Tout sur KCE

"Toute l'architecture du système mis en oeuvre, ses finalités et son modèle, sont conçus pour réaliser pratiquement un scénario déjà écrit. Les marges d'initiative laissée à chacun des groupes concernés sont excessivement faibles, et même nulles si elles ne se raccrochent pas à la vision établie."

"Toute l'architecture du système mis en oeuvre, ses finalités et son modèle, sont conçus pour réaliser pratiquement un scénario déjà écrit. Les marges d'initiative laissée à chacun des groupes concernés sont excessivement faibles, et même nulles si elles ne se raccrochent pas à la vision établie."

Selon la définition utilisée, 5 à 15% de la population souffre du syndrome du colon irritable (SCI). Gastro-entérologues et diététiciens de l'UZ Leuven ont développé une application pour aider ces patients à composer un régime qui soulage leurs troubles digestifs. Les résultats d'une étude réalisée en première ligne sont à ce titre positivement surprenants.

"En raison de préjugés et de considérations administratives désuètes qui distinguent encore la santé physique de la santé mentale, les personnes atteintes de maladies mentales telles que la schizophrénie, les troubles psychotiques, les troubles bipolaires ou la dépression grave décèdent beaucoup plus précocement et ont un accès plus difficile aux soins de santé que la population générale", constate le KCE (Centre fédéral d'expertise) dans un récent rapport. Et de proposer dans la foulée une série de recommandations. Voici les questions fréquemment posées, sur base du rapport:

En Belgique, environ 1% de la population a déjà subi une intervention de chirurgie bariatrique. Or, de nombreux patients développent des carences aux conséquences parfois sévères. Lesquelles? Comment les prévenir et les corriger?

Dans "La pandémie, l'anthropocène et le bien commun"1, Benjamin Coriat son auteur, défend l'idée que l'extractivisme2 est à la base de la destruction de la planète et de la création des zoonoses. Selon lui, la pandémie est la fille naturelle de l'anthropocène et le Covid-19 marque le début d'une nouvelle ère, celle des pandémies. Face à ce constat, l'auteur questionne différentes postures et développe l'importance de préserver le bien commun.

La pandémie Covid a mis sous pression de manière considérable les hôpitaux belges, une première fois à partir de mars 2020 et une seconde fois en novembre 2020 (seconde vague épidémique). C'est pourquoi, en phase avec les recommandations de l'OMS, le KCE (Centre fédéral d'expertise des soins de santé), à la demande de la Cellule d'appui scientifique universitaire (Casu) et du Collège de médecine générale (CMG), a validé et adapté un arbre décisionnel élaboré par la Outbreak Support Team de Liège (OST-Liège) permettant aux MG de prendre en main une partie des patients Covid en ambulatoire. L'Agence des médicaments et des produits de santé (AFMPS) a également participé à la validation.

La pandémie de Covid-19 a accéléré la digitalisation de la médecine. Malgré tout, pour les médecins généralistes, ce changement d'ère ne se passe pas toujours aussi simplement que prévu. Le KCE a identifié les facteurs susceptibles de faciliter l'adoption des services eSanté1. Trois éléments ressortent du rapport: améliorer l'interopérabilité ; sensibiliser, former et soutenir financièrement les médecins, mais aussi - et c'est plus inattendu - davantage les impliquer dans la conception et le développement des services dont ils seront finalement les principaux utilisateurs.

Le Collège de médecine générale (CMG) et le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) ont mis au point un arbre décisionnel en collaboration avec la SSMG, Domus Medica et l'AFMPS. Il permet la prise en charge intensifiée à domicile des patients atteints de Covid-19 dans un contexte de saturation des hôpitaux belges.

La pandémie de Covid-19 a accéléré la digitalisation de la médecine. Malgré tout, pour les médecins généralistes, ce changement d'ère ne se passe pas toujours aussi simplement que prévu. Le KCE a identifié les facteurs susceptibles de faciliter l'adoption des services eSanté1. Trois éléments ressortent du rapport : améliorer l'interopérabilité; sensibiliser, former et soutenir financièrement les médecins, mais aussi - et c'est plus inattendu - davantage les impliquer dans la conception et le développement des services dont ils seront finalement les principaux utilisateurs.

