Tout sur Radiothérapie

Depuis 2013, l'entreprise belge DoseVue S.A., spin-off du Centre d'étude de l'Énergie Nucléaire (SCK-CEN), développe des technologies et appareils avancés qui mesurent en temps réel et avec précision les doses d'irradiation in vivo. Avec le lancement de DoseWire cette année, il est possible de déterminer rapidement, facilement et avec une grande précision la dose d'irradiation effectivement délivrée au niveau de la tumeur et des tissus environnants, grâce à une technologie en fibre de verre.

Nous abordons ici une sélection de nouvelles données dans le domaine du cancer de la prostate, de la vessie et du rein, présentées et commentées en direct lors du congrès virtuel 2020 de l'ESMO.

Lors du congrès virtuel de l'ESMO 2020, une attention soutenue a été portée aux nouvelles données relatives au cancer du poumon. Ci-dessous figure une sélection des temps forts présentés lors des différentes séances live, essentiellement axées sur le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC).

Parmi les nombreuses présentations passionnantes de ce congrès, épinglons les résultats d'études sur l'association d'inhibiteurs de points de contrôle immunitaire et de (chimio)radiothérapie dans les tumeurs de la tête et du cou localement avancées, ainsi qu'une mise à jour de l'étude Debio 1143. Sans oublier d'impressionnants résultats dans le domaine de l'immunothérapie néoadjuvante.

Le 7e Belgian Multidisciplinary meeting on Urological Cancers (BMUC) s'est tenu le samedi 3 octobre 2020. Un nombre limité de participants a eu la chance d'assister à cette réunion hybride au Dolce, à La Hulpe, avec retransmission en direct pour tous les autres. Le congrès a été ouvert par la Pr Sylvie Rottey, présidente du BMUC, visiblement soulagée qu'une édition 2020 " allégée " du BMUC ait tout de même pu avoir lieu en ces temps difficiles, marqués par le coronavirus. Voici un compte-rendu des trois séances plénières dans le domaine du cancer de la prostate, de la vessie et du rein.

Le Pr Cozzarini a discuté du rôle de la radiothérapie après une prostatectomie radicale, sur base de l'étude RADICALS. Dans cette étude, des hommes ont été répartis au hasard entre la radiothérapie adjuvante postopératoire et l'approche standard consistant en une observation seule, la radiothérapie étant retenue comme option en cas de rechute (sauvetage précoce).

Afin de réduire la toxicité de la radiothérapie, celle-ci est combinée à une chimiothérapie, ce qui permet d'accroître considérablement la survie des patients atteints d'un lymphome de Hodgkin. Mais les progrès de la radiothérapie elle-même ont également un impact sur l'incidence de toxicité.

En compagnie du Pr Piet Ost, chef de clinique de radiothérapie de l'UZ Gent, nous avons passé en revue les principales communications portant sur le cancer de la prostate lors du congrès 2020 de l'ASCO GU.

Généralement, les patientes atteintes d'un cancer du sein sont couchées sur le dos lors de l'irradiation. Il semblerait pourtant que la position ventrale présente plusieurs avantages : la dose est mieux répartie et les organes à risque (coeur et poumons) sont plus épargnés. Les tables de traitement ventrales disponibles dans le commerce présentent toutefois de nombreux inconvénients et ne permettent pratiquement pas d'irradier les ganglions lymphatiques.

RADIOTHERAPIE Lorsque nous avons interrogé le Pr Piet Ost, chef de clinique du service de radiothérapie de l'UZ de Gand, sur les réalisations importantes en radiothérapie, il a évoqué un certain nombre de domaines où celle-ci a subi une réelle révolution ces dernières années.

IMMUNOTHÉRAPIE Environ 30% des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (NLCLC) sont diagnostiqués à un stade localement avancé. La chimio-radiothérapie constitue le standard de traitement sur base de données provenant d'essais cliniques menés dans des populations sélectionnées.