Tout sur GBO

À la demande de l'Inami et du CHU de Namur, le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) a étudié l'impact des consultations vidéo sur la santé des patients atteints de maladies (somatiques) chroniques. Résultat : le KCE estime que " l'essor de la télémédecine semble désormais inéluctable ". Il rejoint les syndicats dans leur demande de pérennisation de l'utilisation de la technologie. La balle est désormais dans le camp du Groupe de travail télémédecine de l'Inami.

La dernière Médicomut, le 8 juin dernier, a été l'occasion de se pencher sur de nombreux dossiers laissés en suspens pendant la crise sanitaire. Au menu, les frais supplémentaires liés au Covid-19, la prime de pratique intégrée et surtout la téléconsultation.

Les médecins généralistes peuvent s'enorgueillir d'avoir pris l'initiative rapidement contre la pandémie via, certes des structures existantes, mais opérationnelles. Ce sont eux qui sont à l'origine des centres de tri. Les cercles de MG ont également retrouvé leur légitimité aux yeux des autorités de santé publique. Les MG ont largement contribué à éviter des goulets d'étranglement dans les hôpitaux. Mais il manque un plan d'urgence pandémique global en Belgique inspiré de la chose militaire... Tirerons-nous les leçons de la pandémie ? Rien n'est moins sûr alors que se profile une crise économique et sociale profonde.

La dernière Médicomut, le 8 juin dernier, a été l'occasion de se pencher sur de nombreux dossiers laissés en suspens pendant la crise sanitaire. Au menu, les frais supplémentaires liés au Covid-19, la prime de pratique intégrée et surtout la téléconsultation.

Jean-Noël Godin, directeur du GBO (qui s'exprime ici à titre personnel) évalue notre système sanitaire à l'aune de la crise pandémique historique que nous connaissons. Au menu : vision à court terme, éparpillement des compétences de santé, menace de confédéralisme et salaires trop bas. Le Covid-19 sera-t-il disruptif pour notre mode actuel de gouvernance belge ? , se demande-t-il.

Le président du GBO, Paul De Munck, félicite les médecins généralistes, la 1ère ligne en général et le Collège de médecine générale pour leur créativité dans cette guerre sanitaire contre le Covid-19. Mais il rappelle le manque criant d'armes pour le faire, et notamment l'extravagante pénurie de masques FFP2 et/ou chirurgicaux et de tests. De ce fait, les MG et soignants restent vulnérables face à la contagion des patients asymptomatiques potentiels et dans les centres de tri. Pour les patients guéris, il propose une ligne 1,5 entre la 1ère Ligne et la 2e Ligne hospitalière.

Le Groupement belge des omnipraticiens (GBO), qui représente majoritairement les MG francophones, a travaillé à un nouveau site internet pour s'adapter aux nouveaux outils de communication et le mettre en conformité avec le RGPD.

Samedi dernier s'est terminée la période de transition de trois mois pour se familiariser avec le nouveau modèle de prescription. Néanmoins, sur le terrain, de nombreuses questions subsistent. Quid si des prescriptions antérieures au 1er février sous l'ancien modèle? Sont-elles toujours valables? Quid si l'on ne peut faire autrement qu'utiliser un ancien modèle aujourd'hui? Le journal du Médecin a tenté de démêler l'écheveau.

Le GBO, qui rappelle être " le syndicat majoritaire auprès des MG wallons et bruxellois ", a rédigé un mémorandum à l'attention des présidents des partis francophones. 5 priorités : organisation de la permanence des soins, revalorisation de la médecine générale au sein d'une première ligne forte et centrale, formation d'un nombre suffisant de médecins généralistes dans une approche centrée sur la dimension pédagogique, " dossier médical global informatisé partagé unique " (DMGIPU) et, enfin, juste rémunération des médecins en fonction d'une charge de travail acceptable et gérable.

