Tout sur AFMPS

A côté des tests PCR, étalon-or du dépistage, il existe des dizaines de tests antigènes rapides commerciaux sur le marché. Tous ne sont pas fiables mais, pour les patients symptomatiques, certains le sont presque autant que les PCR. Le point avec la Task Force Testing, organe consultatif qui vise une politique de tests cohérente aux niveaux fédéral et entités fédérées.

Des patients à domicile ne peuvent actuellement pas bénéficier d'oxygène en raison d'une forte tension sur l'approvisionnement. Le Collège de médecine générale invite à " rationaliser, ne pas stocker et sevrer les patients à temps " !

Le baromètre corona qui aurait dû servir de guide pour permettre à la population de connaître quasi en temps réel l'état de l'épidémie et à quelles mesures elle doit s'attendre est enterré par le gouvernement, annonce le quotidien Le Soir, dans son édition de mardi.

La pénurie s'est installée malgré les millions de doses officiellement livrées. De nombreux patients prioritaires n'ont pas obtenu leur vaccin, malgré son importance potentiellement vitale, surtout en cas de double infection avec le Covid. L'approche " séquentielle " de l'Agence fédérale du médicament est mise en échec.

" Si je devais qualifier la période que nous venons de vivre en un mot, ce serait 'adaptation' : à tous niveaux, médical, infirmier, logistique, pharmaceutique, on a dû s'adapter pour survivre ", estime Didier Maesen, pharmacien en chef au CHU Sart Tilman à Liège.

L'Inami rembourse désormais deux types de tests : moléculaires (PCR) et antigènes. Le remboursement des tests sérologiques (détection d'anticorps) attendra quant à lui la publication prochaine de l'arrêté royal contenant les conditions de remboursement au Moniteur belge. Les montants incluent tous les frais liés au test, et pour rappel, il n'y a aucune part à charge du patient.

Une cinquantaine de laboratoires de biologie clinique agréés auraient pu réaliser 200.000 tests PCR s'ils en avaient eu l'autorisation. " Quel aurait été l'impact de l'utilisation de ces 200.000 tests de dépistage dans les MRS sur le bilan total de mortalité ? ", interpelle le Pr Frédéric Cotton, chef du service de chimie médicale du laboratoire hospitalier universitaire de Bruxelles (LHUB-ULB).

Une cinquantaine de laboratoires de biologie clinique agréés auraient pu réaliser 200.000 tests PCR s'ils en avaient eu l'autorisation. "Quel aurait été l'impact de l'utilisation de ces 200.000 tests de dépistage dans les MRS sur le bilan total de mortalité?", interpelle le Pr Frédéric Cotton, chef du service de chimie médicale du laboratoire hospitalier universitaire de Bruxelles (LHUB-ULB).

Le Monde des spécialistes (partenaire de l'ASGB et du GBO au sein du Cartel) a pris l'initiative de rencontrer l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) pour discuter des polémiques relatives au testing du Covid-19 et rendre compte de la complexité et de la réalité des processus.

Le Monde des spécialistes (partenaire de l'ASGB et du GBO au sein du Cartel) a pris l'initiative de rencontrer l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) pour discuter des polémiques relatives au testing du Covid-19 et rendre compte de la complexité et de la réalité des processus.

Les autorités demandent aux hôpitaux de remplir rapidement un questionnaire pour pouvoir vérifier si les directives relatives au report ou à l'annulation des activités non essentielles ont bien été respectées. Une demande qui est ressentie comme injustifiée par des médecins de terrain.

Covid-19 - Une course contre la montre a commencé pour mettre au point un vaccin contre le Covid-19. Plus de 50 candidats vaccins sont à l'étude actuellement. Nous avons demandé au Pr et Pierre Van Damme, épidémiologiste et vaccinologue de l'université d'Anvers, de nous détailler les étapes qui précéderont l'utilisation massive d'un vaccin et d'évaluer le temps nécessaire à la mise en place de cette solution.

" Au début de la pandémie de COVID-19, il y a eu un effet de commande excessive de médicaments en prévision du pire de certains acteurs hospitaliers. Il est alors rapidement apparu que la demande journalière en termes principalement de médicaments indispensables aux soins intensifs était supérieure à l'offre de médicaments disponibles sur le marché belge ", expliquent les deux organisations. Une meilleure communication de l'AFMPS sur les efforts consentis pour se procurer des médicaments, parfois sans autorisation de mise sur le marché, contribue à rassurer le syndicat médical. La collaboration se poursuivra pour éviter les malentendus et les déclarations parfois intempestives dans la presse grand public.

Valérie Victoor, secrétaire général de santhea, constate que de nombreux hôpitaux doivent faire appel au système D et aux bonnes volontés pour s'équiper en matériel de protection et en médicaments. Elle regrette que la task force "pénurie " n'écoute pas les acteurs de terrain.

Synergie amenée à se multiplier à l'avenir : l'Inami, le SPF Santé publique et l'AFMPS se sont associés avec les hôpitaux pour les auditer, pour cette première fois en ce qui concerne les opérations bariatriques. Le rapport d'audit révèle " de nettes différences entre les établissements ". Il " formule des recommandations pour améliorer la qualité des soins aux patients tout en utilisant mieux les moyens financiers disponibles ". Aucune sanction n'est prévue. L'audit doit servir à améliorer les pratiques futures.

En matière de maladies rares et/ou qui nécessitent des traitements très coûteux, le Fonds spécial de solidarité, doté d'un budget tournant autour de 4,5 millions d'euros, intervient pour des patients dans le besoin après décision du Collège des médecins directeurs. Si ce budget peut paraître modeste, il rend néanmoins des services à plus de 500 patients incapables d'engager des dépenses qui peuvent atteindre 150.000 euros par an. Le Collège est néanmoins confronté à pas mal de difficultés portant sur la fixation des prix, la médecine par les preuves et le fait d'éviter d'interférer avec la procédure classique via la Commission de remboursement.