Tout sur GBO

"Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", aurait paraphrasé Jean Yanne. Les syndicats sont satisfaits de l'accord, tout comme, naturellement, les ministres de tutelle. Seuls les étudiants francophones pestent contre l'accord.

La garde de semaine et les coopérations fonctionnelles sont sur la table de négociation au sein de la médico-mut et du SPF Santé publique. Les textes actuellement déposés ne sont pas au goût des médecins généralistes, faute à un manque de financement, notamment. Heureusement, le terrain pourra prochainement se faire entendre.

Jacques de Toeuf souligne à quel point le report des élections médicales est purement politique pour permettre à AADM, le syndicat essentiellement flamand, qui partage l'approche sanitaire de Frank Vandenbroucke, de rencontrer les critères d'éligibilité. De Toeuf regrette également le "à-quoi-bonisme" des médecins-électeurs de moins en moins nombreux.

La Chambre a approuvé la semaine dernière en séance plénière, un projet de loi du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke visant à reporter d'un an les élections médicales et à les organiser désormais tous les cinq ans. Les prochaines élections médicales auront lieu en 2023. Ce qui déplaît au président du GBO.

Nous relations récemment (jdM n°2704) des échanges de courrier entre GBO et Service d'évaluation et de contrôle médicaux (SECM) à propos de MG attestant d'honoraires d'urgence en raison notamment de leur logiciel. Un MG précise que son courrier adressé au SECM, où il explique être injustement considéré comme outlier, est resté sans réponse pour le moment.

Beaucoup de médecins généralistes du GBO ont été surpris de recevoir de la part du Service d'évaluation et de contrôle médicaux de l'Inami (SECM) un courrier considéré comme "inapproprié dans sa tonalité", leur indiquant qu'ils avaient "surconsommé" des honoraires d'urgence. Il s'agissait en réalité d'outliers, comme l'a précisé le SECM dans un courrier au syndicat de généralistes.

D'aucuns se plaisent à affirmer que "le GBO se montre obsédé par ce que l'on nomme pudiquement la "multidisciplinarité"", celle-ci étant pour eux synonyme de la "marginalisation du médecin généraliste à la périphérie d'une nébuleuse de professionnels des soins de santé où les médecins généralistes perdront tout pouvoir de décision.". Non, le GBO/Cartel ne s'enferme pas dans un corporatisme dépassé.

Dans une lettre ouverte adressée le 19 janvier au ministre de la Santé, le GBO/Cartel souligne qu'un très grand nombre de médecins s'interrogent sur les codes actuels et les futures modifications qui seront apportées aux codes de téléconsultation. Le syndicat médical avance une série de propositions concrètes permettant d'utiliser au mieux les vidéo et phono-consultations et de limiter les abus constatés.

Le président du GBO revient sur les acquis de l'accord médico-mut mais aussi sur les incertitudes nombreuses qui l'entourent: DMG étendu à d'autres classes d'âge, suppression de l'interdiction du tiers-payant et financement des gardes de semaine ainsi que la consultation à 30 euros font partie des grands acquis. L'absence d'indexation et les incertitudes notamment sur le financement des assistants de pratique font partie du revers de la médaille. Mais on ne peut pas tout avoir, rappelle ce vieux loup du syndicalisme.

Dans une lettre ouverte adressée ce 19 janvier au ministre de la Santé, le GBO/Cartel souligne qu'un très grand nombre de médecins s'interrogent sur les codes actuels et les futures modifications qui seront apportées aux codes de téléconsultation. Le syndicat médical avance une série de propositions concrètes permettant d'utiliser au mieux les vidéo et phono-consultations et de limiter les abus constatés.

D'aucun se plaisent à affirmer que " le GBO se montre obsédé par ce que l'on nomme pudiquement la "multidisciplinarité" ", celle-ci étant pour eux synonyme de la " marginalisation du médecin généraliste à la périphérie d'une nébuleuse de professionnels des soins de santé où les médecins généralistes perdront tout pouvoir de décision. ". Non, le GBO/Cartel ne s'enferme pas dans un corporatisme dépassé.

Les discussions musclées, principalement visibles sur Twitter ce week-end, sur la vaccination contre le Covid-19 par les pharmaciens rappellent que l'Absym et le GBO défendent tous les deux une vision assez différente du rôle du médecin (lire LienVaccination Covid-19 par les pharmaciens: l'Absym pas en phase avec le Cartel/AADM/Lien).

Les ministres de la Santé du pays ont décidé lors de la dernière CIM Santé de définir une nouvelle stratégie de dépistage, privilégiant un seul test après un contact à haut risque pour les vaccinés (lire en Une). L'objectif de cette mesure est de réduire la pression sur les MG, mais cette piste doit encore être améliorée.

Domus Medica (la structure faîtière des généralistes flamands) a envoyé le 26 octobre aux autorités flamandes une lettre co-signée par une vingtaine d'organismes du secteur de la santé pour leur faire part de leur grande préoccupation face aux premiers signes annonciateurs d'une quatrième vague.

"Nous avons tenu deux ans, durant toute la pandémie, nous n'allons pas arrêter maintenant, mais de nombreux généralistes sont sous pression. Les autorités s'en rendent-elles bien compte?", interpelle Paul De Munck, président du GBO. Il revient pour le jdM sur plusieurs dossiers chauds du moment qui participent à l'épuisement des médecins de famille.

Le directeur du GBO, présent en séance, a appelé, lors du débat, à ce que la Commission de planification francophone soit plus "réaliste" que la Commission fédérale et travaille en bonne intelligence avec le Fédéral et la Communauté flamande.