Tout sur Cancer de la prostate

Le Dr Kristof Muylle (médecine nucléaire - UZ Brussel) s'est penché sur le rôle du PSMA PET-scan aux différents stades du cancer de la prostate (CP). L'étude proPSMA a montré que le PSMA PET-scan est plus précis que l'imagerie conventionnelle dans la stadification ganglionnaire chez les hommes atteints d'un CP à haut risque. Par rapport à l'imagerie conventionnelle, le PSMA PET-scan a donné lieu à davantage de modifications du plan de traitement du patient et à moins d'observations ambiguës.

Le Dr Giorgio Gandaglia (université Vita-Salute San Raffaele, Milan, Italie) et le Pr Tobias Maurer (Martini-Klinik, Hambourg, Allemagne) ont exposé leur point de vue, respectivement, sur le curage ganglionnaire pelvien extensif (ePLND) et sur les nouvelles techniques d'imagerie en vue de la stadification ganglionnaire dans le cancer de la prostate (CP).

Pour la définition des oligométastases, le Pr Bertrand Tombal (onco-urologue, UCL - Bruxelles) a renvoyé à la recommandation de consensus de l'ESTRO/EORTC, publiée par Guckenberger dans Lancet Oncology. Mais il a indiqué qu'en pratique clinique, le terme est utilisé pour un patient avec un petit nombre de métastases pour lesquels il a étudié l'opportunité d'un traitement systémique ou d'un traitement axé sur les métastases (MDT).

L'étude STAMPEDE a montré un avantage significatif en termes de survie chez les patients oligométastatiques, traités par radiothérapie et par les soins classiques. Le Pr Sooriakumaran a indiqué que, partant de cette constatation, les auteurs ont voulu étudier si un effet similaire pouvait être observé chez des patients oligométastatiques subissant une prostatectomie radicale. Selon le sondage auprès des participants, 59 % d'entre eux envisageraient également ce traitement chez les patients oligométastatiques.

Les troubles érectiles et l'incontinence peuvent toujours constituer un effet secondaire (persistant) du traitement du cancer de la prostate. L'impact sur la qualité de vie du patient pouvant être très important, il est indispensable de lui fournir des informations adéquates et suffisantes en temps voulu sur les complications possibles. Le suivi est également important, afin de détecter les troubles et de les éliminer. En Belgique, un besoin insatisfait se fait malheureusement toujours souvent remarquer et trop de patients en souffrent encore.

En compagnie du Pr Piet Ost, chef de clinique de radiothérapie de l'UZ Gent, nous avons passé en revue les principales communications portant sur le cancer de la prostate lors du congrès 2020 de l'ASCO GU.

CANCER DE LA PROSTATE MÉTASTATIQUE RÉSISTANT À LA CASTRATION CARD est une étude ouverte de phase IV qui a inclus 255 patients ayant un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration. Ils avaient déjà tous reçu au moins 3 cycles de docétaxel et avaient progressé durant les 12 mois qui ont suivi un traitement ciblant les récepteurs androgéniques (ART : abiratérone ou enzalutamide).

CANCER DE LA PROSTATE La réunion annuelle de l'ASCO a notamment était marquée par la présentation de deux nouvelles études randomisées de phase III qui ont questionné la place à donner aux inhibiteurs du récepteur des androgènes de nouvelle génération dans le traitement du cancer de la prostate métastatique sensible à la castration et chez qui, pour la plupart, les métastases venaient juste d'être diagnostiquées.