Tout sur NSCLC

En une décennie, les inhibiteurs de tyrosine kinase (TKI) ont permis de faire de grands progrès dans la prise en charge des NSCLC avec mutation(s) de l'EGFR. L'osimertinib, TKI de 3e génération, est particulièrement prometteur.

L'objectif de la chirurgie en cas de cancer du poumon (LC) est une résection complète de la tumeur (R0). Une vaste base de données de l'IASLC portant sur 14 712 patients ayant un statut R complet et des données de survie a été réanalysée selon les critères standardisés de l'IASLC (1). Présentation par le Pr Paul Van Schil (UZ Antwerpen).

La Pr Els Wauters (UZ Leuven) a présenté l'étude KEYNOTE-024, qui a évalué un traitement de 1re ligne par pembrolizumab vs chimiothérapie (CT) dans le NSCLC métastatique avec une expression de PD-L1 ≥ 50% (1).

La prise en charge thérapeutique en 1re intention des NSCLC avec atteinte des ganglions (N2) médiastinaux homolatéraux ou sous-carénaires reste sujette à discussion. Trois spécialistes donnent leur avis: un chirurgien, un radiothérapeute et un oncologue.

Chez les patients souffrant d'un NSCLC, la valeur prédictive de l'hétérogénéité de PD-L1 a été évaluée avant traitement par inhibiteurs du point de contrôle immunitaire (ICI). PD-L1 était significativement associé aux sites de biopsie (p = 0,004), comme l'explique la Dr Myriam Remmelink (ULB Erasme, Bruxelles).

Le 9e symposium d'automne de l'Association francophone belge d'oncologie thoracique (AFBOT) s'est déroulé en ligne le 27 novembre dernier. L'occasion de discuter des plus récentes recommandations dans la prise en charge de certains cancers bronchiques.

Lors du congrès virtuel de l'ESMO 2020, une attention soutenue a été portée aux nouvelles données relatives au cancer du poumon. Ci-dessous figure une sélection des temps forts présentés lors des différentes séances live, essentiellement axées sur le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC).

L'association francophone Belge d'oncologie thoracique (AFBOT) tenait fin 2019 son symposium annuel d'oncologie thoracique. Le BOHN vous propose ici un compte-rendu de quelques-uns des exposés réalisés pendant cette riche et passionnante réunion. - Qu'il s'agisse de l'identification d'altérations de type " driver " ou de biomarqueurs prédictifs de la réponse à l'immunothérapie, nous disposons de nombreux biomarqueurs.

Le Dr Moretti (Institut Bordet) a tenu à rappeler la complémentarité entre l'immunothérapie et la radiothérapie. " Cette complémentarité explique le succès important remporté au cours de l'essai PACIFIC dans le NSCLC. "

Malgré le déclin constant des taux de mortalité ces dernières années, le cancer du poumon reste la principale cause de décès par cancer dans les pays riches. Dans une étude, des chercheurs de Yale ont collaboré avec des chercheurs anglais pour déceler les différences éventuelles concernant la prise en charge des patients atteints d'un NSCLC.

La première analyse intermédiaire de l'essai de phase III KEYNOTE-189 a montré une amélioration significative de la survie globale et sans progression avec l'ajout de pembrolizumab à la chimiothérapie chez les patients atteints d'un NSCLC non épidermoïde. L'essai est toujours en cours.

L'essai de phase II ATLANTIC a montré que le durvalumab était actif dans le traitement de troisième ligne, et au-delà, du cancer du poumon non à petites cellules avancé (NSCLC). Les taux de réponse étaient plus importants chez les patients présentant une expression PD-L1 plus élevée, quel que soit le statut EGFR et ALK. Des réponses durables ont été observées dans toutes les cohortes de l'étude.

La tinzaparine est inefficace, voire dangereuse, en traitement adjuvant du NSCLC. Ces données, qui viennent d'être publiées pourrait, aux dires même des auteurs de l'étude, mettre fin à la recherche sur l'effet antitumoral des HBPM (Héparines de Bas Poids Moléculaire).

Au départ de la " National Cancer Database " (il s'agit d'une base de données oncologique clinique compilant des informations provenant de plus de 1500 hôpitaux accrédités pour le cancer aux États-Unis), on a analysé les résultats de 49 563 patients ayant subi une lobectomie pour un carcinome pulmonaire non à petites cellules (NSCLC) de stade I ou II entre 1998 et 2006.

Une forte consommation de graisse en général et de graisse non saturée en particulier est associée à un risque accru de cancer du poumon. Une forte consommation de graisse saturée est également associée à un risque accru chez les fumeurs.

L'étude FLAURA révolutionne le monde des patients touchés dans le cancer pulmonaire non-à-petites-cellules (NSCLC) EGFR + et propose des perspectives encourageantes.