Tout sur Santé publique

Les Académies royales de Belgique "instillent la méfiance au sein de la population à un moment particulièrement malvenu", a déploré jeudi le Conseil supérieur de la Santé (CSS) en réponse aux critiques émises par les institutions mardi. L'organe d'avis du SPF Santé publique souhaite apporter son "soutien et (sa) reconnaissance" à Sciensano, l'Institut scientifique de santé publique.

La conférence interministérielle Santé publique (CIM) du 4 mai s'est penchée sur les stratégies de testing (dépistage) et de tracing (suivi de contacts) qui ont débuté le même jour. Une concertation provoquée par l'ensemble des médecins généralistes du pays, jusqu'alors dans le flou sur le rôle concret qu'ils devaient jouer dans ces phases cruciales d'accompagnement du déconfinement.

La conférence interministérielle Santé publique du 29 avril a débouché sur l'officialisation du Comité interfédéral testing et suivi des contacts (ou contact tracing, c'est selon). La phase de démarrage de ce suivi de contacts sera lancée le 4 mai. La Région wallonne a déjà communiqué un plan d'action en deux temps pour " réussir cette phase délicate et éviter un nouveau pic épidémique ".

" Espérons que la seule réponse policière que notre myriade de gouvernements actuels a pu opposer au coronavirus fasse place à la préparation d'une gestion de la Santé publique efficace ", écrit Henri Anrys face aux médecins poursuivis par le Service d'évaluation et de contrôle médicaux. Pour l'ancien secrétaire-général des Chambres syndicales des médecins du Brabant wallon, Hainaut et Namur, la crise du coronavirus révèle les failles béantes du système politique et l'héroïsme, en revanche, du personnel médical et soignant.

SPF Santé publique, Inami, Sciensano rappellent que les directives émises dès le 14 mars 2020 en vue de l'annulation et du report de toutes les consultations, examens et interventions non essentiels dans tous les hôpitaux afin de s'assurer de pouvoir garantir les meilleurs soins possibles aux patients atteints de COVID-19 sont maintenues. Mais cela ne dispense pas les médecins de prendre en charge les patients qui nécessitent des soins. Les chimiothérapies, dialyses et vaccinations en font partie.

La Belgique compte mardi 2.035 décès liés à une contamination au nouveau coronavirus, ont indiqué le SPF Santé publique et le Centre de crise lors de leur bulletin quotidien. Il s'agit d'une forte augmentation de 403 morts supplémentaires, qui s'explique par la notification de 241 décès dans des maisons de repos en Flandre survenus entre le 1er et le 4 avril.

L'octroi par le SPF Santé publique et l'Inami d'une avance de trésorerie, fixée provisoirement à hauteur de 1 milliard d'euros et liquidée pour mi-avril au plus tard, constitue un pas important et un soutien de taille pour les hôpitaux. Santhea se réjouit de cette décision.

Le plan d'urgence hospitalière (PUH) a succédé au plan Mash suite aux attentats de 2016. Ce plan d'urgence est tout jeune puisqu'il devait être finalisé dans tous les hôpitaux pour le 31 décembre 2019. La pandémie est donc un test grandeur nature pour éprouver l'efficacité du PUH. Retour d'expérience avec ce qui est mis en place au Grand hôpital de Charleroi (GHDC).

Les médecins font face à un surplus d'informations au sujet des mesures préventives à mettre en place en présence de cas suspects de coronavirus, a indiqué mardi le docteur David Simon, représentant de l'Absym. Il rappelle également l'urgence d'une livraison rapide de masques buccaux et de lunettes de protection.Actualisé à 12:00 : Dix nouvelles infections au coronavirus, sur 495 échantillons testés en laboratoire, ont été confirmées mercredi peu avant 11h30 par le Service public fédéral de Santé publique. On dénombre au total 23 infections détectées jusqu'ici sur le territoire belge, selon le SPF, qui s'attend à voir ce nombre augmenter.

Synergie amenée à se multiplier à l'avenir : l'Inami, le SPF Santé publique et l'AFMPS se sont associés avec les hôpitaux pour les auditer, pour cette première fois en ce qui concerne les opérations bariatriques. Le rapport d'audit révèle " de nettes différences entre les établissements ". Il " formule des recommandations pour améliorer la qualité des soins aux patients tout en utilisant mieux les moyens financiers disponibles ". Aucune sanction n'est prévue. L'audit doit servir à améliorer les pratiques futures.

" Nous savons que lorsque nous changeons un système de financement, nous modifions le comportement des acteurs qui bénéficient de ce financement ", commente Mickael Daubie. Il est donc indispensable de suivre de près le nouveau système.

Les médecins des compagnies d'assurance parviennent à consulter les dossiers médicaux des citoyens. Les informations issues de l'historique médical d'un patient peuvent ainsi servir à contester un remboursement dans un dossier d'assurance, ressort-il d'une enquête menée par De Morgen. La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) veut dès lors revoir tout le système.

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