Tout sur Boris Johnson

Les autorités britanniques comptent mettre en place "dès que possible" une vaccination 24 heures sur 24 contre le Covid-19 afin d'accélérer la campagne en cours, a indiqué mercredi le Premier ministre Boris Johnson.

Ancien ministre des Affaires étrangères britannique, David Owen, aujourd'hui membre de la Chambre des Lords, est également neurologue et à ce titre a écrit plusieurs ouvrages à propos du syndrome d'hubris, et de l'interaction entre la maladie et le politique. Rencontre dans le cadre de son dernier livre " Hubris- The Road to Donald Trump ", où le médecin-politicien illustre ce phénomène au travers de différentes figures historiques et bien sûr... politiques !

Accusant Trump de crimes contre l'humanité et Johnson de traîtrise, le rédacteur en chef du Lancet montre dans un bref essai comment le virus a contourné nos faibles défenses. Et a utilisé les désaccords entre pays pour voler des milliers de vies supplémentaires. Si rien ne change, une prochaine pandémie pourrait - pourquoi pas - emporter l'humanité.

Boris Johnson et, encore davantage Mark Rutte, premiers ministres respectivement de Grande-Bretagne et des Pays-Bas, misent sur la dispersion du COVID-19 à des fins "d'immunité collective". Boris Johnson a été immédiatement averti par ses experts qu'il risquait des centaines de milliers de morts. Le consultant en virologie Marc G. Wathelet explique ici, dans une lettre aux députés et commissaires européens, l'erreur de suivre cette voie. Il préconise ce qui a marché partout ailleurs en Asie : confinement, hygiène stricte, quarantaine le cas échéant, limitation des trajets au strict minimum et fabrication rapide de masques pour port systématique.

Le National Health Service est confronté à une crise de fonctionnement sans précédent. Cet hiver, pas moins de 55.000 opérations non-urgentes ont été reportées. Pénurie de personnel, vétusté de l'appareil informatique, sous-financement : la vieille dame qui a fêté l'an passé ses 70 ans ne peut plus gérer une simple épidémie de grippe. Des millions de patients britanniques ne trouvent plus leur salut que dans de coûteuses cliniques privées.

Après avoir été approuvé par les médecins et les mutuelles mercredi dernier à l'unanimité, l'accord médico-mutualiste pour 2021 a été approuvé au Comité de l'assurance et par le Conseil général de l'Inami ce lundi. " En cette période marquée par l'incertitude, les tarifs garantis chez le médecin 2021 sont une certitude très appréciable ", réagit le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke.