"Avec cette étude, nous souhaitons démontrer à terme que le stent résorbable de seconde génération est une alternative intéressante pour soigner des patients jeunes (idéalement de moins de 50 ans) et en situation d'urgence, quand ils viennent de faire un infarctus", indique le cardiologue bruxellois.

Le Dr de Hemptinne avait auparavant travaillé sur les stents résorbables de première génération. "Ces stents, fabriqués en polymères, n'ont pas tenu leurs promesses", dit-il. "Certains ont même entraîné des événements indésirables du type thrombose", précise le médecin. "Les premières études avec le stent de seconde génération, fabriqué au départ d'un alliage en magnésium, livrent par contre de bons résultats. Du moins sur des patients ciblés, avec des lésions coronaires faciles à traiter".

"Dans l'étude multicentrique que nous avons lancée, et comprenant une dizaine d'hôpitaux, nous espérons pouvoir recruter jusqu'à une centaine de patients. En utilisant chez eux le stent résorbable, nous espérons limiter les complications ultérieures potentielles comme des réactions inflammatoires ou des thromboses tardives".

"Notre étude n'est pas une étude comparative", dit-il encore. "Notre espoir est de confirmer que l'utilisation de ce type de stent est intéressante pour traiter l'infarctus. Du moins qu'il ne pose pas de problème de sécurité et que les patients évoluent bien".

"Si nos résultats sont favorables, cela montrerait qu'il serait alors judicieux de lancer une étude comparative entre les stents conventionnels (permanent) et les stents résorbables afin de déterminer s'il y a un bénéfice de l'un par rapport à l'autre".