Tout sur métastases

Le Prix Elaut 2021 s'est tenu virtuellement le samedi 23 janvier dans les studios de Roularta HealthCare. Cette réunion annuelle, organisée par la Société belge d'Urologie (SBU), offre aux jeunes collègues et futurs urologues l'occasion de présenter leurs travaux et d'échanger des connaissances scientifiques avec des spécialistes expérimentés.

Le Dr Kristof Muylle (médecine nucléaire - UZ Brussel) s'est penché sur le rôle du PSMA PET-scan aux différents stades du cancer de la prostate (CP). L'étude proPSMA a montré que le PSMA PET-scan est plus précis que l'imagerie conventionnelle dans la stadification ganglionnaire chez les hommes atteints d'un CP à haut risque. Par rapport à l'imagerie conventionnelle, le PSMA PET-scan a donné lieu à davantage de modifications du plan de traitement du patient et à moins d'observations ambiguës.

La Pr Els Wauters (UZ Leuven) a présenté l'étude KEYNOTE-024, qui a évalué un traitement de 1re ligne par pembrolizumab vs chimiothérapie (CT) dans le NSCLC métastatique avec une expression de PD-L1 ≥ 50% (1).

La radiothérapie postopératoire (PORT) sur le médiastin chez les patients atteints d'un CPNPC pN2 après résection tumorale complète fait l'objet de discussions depuis de nombreuses années. Les résultats de l'étude LungART semblent clarifier les choses1, selon le Pr Maarten Lambrecht (UZ Leuven).

Chez les patients souffrant d'un NSCLC, la valeur prédictive de l'hétérogénéité de PD-L1 a été évaluée avant traitement par inhibiteurs du point de contrôle immunitaire (ICI). PD-L1 était significativement associé aux sites de biopsie (p = 0,004), comme l'explique la Dr Myriam Remmelink (ULB Erasme, Bruxelles).

Lors du congrès virtuel de l'ESMO 2020, une attention soutenue a été portée aux nouvelles données relatives au cancer du poumon. Ci-dessous figure une sélection des temps forts présentés lors des différentes séances live, essentiellement axées sur le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC).

Des inhibiteurs de CDK4/6 - palbociclib, ribociclib ou abémaciclib - ont été ajoutés à un inhibiteur de l'aromatase ou au fulvestrant, un traitement devenu standard dans les cancers du sein métastatiques HER2-négatifs et hormonosensibles. Nous savons que ces produits améliorent la survie sans progression (PFS) et que certains d'entre eux améliorent la survie globale (OS). Toutefois, le font-ils au détriment de la qualité de vie des patientes? Plusieurs présentations discutées à l'occasion de l'ESMO ont répondu à cette question.