à 250.000 euros suscite bien des réactions, probablement aussi chez tous ceux qui ne gagnent pas cela. Passons sur l'aspect pratique de ce plafonnement pour un indépendant : devra-t-il travailler gratuitement quand il aura atteint son maximum ou prendra-t-il congé ?

Qualité de vie : le KCE va interroger 1.000 personnes sur un échantillon de 10.000

10.000 personnes ont été tirées au sort à partir du Registre national pour constituer un échantillon représentatif de la population belge. On leur demandera dans quelle mesure des problèmes de santé tels que des difficultés à se déplacer ou le fait de ne plus pouvoir faire sa toilette ou s'habiller seul(e) pèseraient-ils sur la manière dont elles perçoivent leur bien-être. C'est à ce type de questions que va tenter de répondre la grande enquête KCE qui démarre cette semaine.

Pourquoi un médecin dans un service d'urgence hospitalière ne fait pas de médecine générale

L' argumentation que je développe dans ces lignes a pris forme au fil de discussions avec des médecins urgentistes qui déclaraient, avec un petit clin d'oeil qui se voulait complice pour certains, un peu plus condescendant pour d'autres : "ce jour, je n'ai fait que de la médecine générale... des grippes, des nez bouchés, ...". J'ai par là même tenté de comprendre pourquoi, au fond de moi-même, je n'avais pas l'impression de faire mon métier habituel de médecin généraliste lors de consultation au poste de garde de "médecine générale" ou en visite pour le même service obligatoire à la communauté, en cette période de réorganisation profonde de ce service.

Ne dites plus EBM, dites EBP !

L'Evidence-Based Medicine a vécu, elle laisse à présent la place à l'Evidence-Based Practice. Quoi de plus normal après tout, puisque les médecins ne sont pas les seuls à se doter de règles de bonne pratique. Les autres professions de santé - infirmiers, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, sages-femmes, logopèdes, etc. ­- s'occupent tout aussi activement de se doter de guidelines et de former leurs futurs collègues à leur utilisation. C'est donc l'élaboration d'un Programme national " EBP " et non " EBM " que la ministre a demandé au KCE. Un Programme qui réunira les représentants des différentes professions de santé dans des projets communs de développement de guides de pratique clinique multidisciplinaires cohérents, dont ils auront choisi eux-mêmes les thèmes prioritaires.

Le virage de l'ambulatoire et le surréalisme à la Belge

Le virage vers l'ambulatoire est actuellement un dérapage non contrôlé. Le financement des hôpitaux nous empêche de développer l'ambulatoire. Les hôpitaux sont pénalisés, voient le nombre des journées justifiées, diminuer.

Les implants 3D à surveiller

Selon le Centre fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE), il n'y a aucune preuve convaincante que les implants imprimés en 3D soient aussi efficaces ou aussi sûrs que des produits "classiques".

Stop à la déshumanisation des soins

"Le ministère de la Santé est à l'initiative d'un faisceau convergent de mesures qui détruisent et vont détruire toujours davantage un art du soin et de l'écoute que beaucoup nous envient", estime une quinzaine de psychologues, orthopédagogues, psychiatres et pédopsychiatre (moi-même) francophones et néerlandophones. Ils signent une carte blanche.

Fin de vie : mieux vaut donner ses directives anticipativement au médecin

Qu'entend-on par des soins de fin de vie "appropriés" dans notre pays ? Comment se fait-il que certaines personnes reçoivent des soins "inappropriés" et comment peut-on l'éviter ? En collaboration avec des chercheurs de l'UCL et de l'UAntwerpen, le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) a analysé les publications belges et a lancé une vaste étude (dont une enquête) impliquant des prestataires de soins, des patients, des proches, et des bénévoles. Pour les patients en fin de vie, il est vital de faire connaître ses souhaits à l'avance.

