Adepte de la courbe de Laffer, économiste ayant théorisé qu'à partir d'un certain plafond, augmenter les impôts entraîne une baisse des recettes, le ministre N-VA Johan Van Overtveldt, avait l'intention de baisser les accises sur la vente de tabac en Belgique espérant a contrario une hausse de recettes.

Le ministre a pourtant renoncé provisoirement, conscient du mauvais message lancé en terme de santé publique. Il a en effet déclaré à la Chambre, le 22 juin en séance plénière au Dr Catherine Fonck : "À l'heure actuelle, la modification des accises n'est pas à l'ordre du jour. Si des modifications devaient être apportées, elles le seraient à la suite d'une discussion et, évidemment, d'une décision prise au sein du gouvernement."

A bonne source, nous avons appris entretemps que, pour des raisons évidentes de santé publique, l'Académie royale francophone de médecine, s'apprêtait à publier un avis circonstancié rappelant les méfaits du tabac et regrettant la décision du ministre.

L'Académie a finalement renoncé à publier cet avis pour ne pas enfoncer une porte ouverte...

De part et d'autre, un bel exemple d'économisme confronté au principe de réalité...

Adepte de la courbe de Laffer, économiste ayant théorisé qu'à partir d'un certain plafond, augmenter les impôts entraîne une baisse des recettes, le ministre N-VA Johan Van Overtveldt, avait l'intention de baisser les accises sur la vente de tabac en Belgique espérant a contrario une hausse de recettes.Le ministre a pourtant renoncé provisoirement, conscient du mauvais message lancé en terme de santé publique. Il a en effet déclaré à la Chambre, le 22 juin en séance plénière au Dr Catherine Fonck : "À l'heure actuelle, la modification des accises n'est pas à l'ordre du jour. Si des modifications devaient être apportées, elles le seraient à la suite d'une discussion et, évidemment, d'une décision prise au sein du gouvernement."A bonne source, nous avons appris entretemps que, pour des raisons évidentes de santé publique, l'Académie royale francophone de médecine, s'apprêtait à publier un avis circonstancié rappelant les méfaits du tabac et regrettant la décision du ministre. L'Académie a finalement renoncé à publier cet avis pour ne pas enfoncer une porte ouverte...De part et d'autre, un bel exemple d'économisme confronté au principe de réalité...