Tout sur NSCLC

Lors du congrès virtuel de l'ESMO 2020, une attention soutenue a été portée aux nouvelles données relatives au cancer du poumon. Ci-dessous figure une sélection des temps forts présentés lors des différentes séances live, essentiellement axées sur le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC).

L'association francophone Belge d'oncologie thoracique (AFBOT) tenait fin 2019 son symposium annuel d'oncologie thoracique. Le BOHN vous propose ici un compte-rendu de quelques-uns des exposés réalisés pendant cette riche et passionnante réunion. - Qu'il s'agisse de l'identification d'altérations de type " driver " ou de biomarqueurs prédictifs de la réponse à l'immunothérapie, nous disposons de nombreux biomarqueurs.

Le Dr Moretti (Institut Bordet) a tenu à rappeler la complémentarité entre l'immunothérapie et la radiothérapie. " Cette complémentarité explique le succès important remporté au cours de l'essai PACIFIC dans le NSCLC. "

Malgré le déclin constant des taux de mortalité ces dernières années, le cancer du poumon reste la principale cause de décès par cancer dans les pays riches. Dans une étude, des chercheurs de Yale ont collaboré avec des chercheurs anglais pour déceler les différences éventuelles concernant la prise en charge des patients atteints d'un NSCLC.

La première analyse intermédiaire de l'essai de phase III KEYNOTE-189 a montré une amélioration significative de la survie globale et sans progression avec l'ajout de pembrolizumab à la chimiothérapie chez les patients atteints d'un NSCLC non épidermoïde. L'essai est toujours en cours.

L'essai de phase II ATLANTIC a montré que le durvalumab était actif dans le traitement de troisième ligne, et au-delà, du cancer du poumon non à petites cellules avancé (NSCLC). Les taux de réponse étaient plus importants chez les patients présentant une expression PD-L1 plus élevée, quel que soit le statut EGFR et ALK. Des réponses durables ont été observées dans toutes les cohortes de l'étude.

La tinzaparine est inefficace, voire dangereuse, en traitement adjuvant du NSCLC. Ces données, qui viennent d'être publiées pourrait, aux dires même des auteurs de l'étude, mettre fin à la recherche sur l'effet antitumoral des HBPM (Héparines de Bas Poids Moléculaire).

Au départ de la " National Cancer Database " (il s'agit d'une base de données oncologique clinique compilant des informations provenant de plus de 1500 hôpitaux accrédités pour le cancer aux États-Unis), on a analysé les résultats de 49 563 patients ayant subi une lobectomie pour un carcinome pulmonaire non à petites cellules (NSCLC) de stade I ou II entre 1998 et 2006.

Une forte consommation de graisse en général et de graisse non saturée en particulier est associée à un risque accru de cancer du poumon. Une forte consommation de graisse saturée est également associée à un risque accru chez les fumeurs.

L'étude FLAURA révolutionne le monde des patients touchés dans le cancer pulmonaire non-à-petites-cellules (NSCLC) EGFR + et propose des perspectives encourageantes.

Les inhibiteurs de checkpoints immunitaires ont révolutionné la prise en charge de nombreux cancers. Les résultats de l'étude PACIFIC confirment leur positionnement dans le traitement des cancers pulmonaires non-à-petites-cellules (NSCLC).

Aucune différence dans la survie sans progression n'a été observée pour le nivolumab vs la chimiothérapie dans le traitement de première intention des patients atteints de NSCLC récurrent ou de stade IV. De même, aucune différence dans la survie globale n'a été notée, bien que plus de la moitié des patients traités par chimiothérapie ont reçu du nivolumab après la progression de la maladie.

C'est ce que révèlent les premières données de survie à long terme de patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) recevant du nivolumab en seconde ligne de traitement. Elles ont été présentées au congrès annuel de l'American Association for Cancer Research (AACR).

Grâce à une analyse des sous-types de cellules immunitaires dans le microenvironnement de la tumeur chez des patients atteints d'un adénocarcinome pulmonaire ou d'un carcinome épidermoïde, un sous-groupe immunitaire associé à une survie prolongée des patients a été identifié. Il peut en outre être pronostique de la réponse au nivolumab.

La satisfaction par rapport à la communication avec l'oncologue est le prédicteur le plus fort de la compliance chez les patients recevant des médicaments anticancéreux par voie orale. La réduction du fardeau pour la famille ou les amis est également prédictive de cette compliance à la chimiothérapie orale.

Une étude montre que pendant la période de 1990 à 2013, les non-fumeurs représentaient une proportion croissante de cas de NSCLC. Par contre, aucune augmentation significative de la proportion de cas de SCLC chez les non-fumeurs n'a été notée.