Tout sur Cancer du poumon

L'étude américaine NLST et l'étude néerlandaise Nelson ont rapporté un effet bénéfique du dépistage du cancer pulmonaire au moyen d'un CT scan à faible dose (LDCT) par rapport à la radiographie thoracique, dans une population à haut risque. La Pr Sebahat Ocak (UCLouvain, Bruxelles) nous en dit plus.

En une décennie, les inhibiteurs de tyrosine kinase (TKI) ont permis de faire de grands progrès dans la prise en charge des NSCLC avec mutation(s) de l'EGFR. L'osimertinib, TKI de 3e génération, est particulièrement prometteur.

Un certain nombre d'études randomisées de phase III ont évalué les inhibiteurs de l'angiogenèse en traitement de 1re ligne du NSCLC métastatique avec mutation de l'EGFR. L'étude RELAY a évalué l'erlotinib plus le ramucirumab, l'étude NEJ026 a comparé un traitement combinant erlotinib et bévacizumab, vs l'erlotinib en monothérapie (1,2). Et la combinaison d'apatinib et de géfitinib comparée à une monothérapie par géfitinib a été évaluée dans l'étude ACTIVE (3). La Pr Lore Decoster (UZ Brussel) soulève le voile.

L'objectif de la chirurgie en cas de cancer du poumon (LC) est une résection complète de la tumeur (R0). Une vaste base de données de l'IASLC portant sur 14 712 patients ayant un statut R complet et des données de survie a été réanalysée selon les critères standardisés de l'IASLC (1). Présentation par le Pr Paul Van Schil (UZ Antwerpen).

La Pr Els Wauters (UZ Leuven) a présenté l'étude KEYNOTE-024, qui a évalué un traitement de 1re ligne par pembrolizumab vs chimiothérapie (CT) dans le NSCLC métastatique avec une expression de PD-L1 ≥ 50% (1).

La radiothérapie postopératoire (PORT) sur le médiastin chez les patients atteints d'un CPNPC pN2 après résection tumorale complète fait l'objet de discussions depuis de nombreuses années. Les résultats de l'étude LungART semblent clarifier les choses1, selon le Pr Maarten Lambrecht (UZ Leuven).

La prise en charge thérapeutique en 1re intention des NSCLC avec atteinte des ganglions (N2) médiastinaux homolatéraux ou sous-carénaires reste sujette à discussion. Trois spécialistes donnent leur avis: un chirurgien, un radiothérapeute et un oncologue.

Chez les patients souffrant d'un NSCLC, la valeur prédictive de l'hétérogénéité de PD-L1 a été évaluée avant traitement par inhibiteurs du point de contrôle immunitaire (ICI). PD-L1 était significativement associé aux sites de biopsie (p = 0,004), comme l'explique la Dr Myriam Remmelink (ULB Erasme, Bruxelles).

Le samedi 14 novembre 2020, la 14e édition de la réunion d'oncologie respiratoire a eu lieu sous forme hybride, en direct dans le studio de Roularta Healthcare. Le Pr Vansteenkiste a souhaité la bienvenue aux nombreux participants (plus de 300), au nom du comité scientifique. Au cours de la réunion, les temps forts scientifiques de l'année écoulée ont été commentés par un groupe d'experts de diverses disciplines. En voici une sélection des temps forts.

Le 9e symposium d'automne de l'Association francophone belge d'oncologie thoracique (AFBOT) s'est déroulé en ligne le 27 novembre dernier. L'occasion de discuter des plus récentes recommandations dans la prise en charge de certains cancers bronchiques.

Lors du congrès virtuel de l'ESMO 2020, une attention soutenue a été portée aux nouvelles données relatives au cancer du poumon. Ci-dessous figure une sélection des temps forts présentés lors des différentes séances live, essentiellement axées sur le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC).

L'association francophone Belge d'oncologie thoracique (AFBOT) tenait fin 2019 son symposium annuel d'oncologie thoracique. Le BOHN vous propose ici un compte-rendu de quelques-uns des exposés réalisés pendant cette riche et passionnante réunion. - Qu'il s'agisse de l'identification d'altérations de type " driver " ou de biomarqueurs prédictifs de la réponse à l'immunothérapie, nous disposons de nombreux biomarqueurs.

Le Dr Moretti (Institut Bordet) a tenu à rappeler la complémentarité entre l'immunothérapie et la radiothérapie. " Cette complémentarité explique le succès important remporté au cours de l'essai PACIFIC dans le NSCLC. "

Fin de chaque année, le Belgian Oncology & hematology News fait le bilan de l'année. 2019 en oncologie se caractérise par une rafale de bonnes nouvelles dans de nombreux types de cancer. Pour pointer l'empreinte belge, nous avons demandé à une dizaine d'oncologues ce qui les a le plus marqué dans leur spécialité et surtout, quelles améliorations ou confirmations ils espèrent pour l'année à venir.

CANCER DU POUMON La prise en charge du cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) avancé évolue à toute vitesse, tant sur le plan de l'immunothérapie que sur celui des thérapies ciblées. Nous avons demandé au Pr Lore Decoster (chef de clinique d'Oncologie médicale à l'UZ Brussel) ce que l'année 2019 nous a apporté.

PNEUMOLOGIE Des analyses exploratoires cherchent à mieux cerner l'efficacité de l'immunothérapie dans les essais cliniques. Elles utilisent des modèles permettant d'estimer la part qui revient aux traitements administrés après arrêt des traitements alloués par la randomisation afin de pouvoir ensuite prendre en compte cette part et tenter de l'annihiler.

Cette analyse bénéficie de 6 mois supplémentaires de suivi par rapport à la précédente. La monothérapie par pembrolizumab montre toujours une probabilité de survie globale plus prolongée qu'avec la chimiothérapie à base de platine (carboplatine + paclitaxel ou pemetrexed).