Tout sur GBO

Depuis le début de la pandémie - il y a un an! - les autorités et de nombreux prestataires ont le nez dans le guidon, obligés d'avancer pour se battre contre le coronavirus en prenant des bonnes et des mauvaises décisions. Heureusement, il est encore possible de trouver un peu de temps pour réfléchir à l'avenir de notre système des soins de santé, hors Covid. C'est ce que l'Inami a proposé lundi soir. Un défi ambitieux: octroyer, dans le cadre du budget, des moyens aux objectifs de soins de santé.

L'Absym (rejointe par le GBO) a recommandé la semaine dernière de modifier le calendrier de vaccinations covid par groupe à risques pour un calendrier par groupes d'âge qui n'aurait que des avantages, selon le syndicat. Frank Vandenbroucke affirme que le choix de vacciner en priorité les personnes présentant des comorbidités entre 18 et 64 ans, après le groupe des plus de 65 ans, a été fait par la Conférence interministérielle Santé publique et que les médecins sont impliqués via la médico-mut.

Le rapport des déplacements de dépenses de l'Inami face à la pandémie Covid-19 détaille les ressources redirigées pour assurer la continuité des soins: un soutien financier de deux milliards d'euros aux hôpitaux, l'augmentation ponctuelle de 20 euros du DMG et la consultation à distance.

Super-DMG, élargissement de la téléconsultation, revalorisation de la garde MG et des visites en MRS, revalorisation des jeunes MG en attente d'agrément: telles sont les doléances du GBO en vue de la signature d'un accord médico-mut.

Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, a annoncé la semaine dernière des moyens supplémentaires pour les hôpitaux, les médecins généralistes et la santé mentale. Une initiative saluée par les syndicats médicaux même si toutes leurs demandes n'ont pas été accordées.

Alors qu'une coalition Vivaldi-Avanti à sept se dessine vaille que vaille pour la formation d'un gouvernement de plein exercice début octobre, le GBO (Groupement belge des omnipraticiens) envoie une " Note au monde politique francophone : la vision du GBO pour une nouvelle politique de santé en dix points ". Le but à atteindre est fidèle au credo du syndicat de médecins généralistes francophones : " Parvenir aux meilleurs soins, accessibles à tous, au meilleur endroit, par le prestataire le plus adéquat, au moment le plus opportun et au juste prix. "

Alors qu'une coalition Vivaldi-Avanti à 7 (PS-spa-MR-Open-VLD-Ecolo-Groen-CD&V) se dessine vaille que vaille pour la formation d'un gouvernement fédéral de plein exercice, le GBO envoie une " Note au monde politique francophone : la vision du GBO pour une nouvelle politique de santé en 10 points ". Le but à atteindre est fidèle au credo du syndicat de médecins généralistes francophones : " Parvenir aux meilleurs soins, accessibles à tous, au meilleur endroit, par le prestataire le plus adéquat, au moment le plus opportun et au juste prix ".

À la demande de l'Inami et du CHU de Namur, le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) a étudié l'impact des consultations vidéo sur la santé des patients atteints de maladies (somatiques) chroniques. Résultat : le KCE estime que " l'essor de la télémédecine semble désormais inéluctable ". Il rejoint les syndicats dans leur demande de pérennisation de l'utilisation de la technologie. La balle est désormais dans le camp du Groupe de travail télémédecine de l'Inami.

La dernière Médicomut, le 8 juin dernier, a été l'occasion de se pencher sur de nombreux dossiers laissés en suspens pendant la crise sanitaire. Au menu, les frais supplémentaires liés au Covid-19, la prime de pratique intégrée et surtout la téléconsultation.

Les médecins généralistes peuvent s'enorgueillir d'avoir pris l'initiative rapidement contre la pandémie via, certes des structures existantes, mais opérationnelles. Ce sont eux qui sont à l'origine des centres de tri. Les cercles de MG ont également retrouvé leur légitimité aux yeux des autorités de santé publique. Les MG ont largement contribué à éviter des goulets d'étranglement dans les hôpitaux. Mais il manque un plan d'urgence pandémique global en Belgique inspiré de la chose militaire... Tirerons-nous les leçons de la pandémie ? Rien n'est moins sûr alors que se profile une crise économique et sociale profonde.

La dernière Médicomut, le 8 juin dernier, a été l'occasion de se pencher sur de nombreux dossiers laissés en suspens pendant la crise sanitaire. Au menu, les frais supplémentaires liés au Covid-19, la prime de pratique intégrée et surtout la téléconsultation.