Tout sur EMA

Si l'EMA conclut prudemment qu'il pourrait exister un lien entre l'administration du vaccin Covid d'AstraZeneca et les manifestations thrombotiques rares observées chez certains sujets vaccinés, l'hématologue allemand Andreas Greinacher est nettement plus catégorique: dès le 28 mars, il a prépublié un article où il introduit la notion de vaccine induced prothrombotic immune thrombocytopenia (Vipit).

En se basant sur les avis scientifiques récents, les ministres belges de la Santé ont décidé de remplacer l'AstraZeneca par d'autres vaccins pour les personnes âgées de 18 à 55 ans ; pour les personnes de 56 ans et plus, tous les vaccins continueront d'être administrés. La campagne de vaccination va être adaptée. Les personnes concernées ne doivent rien faire.

En se basant sur les avis scientifiques récents, les ministres belges de la Santé ont décidé de remplacer l'AstraZeneca par d'autres vaccins pour les personnes âgées de 18 à 55 ans ; pour les personnes de 56 ans et plus, tous les vaccins continueront à être administrés. La campagne vaccinale va être adaptée. Les personnes concernées ne doivent rien faire.

Après l'annonce de l'Autriche et du Danemark de ne plus recourir au vaccin AstraZeneca, l'Islande et la Norvège ont emboîté le pas. Ont rapidement suivi l'Italie, puis l'Allemagne, les Pays-Bas, la France, l'Espagne... Bref, toute l'Europe occidentale. En Angleterre, par contre - ce n'est guère politiquement surprenant - le gouvernement juge le vaccin "sûr et efficace ". Un jugement que partage la Belgique, ce qui place le pays en porte-à-faux par rapport à ses partenaires européens.

Astracadabrantesque, AstrazeneChaos... Faites vos jeux! Le vaccin AstraZeneca n'en finit pas de faire parler de lui. Après des retards de livraisons conséquents la semaine dernière, ce sont les phénomènes thrombo-emboliques qui effrayent les gouvernements. Tous les pays voisins ont décidé de ne plus recourir au vaccin de la firme suédo-britannique, au moins jusqu'à un positionnement ferme de l'Agence européenne des médicaments (EMA) sur le sujet, attendu pour aujourd'hui. La Belgique, elle, fait cavalier seul. Un pari indispensable pour ne pas entraver la campagne de vaccination?

Les femmes enceintes, souhaitant devenir enceinte ou en période d'allaitement peuvent-elles être vaccinées en toute sécurité contre le Covid-19 ? Et si oui, est-ce souhaitable ? Le Conseil supérieur de la santé (CSS) s'est penché sur la question. La réponse est très nuancée, puisque les données spécifiques manquent à l'appel. Ce sera du cas par cas.

La Commission européenne a accordé lundi soir son autorisation de mise sur le marché conditionnelle pour le vaccin Pfizer-BioNTech, suivant ainsi la recommandation formulée par l'Agence européenne des médicaments plus tôt dans la journée. En Belgique, quatre maisons de repos recevront le vaccin le 28 décembre.

Le Bahreïn, l'Urkaine, le Canada, le Royaume-Uni et depuis vendredi, les États-Unis ont autorisé l'administration du vaccin à ARN messager de Pfizer/BioNtech. En Europe, l'Agence européenne des médicaments, l'EMA, remettra son avis au plus tard le 29 décembre.

Nos huit ministres de la Santé et le Commissaire Corona ont souscrit ce mercredi à la procédure d'achat européenne pour se procurer deux millions de doses du vaccin Moderna. Ils ont également avancé sur la stratégie de vaccination qui devrait être présentée demain.

Le commissaire européen Vytenis Andriukaitis a semblé particulièrement irrité mercredi par le recours de l'Italie contre le choix d'Amsterdam en tant que futur siège de l'Agence européenne du médicament (EMA), actuellement situé à Londres. "La Commission européenne ne fait pas partie du débat électoral italien. Une décision du Conseil a été prise et bien sûr nous la suivrons", a-t-il précisé. La Belgique avait un temps espéré que le choix se porte sur Bruxelles.