"Je vais m'attaquer au volet bonne gouvernance qui figure dans la déclaration de politique communautaire. Ce qu'on a fait en Wallonie, jusque dans les conseils communaux et les CPAS, je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas à la FWB. Il n'y a pas de raison d'avoir une gouvernance à géométrie variable", précise M. Jeholet (photo).

"Il faut que nous disposions d'une vue précise des rémunérations des administrateurs, des managers, des postes à mandats, des commissaires du gouvernement. Je ne dis pas qu'il y a une multitude de problèmes mais en réalité, on n'en sait rien", ajoute-t-il.

A l'heure actuelle, le montant des rémunérations en FWB est réglé par une circulaire, sans caractère contraignant.

Désormais, le gouvernement entend imposer par décret un plafond de 245.000 euros brut par an, non indexé, ce que d'aucun pourrait considérer comme une attaque contre la RTBF, dont l'administrateur, Jean-Paul Philippot, touche 329.000 euros annuellement, rapporte la DH.

"Je ne mets le focus sur personne mais je refuse que le débat politique soit pollué durant 5 ans pour des questions de manque de transparence", affirme encore Pierre-Yves Jeholet. "Si les plafonds que nous voulons fixer en font fuir certains, on aura un renouvellement à la RTBF ou ailleurs. Au moins, les intentions du gouvernement sont connues", conclut-il.