C'est sans doute l'accord médico-mut qui a été signé dans les plus étranges circonstances pour des dispensateurs de soins à cran face à la plus grande crise pandémique depuis 1918. Et l'argent qui ne tombe plus des arbres...

Le Centre fédéral d'expertise des soins recommande de maintenir le comité Hospital & Transport Surge Capacity (HTSC) en tant qu'organe de crise permanent et d'y inclure des représentants du terrain (médecins, infirmiers).

Malgré une série de protections sociales - remboursements proprement dits, tiers-payant, maximum à facturer, bénéficiaires de l'intervention majorée voire inscription dans une maison médicale -, l'accès aux soins de santé belges reste inéquitable. Les reports ou renoncement de soins sont légion. Certains patients font face à des dépenses de santé "catastrophiques" (qui empiètent grandement sur le revenu global du ménage). Le système de protection contre le manque d'accès aux soins doit donc être amélioré. Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) fait une série de recommandations à l'attention du ministre de la Santé, de l'Inami, des chercheurs et "tous les acteurs concernés".

Le Centre fédéral d'expertise, dans son dernier rapport, constate que, malgré les garde-fous mis en place - tiers-payant, maximum à facturer, statut BIM -, l'accès financier à notre système de soins de santé demeure encore trop inéquitable. Il fait une série de recommandations au ministre de la Santé, à l'Inami et aux acteurs du système pour que les 33 milliards d'euros annuels consacrés à la santé en Belgique oublient encore moins de patients précaires. Un rapport qui tombe à pic pour Noël.

L'idée de plafonner les revenus (professionnels s'entend) des médecins à 250.000 euros suscite bien des réactions, probablement aussi chez tous ceux qui ne gagnent pas cela. Passons sur l'aspect pratique de ce plafonnement pour un indépendant : devra-t-il travailler gratuitement quand il aura atteint son maximum ou prendra-t-il congé ?

10.000 personnes ont été tirées au sort à partir du Registre national pour constituer un échantillon représentatif de la population belge. On leur demandera dans quelle mesure des problèmes de santé tels que des difficultés à se déplacer ou le fait de ne plus pouvoir faire sa toilette ou s'habiller seul(e) pèseraient-ils sur la manière dont elles perçoivent leur bien-être. C'est à ce type de questions que va tenter de répondre la grande enquête KCE qui démarre cette semaine.

L' argumentation que je développe dans ces lignes a pris forme au fil de discussions avec des médecins urgentistes qui déclaraient, avec un petit clin d'oeil qui se voulait complice pour certains, un peu plus condescendant pour d'autres : "ce jour, je n'ai fait que de la médecine générale... des grippes, des nez bouchés, ...". J'ai par là même tenté de comprendre pourquoi, au fond de moi-même, je n'avais pas l'impression de faire mon métier habituel de médecin généraliste lors de consultation au poste de garde de "médecine générale" ou en visite pour le même service obligatoire à la communauté, en cette période de réorganisation profonde de ce service.

L'Evidence-Based Medicine a vécu, elle laisse à présent la place à l'Evidence-Based Practice. Quoi de plus normal après tout, puisque les médecins ne sont pas les seuls à se doter de règles de bonne pratique. Les autres professions de santé - infirmiers, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, sages-femmes, logopèdes, etc. ­- s'occupent tout aussi activement de se doter de guidelines et de former leurs futurs collègues à leur utilisation. C'est donc l'élaboration d'un Programme national " EBP " et non " EBM " que la ministre a demandé au KCE. Un Programme qui réunira les représentants des différentes professions de santé dans des projets communs de développement de guides de pratique clinique multidisciplinaires cohérents, dont ils auront choisi eux-mêmes les thèmes prioritaires.

Le virage vers l'ambulatoire est actuellement un dérapage non contrôlé. Le financement des hôpitaux nous empêche de développer l'ambulatoire. Les hôpitaux sont pénalisés, voient le nombre des journées justifiées, diminuer.