En effet la combustion de carburants fossiles issus du pétrole est une source importante de telles particules qui sont considérées comme des polluants majeurs et sont liées à divers problèmes de santé, notamment cardiaques et pulmonaires, mais aussi à l'origine de cancers.

Lors de l'EADV 2019, Madrid 9-13 octobre, une équipe de Corée du Sud a montré que les méfaits de la pollution particulaire concernait aussi la chevelure.

Les investigateurs ont exposé des cellules prélevées au niveau de la papille dermique de follicules pileux humains à diverses concentrations de poussière de type PM10 et de particules diesel et après 24 heures ont réalisé un Western Blot pour apprécier les niveaux de certaines protéines spécifiques dans ces cellules.

Les résultats indiquent que l'exposition à ces deux types de pollutions diminue les niveaux de la β-caténine, protéine responsable de la croissance des cheveux et de la morphogenèse, par interaction avec au moins deux des voies de signalisation impliquée dans la production de cette protéine. Les investigateurs rapportent également une diminution dose-dépendante de protéines jouant un rôle crucial dans le bon déroulement du cycle cellulaire (cycline D1, cycline E et CDK2) lequel se trouve donc entravé voire stoppé, ce qui empêche la croissance et le renouvellement des cellules responsables de la croissance des cheveux et de leur persistance au niveau du cuir chevelu.

"L'élucidation du mode d'action des polluants atmosphériques étudiés sur les cellules responsables de la croissance et de la persistance des cheveux aide à mieux comprendre les liens qui existent entre pollution atmosphérique et perte de cheveux", a déclaré Hyuk Chul Kwon, principal investigateur de l'étude.

EADV 2019 Abstract P1027