Présentées dans le cadre du récent congrès virtuel HIVR4P (HIV Research for Prévention), deux études internationales réunissant plus de 4500 volontaires sur quatre continents ont apporté la preuve que des perfusions, tous les deux mois, d'un anticorps neutralisant à large spectre, VRC01 en l'occurrence, permettent de neutraliser certaines souches du virus mais, seul, il ne fait pas le job.

De nouvelles données intermédiaires d'un essai de phase 2a évaluant l'innocuité, la tolérance et la pharmacocinétique de l'islatravir administré par voie orale une fois par mois dans le cadre de la PrEP démontrent que cette nouvelle molécule atteint bien, voire dépasse largement, le seuil pharmacocinétique d'efficacité prédéfini pour la PrEP aux deux doses étudiées de 60mg et 120 mg.

Après la FDA, l'EMA autorise, à son tour, la mise sur le marché européen de la toute première formulation du dolutégravir en comprimés dispersibles dosés à 5mg et destinée exclusivement à la prise en charge du VIH chez les enfants de plus de 4 semaines et pesant au moins 3 kg.

Si de nombreuses études ont clairement établi que les personnes vivant avec le VIH présentent un risque majoré de présenter des événements thrombo-emboliques veineux que les personnes non infectées, on en ignore toujours le taux de récidive. A cette question importante pour l'évaluation de la durée du traitement anticoagulant, une équipe du Centre Medical Universitaire de Rotterdam apporte une intéressante réponse via une étude menée auprès des participants à la cohorte nationale ATHENA.

Une étude de cohorte chinoise examine les caractéristiques ainsi que les taux de suppression virale parmi différentes populations de patients vivant avec le VIH et conclu qu'il demeure des challenges thérapeutiques importants concernant certains groupes de patients particulièrement difficiles à traiter et surtout à maintenir au long cours dans les parcours de soins.

Des chercheurs ont identifié de multiples corrélations entre les traits des individus et les génomes de leurs partenaires, et ont conclu qu'au moins un quart de ces associations étaient en partie causales, l'ADN d'une personne ayant des effets indirects sur la santé ou le mode de vie du conjoint.

Une étude, qui analyse différents paramètres physiologiques de nourrissons nés à terme après une césarienne élective, montre qu'intégrer le " peau à peau " avec le père dans le protocole peut apporter de grands bénéfices à l'enfant. Le rythme cardiaque et la capacité d'éveil sont notamment stimulés par ce contact charnel.

Une étude allemande révèle que les activités physiques simples du quotidien, celles que l'on effectue sans même y penser, comme monter les escaliers par exemple, améliorent considérablement le bien-être, en particulier chez les personnes sensibles aux troubles psychiatriques. Cette amélioration passe par le cortex cingulaire sous-génital.

La mélatonine produite dans les poumons agit comme une barrière de défense contre le SARS-CoV-2, selon une étude brésilienne. Une administration nasale de cette hormone, en gouttes ou en spray, pourrait permettre d'éviter ou de freiner le développement de la Covid-19 chez les patients pré-symptomatiques. L'indice de mélatonine pourrait également prédire quels patients ne développeront pas de symptômes après une infection au SARS-CoV-2.