Tout sur radiothérapie

Le huitième Belgian Multidisciplinary meeting on Urological Cancers (BMUC) s'est tenu de manière virtuelle le samedi 6 mars 2021, ce qui a permis à d'éminents orateurs internationaux de prendre également part à la réunion. Avec plus de 300 participants en ligne, cette édition fut un grand succès. Le présent compte rendu se limite à résumer les sessions consacrées aux cancers du rein, de la vessie et des testicules.

Cette année, le radiothérapeute-oncologue Pr Philip Poortmans (GZA/UA/Iridium Netwerk) s'est vu remettre le prix St. Gallen International Breast Cancer Award 2021 pour sa contribution exceptionnelle à l'optimisation des traitements destinés aux patientes présentant un cancer du sein au stade précoce. Un événement qui justifie que l'on se penche sur son discours à cette occasion. Il aborde les progrès réalisés en radiothérapie (RT) et son rôle actuel dans la prise en charge personnalisée dans le cancer du sein au stade précoce.

La radiothérapie (RT) après une chirurgie mammaire conservatrice (BCS) améliore le contrôle locorégional et la survie globale, mais peut s'accompagner d'une toxicité aiguë et tardive. Ce qui peut avoir des répercussions négatives sur les aspects esthétiques et sur la qualité de vie (HRQoL). La durée totale du traitement ainsi que la dose totale d'irradiation jouent ici un rôle. Une équipe de chercheurs de l'UZ Gent a ainsi testé un hypofractionnement accéléré de RT adjuvante (5 fractions en 12 jours) avec boosts intégrés simultanés: une première mondiale.

Environ 80% des patients souffrant d'un cancer de la tête et du cou (HNC) sont traités par radiothérapie (RT). Elle peut avoir des effets indésirables aigus et tardifs sévères, impactant sérieusement la qualité de vie. C'est pourquoi un bon encadrement par une équipe pluridisciplinaire est important. Le Pr Sandra Nuyts (radiothérapeute-oncologue, UZ Leuven) nous explique les principaux effets indésirables.

Comme chaque année, nous attendions tous avec impatience, malgré la crise de la Covid-19, les nouvelles du symposium annuel de San Antonio sur le cancer du sein. Comme presque tous les congrès de l'année passée et de cette année, le congrès annuel ayant lieu habituellement en live dans la charmante ville texane a été remplacé par un congrès virtuel. Comme d'habitude, le San Antonio Breast Cancer Symposium (SABCS), en collaboration avec l'Institut Bordet, a organisé le dernier samedi de janvier un "Best of SABCS", également à visionner en ligne. Et pour la deuxième année consécutive, les hôpitaux d'Anvers ont également organisé un meeting post-San Antonio, avec comme groupe cible supplémentaire les infirmières des cliniques du sein, qui ont profité volontiers de cette occasion.

La radiothérapie postopératoire (PORT) sur le médiastin chez les patients atteints d'un CPNPC pN2 après résection tumorale complète fait l'objet de discussions depuis de nombreuses années. Les résultats de l'étude LungART semblent clarifier les choses1, selon le Pr Maarten Lambrecht (UZ Leuven).

La prise en charge thérapeutique en 1re intention des NSCLC avec atteinte des ganglions (N2) médiastinaux homolatéraux ou sous-carénaires reste sujette à discussion. Trois spécialistes donnent leur avis: un chirurgien, un radiothérapeute et un oncologue.

Depuis 2013, l'entreprise belge DoseVue S.A., spin-off du Centre d'étude de l'Énergie Nucléaire (SCK-CEN), développe des technologies et appareils avancés qui mesurent en temps réel et avec précision les doses d'irradiation in vivo. Avec le lancement de DoseWire cette année, il est possible de déterminer rapidement, facilement et avec une grande précision la dose d'irradiation effectivement délivrée au niveau de la tumeur et des tissus environnants, grâce à une technologie en fibre de verre.

Nous abordons ici une sélection de nouvelles données dans le domaine du cancer de la prostate, de la vessie et du rein, présentées et commentées en direct lors du congrès virtuel 2020 de l'ESMO.

Lors du congrès virtuel de l'ESMO 2020, une attention soutenue a été portée aux nouvelles données relatives au cancer du poumon. Ci-dessous figure une sélection des temps forts présentés lors des différentes séances live, essentiellement axées sur le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC).

Parmi les nombreuses présentations passionnantes de ce congrès, épinglons les résultats d'études sur l'association d'inhibiteurs de points de contrôle immunitaire et de (chimio)radiothérapie dans les tumeurs de la tête et du cou localement avancées, ainsi qu'une mise à jour de l'étude Debio 1143. Sans oublier d'impressionnants résultats dans le domaine de l'immunothérapie néoadjuvante.

Le 7e Belgian Multidisciplinary meeting on Urological Cancers (BMUC) s'est tenu le samedi 3 octobre 2020. Un nombre limité de participants a eu la chance d'assister à cette réunion hybride au Dolce, à La Hulpe, avec retransmission en direct pour tous les autres. Le congrès a été ouvert par la Pr Sylvie Rottey, présidente du BMUC, visiblement soulagée qu'une édition 2020 " allégée " du BMUC ait tout de même pu avoir lieu en ces temps difficiles, marqués par le coronavirus. Voici un compte-rendu des trois séances plénières dans le domaine du cancer de la prostate, de la vessie et du rein.

Le Pr Cozzarini a discuté du rôle de la radiothérapie après une prostatectomie radicale, sur base de l'étude RADICALS. Dans cette étude, des hommes ont été répartis au hasard entre la radiothérapie adjuvante postopératoire et l'approche standard consistant en une observation seule, la radiothérapie étant retenue comme option en cas de rechute (sauvetage précoce).

Afin de réduire la toxicité de la radiothérapie, celle-ci est combinée à une chimiothérapie, ce qui permet d'accroître considérablement la survie des patients atteints d'un lymphome de Hodgkin. Mais les progrès de la radiothérapie elle-même ont également un impact sur l'incidence de toxicité.

En compagnie du Pr Piet Ost, chef de clinique de radiothérapie de l'UZ Gent, nous avons passé en revue les principales communications portant sur le cancer de la prostate lors du congrès 2020 de l'ASCO GU.

Généralement, les patientes atteintes d'un cancer du sein sont couchées sur le dos lors de l'irradiation. Il semblerait pourtant que la position ventrale présente plusieurs avantages : la dose est mieux répartie et les organes à risque (coeur et poumons) sont plus épargnés. Les tables de traitement ventrales disponibles dans le commerce présentent toutefois de nombreux inconvénients et ne permettent pratiquement pas d'irradier les ganglions lymphatiques.