Tout sur BPCO

Si la morphine représente une option précieuse dans le traitement de la dyspnée chez le patient palliatif, les études révèlent qu'un grand nombre de médecins hésitent encore à y avoir recours en temps utile. Il existe pourtant des recommandations bien tranchées pour le traitement de la dyspnée en phase palliative. Le point avec le Pr Johan Menten (membre de l'équipe de Radiothérapie-Oncologie et coordinateur des soins palliatifs à l'UZ Leuven).

Une étude de faisabilité randomisée et contrôlée montre qu'en trois mois, l'application d'autogestion MyCOPD a permis de diminuer de moitié les exacerbations de la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) chez des patients britanniques.

Lors de la première vague de Covid-19, les pneumologues du CHU de Liège ont craint de voir leurs patients atteints de bronchopathie obstructive affluer en masse avec de graves infections au Sras-CoV-2. Dans les faits, leurs constats s'avèrent plutôt rassurants.

Les patients souffrant de bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO et atteints de Covid-19 risquent plus souvent que d'autres de faire une pneumonie gravissime. Une capacité pulmonaire réduite et une expression plus forte du récepteur ACE-2 dans les voies aériennes inférieures en sont probablement la cause.

Une étude de Solidaris menée sur ses affiliés révèle qu'en terme de surmortalité, les personnes âgées, les BIM et les patients diabétiques ont été proportionnellement plus touchés par le coronavirus. Bruxelles paie un plus lourd tribut ainsi que les villes plus densément peuplées. Le virus suit donc une sorte de logique implacable pour les plus précaires d'entre nous. Solidaris appelle le gouvernement à tenir compte de ces différences dans la lutte contre la pandémie.

MALADIES RARES " Un simple test sanguin s'impose pour détecter le déficit en alpha-1-antitrypsine chez tout patient souffrant d'une atteinte grave du tissu pulmonaire ", explique le Prof. Wim Janssens, du service de pneumologie de l'UZ Leuven.

Parmi les nombreuses comorbidités qu'on observe chez les patients atteints de BPCO, mentionnons également les troubles de la déglutition. Il est important de les détecter, car ils peuvent altérer la qualité de vie et entraîner des complications.

BPCO Étant donné que les patients souffrant de BPCO forment un groupe hétérogène, on tente actuellement de subdiviser cette population en différents phénotypes. Le nombre de phénotypes pourrait augmenter à l'avenir. Un récent article de synthèse paru dans le Journal of Thoracic Disease fait le point sur la question.

La méthode diagnostique de référence pour la BPCO reste la spirométrie chez un patient qui est ou a été fumeur, et qui souffre de plaintes chroniques de toux et/ou de production de mucus et/ou d'essoufflement. Mais le CT-scan thoracique joue un rôle de plus en plus important, comment l'explique le Pr Guy Brusselle (UZ Gent).

Selon les dernières données disponibles de l'OMS, la BPCO fait toujours partie du top cinq dans le classement mondial des causes de mortalité. Une constance qui peut donner l'impression que peu de progrès ont été faits et que les efforts de recherche sont vains. Une impression que ne partage absolument pas le professeur Renaud Louis, chef du service de pneumologie-allergologie du CHU du Sart-Tilman à Liège, qui nous a confié dans une interview plusieurs raisons d'être optimiste.

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