C'est vers 3 heures du matin que les partenaires sociaux, médecins et mutuelles, ont signé un accord médico-mut. Les divergences de vue notamment entre syndicats médicaux n'est pas étrangère à la longueur des pourparlers. Ce alors qu'on désespère d'avoir un nouveau gouvernement et sans connaître les grandes orientations en santé publique en 2020. Outre l'indexation des honoraires (1,95%) et la norme de croissance légale garanties (1,5%), on observe quelques avancées comme le renforcement de l'organisation de la garde de médecine générale et celui du Dossier médical global, des pédiatres qui voient leurs honoraires "bondir" de 4,75%.

Mercredi, au moment du bouclage de ce numéro, Paul De Munck, président du GBO (Cartel) estimait du devoir des médecins de signer un accord médico-mut lors de la " réunion de la dernière chance " de mercredi soir. Mais conditionner l'accord au règlement du dossier des postes médicaux de garde n'était pas dans les intentions du GBO, contrairement à l'Absym.

" Les relations de travail entre les médecins généralistes et les pharmaciens sont capitales car ces deux prestataires de soins sont les points de contact les plus fréquents pour les patients ", soulignent les deux organisations. " Mieux collaborer entre professionnels de la santé génère des gains d'efficience. Le patient en tire bien sûr profit essentiellement en termes de qualité des soins. "

" Les relations de travail entre les médecins généralistes et les pharmaciens sont capitales car ces deux prestataires de soins sont les points de contact les plus fréquents pour les patients ", soulignent les deux organisations. " Mieux collaborer entre professionnels de la santé génère des gains d'efficience. Le patient en tire bien sûr profit essentiellement en termes de qualité des soins. "

Maggie De Block a dû déposer ce vendredi en conseil des ministres une proposition de budget 2020 pour les soins de santé " à l'équilibre grâce notamment à des économies dans le secteur pharmaceutique ". " Les prestataires de soins recevront l'indexation à laquelle ils ont droit et nous ne transmettons pas de dettes au prochain gouvernement ", a précisé Maggie De Block, ministre de la Santé publique en affaires courantes. L'Absym, tout en restant prudente, accueille cette proposition positivement. Le GBO est beaucoup plus circonspect. Le 2 décembre, le Comité de l'assurance devrait se pencher sur la proposition gouvernementale.

Fait relativement rare : le Conseil général de l'Inami n'a pas approuvé ce lundi la proposition budgétaire du Comité de l'assurance, votée en choeur, il y a 15 jours, par les médecins et les mutuelles. Par rapport aux 21 membres du CG, il a manqué une voix sur les 11 nécessaires, le gouvernement s'abstenant car la proposition " ne met pas suffisamment le patient au centre des priorités ". Les réactions outrées des prestataires et des mutuelles ont fusé : camouflet, hypocrisie et irresponsabilité.

Par un samedi radieux, une soixantaine de jeunes généralistes sont venus se former à l'invitation de la Société scientifique de médecine générale (SSMG) et de la SSM-J, en collaboration avec le Collège de la médecine générale et du jdM. Des jeunes curieux de discuter avec des confrères et experts dans des domaines allant des perturbateurs endocriniens au syndicalisme médical en passant par la responsabilité sociale en santé.

Le sujet est à la mode, " plus de moyens " est le mot qu'on entend sur toutes les lèvres. Si cela ne se justifie pas pour tous, il y a des thèmes et des domaines où les besoins sont bien réels, et cela même au-delà des besoins dans les soins ou dans la rétribution de l'activité clinique.

Cette année, notre concours d'été est consacré à l'art. En partenariat avec ART-Gallery.be, nous vous présenterons quatre oeuvres, les 2, 9 juillet, 20 et 27 août. Chaque semaine, vous pourrez participer au concours en répondant aux questions pour gagner un an de location d'une de ces oeuvres. Vous avez jusqu'au 15 septembre pour répondre aux questions.