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La discussion autour des numéros Inami bat son plein au niveau fédéral. Le gouvernement doit se pencher sur les quotas à accorder pour 2027 et sur le nombre de candidats supplémentaires autorisés pour 2021. Mais - c'est la ritournelle - le Nord et le Sud du pays ne sont pas sur la même longueur d'onde.

Un front commun rassemblant la FEF, la FMM (maisons médicales), Médecins du Monde, santhea, Solidaris, la FGTB et la CNE (CSC) appelle à sortir d'une politique de planification médicale dogmatique et à "reconsidérer la politique de l'offre médicale à la lumière des enjeux de santé publique ". Le Cium de son côté lance une pétition.

Un front commun détonant composé de la Fédération des maisons médicales, la FGTB, la CNE-CSC, la FEF, Solidaris, Médecins du monde et santhea se demandaient mardi quel est encore le sens du contingentement dans le contexte actuel. Ils proposent de sortir du contingentement les spécialités médicales en pénurie, de renforcer les aides à l'installation en zone de pénurie, de fixer des sous-quotas par spécialité, de dissocier l'accès aux études et les numéros Inami et de mettre en valeur les spécialités " non-curatives ".

Face aux courriers conjugués et quasi copie conforme du ministre Jean-Claude Marcourt et de la Fédération des étudiants francophones arguant d'une insécurité juridique quant au concours de fin de 1er BAC 2017 en l'absence de quotas 2022, la ministre De Block précise que les communautés ont la responsabilité d'organiser les concours nécessaires, le Fédéral n'est pas compétent.

"Plusieurs pistes sont sur la table pour offrir des places de stage à tous les étudiants de médecine en 2018", a assuré mardi le président du Collège des Doyens des Facultés de Médecine des Universités francophones, Dominique Vanpee. Il s'est entretenu avec Maggie De Block et Rudy Demotte à ce sujet.

L'Absym et les organisations étudiantes considèrent qu'il est injuste qu'aucune limite ne soit imposée aux médecins formés à l'étranger pour exercer en Belgique alors que des quotas stricts sont imposés aux étudiants belges.