Tout sur Pays-Bas

C'est l'idée sur la table en Slovaquie, mais aussi aux Pays-Bas. Nos voisins du nord envisagent de desserrer la vis du confinement pour les individus présentant un test rapide négatif pour le coronavirus. Pendant 48 heures, les Néerlandais testés négatifs jouiraient alors d'une plus grande liberté et pourraient ainsi se rendre au travail, profiter d'un repas au restaurant ou d'une pièce de théâtre. Les tests rapides doivent cependant être disponibles en quantités suffisantes.

La consommation voire parfois l'abus de substances psychoactives parmi les professionnels de la santé demeure en 2021 un sujet épineux. En dépit de campagnes publiques de longue haleine qui soulignent l'importance de l'ouverture et de la transparence lorsqu'il est question de (difficultés de) santé mentale dans la population générale, cet aspect reste problématique dans le secteur médical.

Fallait-il rouvrir les écoles entre le congé de Toussaint et les vacances de Noël? Les avis sont partagés. Lors de la première vague et le premier confinement, la peur pour la santé de nos petits et aussi l'influence de la France nous avaient poussés à interrompre longuement les cours en présentiel, au grand dam de la Flandre, plus à l'écoute des Pays-Bas généralement.

Malgré le manque de traitements et de stratégies préventives, les Européens et Nord-américains souffrent de moins en moins de démence. Une conclusion qui appelle d'autres études pour mieux comprendre ce phénomène.

Dans certains pays, l'incidence du cancer du poumon est plus forte chez les femmes que chez les hommes, alors que celles-ci ne fument pas plus. Les femmes seraient-elles plus sensibles à cette maladie ?

Bien que nous sachions depuis 70 ans que fumer provoque le cancer du poumon, cette question demeure un immense problème de santé. Nous sommes toujours confrontés au défi consistant, d'une part, à éviter que les jeunes ne commencent à fumer et, d'autre part, à aider les fumeurs à arrêter. Le Pr Dr Kristiaan Nackaerts et Sven Van Lommel, respectivement pneumologue et tabacologue à l'UZ Leuven, font le point sur la situation.

Un minuscule virus, invisible à l'oeil nu, nous plonge dans la tourmente et nous fait perdre le nord. L'homme n'aime pas l'incertitude. Impossible de dire quand et comment nous allons être quittes de cette menace. Nous acceptons, parfois difficilement, les atteintes à nos libertés et ce, dans la perspective non seulement de nous protéger mais aussi de protéger les autres. Devons-nous pour autant renoncer aux droits et libertés que nous avons acquis en 2002 par l'adoption de ces trois lois fondamentales en droit médical relatives aux droits du patient, aux soins palliatifs et à l'euthanasie ? Certainement pas. Encore faut-il leur donner un sens dans cette crise.

Mardi dernier, la Commission Santé publique fédérale tenait une première audition sur l'état des soins de santé mentale en temps de Covid-19. Une demande du groupe de réflexion Mentalwijs (Mentalement sage), mis en place par le sociologue Peter Kraewinkels et l'économiste de la santé Lieven Annemans. Tous les participants à l'audition ont souligné le manque de financement du secteur de la santé mentale et son importance pour l'après Covid-19.

Jean-Noël Godin, directeur du Groupement belge des Omnipraticiens (qui s'exprime à titre personnel) évalue notre système sanitaire à l'aune de la crise pandémique historique que nous connaissons. Au menu : vision à court terme, éparpillement des compétences de santé, menace de confédéralisme et salaires trop bas.

Un nouveau rapport de l'Agence européenne des drogues avertit que l'usage de l'amphétamine, la cocaïne, l'ecstasy et la méthamphétamine sont en forte hausse en Belgique. La méthode employée est la plus neutre possible : elle consiste à analyser les eaux usées dans 68 villes européennes.

La question peut paraître saugrenue. Pourtant, l'excrétion fécale du SARS-CoV-2 ne fait guère de doute et il a effectivement été retrouvé dans les eaux usées aux Pays-Bas. De nombreux chercheurs considèrent qu'une surveillance de ces eaux serait un bon moyen pour estimer le nombre total d'infections dans une communauté et pour détecter les signes avant-coureurs d'un éventuel retour du coronavirus après la sortie du confinement.

CORONAVIRUS Le temps est à la récup' ces jours-ci, dans l'espoir d'en finir au plus vite avec la pandémie. On ressort même le vaccin contre la tuberculose. Loin d'être un médicament miracle a priori, il pourrait toutefois, selon les chercheurs, offrir un réel soutien.

" La crise du coronavirus va frapper durement notre communauté. Il y a la crainte d'être infecté soi-même. Ce sont des conditions de travail inhabituelles et, enfin et surtout, il y a les décisions éthiques que les prestataires de soins de santé doivent prendre au cours d'une telle épidémie. ". Ainsi s'exprime le Pr Geert Meyfroidt, président de la Société belge de médecine intensive (SIZ) et lui-même intensiviste à l'UZ Leuven. La SIZ propose un texte consultatif.

À l'issue d'une longue délibération, ce 31 janvier 2020, le jury a prononcé l'acquittement des trois médecins devant répondre, comme auteur ou coauteur, du crime d'empoisonnement ayant causé la mort. Ils risquaient des peines qui allaient de trois ans d'emprisonnement avec sursis dans l'hypothèse de circonstances atténuantes à la réclusion à perpétuité. Certes, le médecin ayant pratiqué l'euthanasie a été acquitté au bénéfice du doute.

Un grand nombre de politiciens - surtout au nord du pays - considèrent que le procès devant la Cour d'assises de Gand est l'occasion d'exiger une évaluation de la législation sur l'euthanasie. Plus de sept médecins sur dix partagent cette opinion.

Le Pr JeanLuc Belche, pour le consortium de recherche COMING (ULiège département de médecine générale et UCL faculté de Santé Publique), médecin généraliste et chargé de cours, fait un plaidoyer en faveur " d'une autre histoire de la collaboration médecin-infirmier en 1ère ligne de soins ".

Le Pr JeanLuc Belche, pour le consortium de recherche COMING (ULiège département de médecine générale et UCL faculté de Santé Publique), médecin généraliste et chargé de cours fait un plaidoyer en faveur " d'une autre histoire de la collaboration médecin-infirmier en 1ère ligne de soins ".

Le journal du Médecin/Artsenkrant veulent grâce à cette enquête évaluer la consommation ou parfois l'abus de substances psychoactives par les professionnels des soins de santé. En 2021, ce thème reste malheureusement difficile à aborder, en raison de la honte et de la stigmatisation.