Le KCE et les Pays-Bas investissent ensemble 6 millions dans des études cliniques

Le KCE et son homologue néerlandais ZonMw (Nederlandse organisatie voor gezondheidsonderzoek en zorginnovatie) ont signé le 30 novembre un accord d'investissement conjoint de 6 millions d'euros pour la réalisation d'études cliniques comparatives et axées sur la pratique (c'est-à-dire qu'elles sont réalisées dans des conditions comparables à celles d'une pratique quotidienne), selon un communiqué du KCE publié vendredi.

Maux de dos : le KCE propose un "itinéraire" de soins

" Devant l'hétérogénéité des approches existantes pour les douleurs lombaires et radiculaires, nous avons développé un itinéraire de soins très complet ", précise le KCE. " Cet itinéraire de soins permet de définir, pour un patient donné et en fonction du type et de la durée de sa douleur, les examens à effectuer et les traitements à proposer pour progresser de la façon la plus cohérente possible. "

Les défibrillateurs sont-ils vraiment utiles ?

Le KCE a voulu chiffrer l'efficacité et le rapport coût-efficacité des défibrillateurs externes automatiques (DEA) belges. Mission impossible en raison du manque de données chiffrées. Actuellement, ces appareils permettent de sauver 6 à 28 vies par an. C'est peu

Pas assez de médecins dans les prisons

Le KCE propose, outre le transfert de la compétence des soins aux détenus vers la Santé publique, l'engagement de prestataires de soins supplémentaires et une approche multidisciplinaire dans les prisons.

Evidence-Based Practice: les MG contournés

Patients/consommateurs, vieillissement, médicaments contre le cancer très onéreux, maladies graves, multipathologies... Les autorités font face à de nouvelles priorités, qui les poussent à trouver des solutions pour garder les soins de santé financièrement accessibles.

Le plan EBP de Maggie De Block, un plus pour les patients ?

Des milliers de nouveaux articles médicaux paraissent chaque jour. Impossible de les lire avec l'esprit critique nécessaire, même si l'on s'en tient à une seule spécialité médicale. Voilà pourquoi les prestataires de soins consultent les recommandations de bonne pratique clinique, sortes de "résumés" critiques des connaissances les plus récentes, validées par les experts et actualisées au moins tous les cinq ans. Un plus pour le patient, à condition que les prestataires utilisent vraiment l'outil.

Jan De Maeseneer a toujours été rouge

Le Pr De Maeseneer rappelle le fil qui a guidé sa pensée pendant sa carrière politique, un fil qu'il était inutile de rappeler qu'il était rouge. Il axe ses propositions sur deux idées phares : salarier les médecins, au moins en hôpital et fixer leur revenu à 9.500 euros nets par mois, soit 30.000 euros bruts pour l'hôpital !

Le collège de médecine générale inquiet par rapport à la prescription rationnelle

Le Collège de médecine générale (CMG) s'inquiète des dernières orientations décidées par la ministre De Block " qui tendent à fragiliser l'indépendance d'institutions dont le rôle est précisément de donner une information scientifique indépendante et permettre une prescription rationnelle des médicaments en première ligne de soins ".

Les patients siègeront toujours au KCE

Les organisations représentatives des patients seront toujours représentées au sein du conseil d'administration de l'actuel Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE), et ce même après la création de la nouvelle plateforme Sciensano, a indiqué mercredi la ministre de la Santé publique, Maggie De Block. La plateforme répond à un audit basé sur les préceptes de l'OMS.

Le KCE prône des soins de santé plus scientifiques et cohérents

L'EBM fait son chemin depuis quelques années maintenant. Des recommandations de bonnes pratiques sont développées pour tenir les professionnels de soins de santé au courant des évolutions scientifiques, mais il n'y a pas de cohérence dans la manière dont ce travail est effectué et financé, estime le KCE, sans dénigrer la qualité de ce travail. Maggie De Block souhaite optimaliser ce processus grâce à un plan fédéral, et c'est le KCE qui est à la manoeuvre. Le rapport publié jeudi porte sur la première partie des travaux préparatoires, à savoir le choix de la structure de gouvernance la plus appropriée pour pouvoir aligner le travail de tous les acteurs déjà présents sur le terrain.