A moins que ce ne soit la ministre actuelle qui rempile. Ce n'est pas impossible, puisque l'Open-VLD serait au gouvernement dans trois cas de figure : 1/La reconduction de la coalition sortante : N-VA, CD&V, Open-VLD-MR. Les calculs savants des sondagiers l'écartent faute de majorité en raison du tassement de la N-VA et du MR. 2/La même coalition avec le cdH, puisque le nouveau président Maxime Prévot, délesté récemment de Joëlle Milquet, n'a pas exclu de gouverner avec le grand méchant loup nationaliste. 3/La fameuse tri-partite bleu-vert-orange (libéraux, écologistes, chrétiens-démocrates) qui obtiendrait presque la majorité sur le papier mais en excluant les deux premiers partis du pays, N-VA et PS, ce qui serait légèrement incongru mais particulièrement confortable.

Pour que l'hypothèse d'un retour de la famille socialiste aux Affaires sociales et à la Santé publique, une tradition depuis les De Galan/Colla/Vandenbroucke/Demotte/Onkelinx, se vérifie, il faut envisager par exemple un attelage de centre gauche, dans l'optique d'une déferlante verte, PS-spa/Ecolo-Groen/CD&V-cdH. Certains analystes n'excluent pas en effet que les verts, flamands et francophones, deviennent la première famille politique et réclament le 16 Rue de la Loi.

Si un socialiste ou un écologiste succédait à Maggie De Block, il faudrait s'attendre à un coup de frein dans les réformes entamées par la ministre libérale mais pas un virage à 180° car la vision la ministre en affaires courantes, qui souffre certes d'un échéancier clair, correspond, mutatis mutandis, à l'évolution sociétale actuelle.

La météo pourrait jouer un grand rôle : si nous avons un printemps tropical ou saharien avec des températures de 35° en avril et en mai, l'hypothèse d'une vague verte se vérifiera. Mais quid d'un printemps glacial et pluvieux dont la Belgique a le secret ? Le spectre du réchauffement climatique anthropique pourrait alors passer au second plan. Cela tient à peu de chose, finalement...