Tout sur Académie de médecine

" Face au Covid-19, une coopération plus étroite semble s'installer entre le monde médical et les politiques. " Ah la belle phrase en exergue de la série Philosophie et médecine (e-JDM 16/03/20) ! Hélas, l'espoir de tenir solidement les bons bâtons s'estompe.

L'Académie royale de médecine de Belgique a émis un avis conjoint, francophones et néerlandophones, sur la fonction des hôpitaux académiques (HA) dans l'organisation du réseau hospitalier clinique. Elle se réjouit que les HA fassent partie des réseaux locorégionaux. Mais le statut du médecin universitaire doit être viable et la collaboration entre les HA est indispensable dans et hors-réseaux. La loi doit garantir la pérennité et l'expertise des HA et préciser la programmation des soins de référence et des soins universitaires.

Le projet de décret relatif au Code wallon du bien-être animal du ministre Carlo Di Antonio en charge notamment du Bien-Être animal inquiète l'Académie royale de médecine. Il a été pensé " sans concertation " avec le secteur et risque de mettre à mal le progrès de la science médicale. Pour l'ARM on peut concilier respect de l'animal et expérimentation. Il est également indispensable de conserver la confidentialité des expérimentateurs.

On peut définir l'acharnement thérapeutique comme l'application obstinée d'un traitement qui n'apportera plus de bien-être au patient. Un traitement qui prolonge inutilement une vie dont la qualité est devenue trop précaire. Le principe de bienfaisance et de non-malfaisance ne sont plus respectés. Le principe d'autonomie est souvent aussi bafoué, encore que l'acharnement thérapeutique n'ait pas toujours une valeur subjective.

Le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, a provisoirement renoncé à la baisse des accises sur le tabac. Du coup, l'Académie de médecine a renoncé à publier un avis destiné à tancer le ministre.