Tout sur immunothérapie

Nous abordons ici une sélection de nouvelles données dans le domaine du cancer de la prostate, de la vessie et du rein, présentées et commentées en direct lors du congrès virtuel 2020 de l'ESMO.

Lors du congrès virtuel de l'ESMO 2020, une attention soutenue a été portée aux nouvelles données relatives au cancer du poumon. Ci-dessous figure une sélection des temps forts présentés lors des différentes séances live, essentiellement axées sur le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC).

Maîtriser l'immunothérapie dans les sarcomes, car derrière ce terme se cachent plus de 150 atteintes différentes. Cela plaide en faveur d'essais paniers qui permettent dans le même temps d'évaluer l'efficacité de traitements novateurs sur différents types de tumeurs et d'étudier des cancers sous-représentés dans les essais cliniques traditionnels.

Le 7e Belgian Multidisciplinary meeting on Urological Cancers (BMUC) s'est tenu le samedi 3 octobre 2020. Un nombre limité de participants a eu la chance d'assister à cette réunion hybride au Dolce, à La Hulpe, avec retransmission en direct pour tous les autres. Le congrès a été ouvert par la Pr Sylvie Rottey, présidente du BMUC, visiblement soulagée qu'une édition 2020 " allégée " du BMUC ait tout de même pu avoir lieu en ces temps difficiles, marqués par le coronavirus. Voici un compte-rendu des trois séances plénières dans le domaine du cancer de la prostate, de la vessie et du rein.

Le cancer du sein triple négatif est associé à un pronostic particulièrement défavorable comparé aux autres types de cancer du sein. Les résultats positifs rapportés cette année dans le cadre de l'étude KEYNOTE-355 évaluant le pembrolizumab, ainsi que par l'étude IMpassion130 évaluant l'atézolizumab, ont attiré l'attention sur l'impact favorable de l'immunothérapie dans ce groupe de patientes.

Le Dr Moretti (Institut Bordet) a tenu à rappeler la complémentarité entre l'immunothérapie et la radiothérapie. " Cette complémentarité explique le succès important remporté au cours de l'essai PACIFIC dans le NSCLC. "

CANCER TÊTE ET COU De nombreuses études ont démontré que les inhibiteurs du checkpoint PD-L1 allongent la survie globale (OS) et la survie sans progression (PFS). Christel Fontaine, oncologue médicale à l'UZ Brussel, a expliqué en quoi le pembrolizumab représente un atout thérapeutique en cas de tumeurs récidivantes et métastatiques " tête et cou ".

CANCER DU POUMON La prise en charge du cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) avancé évolue à toute vitesse, tant sur le plan de l'immunothérapie que sur celui des thérapies ciblées. Nous avons demandé au Pr Lore Decoster (chef de clinique d'Oncologie médicale à l'UZ Brussel) ce que l'année 2019 nous a apporté.

RECHERCHE Voici quelques exemples de recherches menées pour évaluer l'immunothérapie dans les NSCLC, le mélanome, les cancers urothéliaux ou encore le cancer du rein.

PNEUMOLOGIE Des analyses exploratoires cherchent à mieux cerner l'efficacité de l'immunothérapie dans les essais cliniques. Elles utilisent des modèles permettant d'estimer la part qui revient aux traitements administrés après arrêt des traitements alloués par la randomisation afin de pouvoir ensuite prendre en compte cette part et tenter de l'annihiler.

PNEUMOLOGIE Le regroupement des données de trois essais randomisés indique une amélioration de la survie globale chez les patients âgés traités par immunothérapie par rapport à ceux traités par chimiothérapie, une amélioration qui est similaire à celle constatée chez les sujets plus jeunes. Cet avantage n'est en revanche pas retrouvé dans des données de vraie vie.

Avec les approbations récentes de la FDA de deux CAR T-cells therapies - " cellules T porteuses d'un récepteur chimérique " - cette nouvelle approche semble être en train de s'introduire, et de s'affirmer, dans le cortège de l'immunothérapie du cancer. Les homologations concernaient le tisagenlecleucel (également connu sous le nom de CTL019) pour le traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique à cellules B (B-ALL) et de l'axicabtagène ciloleucel pour le traitement du lymphome diffus à grandes cellules B récidivant ou réfractaire (DLBCL).