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Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke est revenu sur l'ajustement de la stratégie de dépistage lors du JT de lundi de la Eén. " C'est une décision difficile, nous avons dû changer de fusil d'épaule rapidement. Si nous ne modifions pas nos priorités dès maintenant, la situation pour les généralistes et les laboratoires pourrait en pâtir. Personne ne sera aidé. "Lors de de la dernière Conférence interministérielle Santé, les ministres ont décidé d'affiner la stratégie de dépistage. Jusqu'au 15 novembre, seuls les patients présentant des symptômes seront testés, à l'exception, entre autres, du personnel soignant. Toute personne ayant été dans une zone rouge ou ayant eu un contact à haut risque avec un patient corona, mais ne présentant aucun symptôme, ne sera donc pas testée, mais mise en quarantaine. La capacité de test devrait être considérablement élargie dans les semaines et les mois à venir souligne encore le ministre. "Et nous sommes déjà dans les trois premiers pays qui testent le plus." Un demi-million de tests antigéniques rapides ont ainsi été commandés. " Nous devons encore voir comment nous allons les utiliser. Ce ne sera pas pour les semaines à venir, mais nous y travaillons. " Le ministre attend une recommandation du groupe de travail dirigé par le professeur Herman Goossens d'ici la fin de cette semaine. Il y a toutefois un hic dans la communication de cette nouvelle stratégie de dépistage : les généralistes ont d'abord été informés par la presse et non par Sciensano. Ce qui a eu le don de mettre les syndicats en colère, dont l'Absym, qui trouve " scandaleux que la nouvelle stratégie de testing ait déjà été communiquée aux médias hier alors que les médecins généralistes eux-mêmes ne disposaient à ce stade d'aucune information "." L'Absym partage l'indignation des médecins généralistes qui en ont assez que les médias communiquent en matière de mise à jour des directives pour les tests Covid-19 avant même que les médecins en personne en soient informés ", continue le syndicat . Ce matin, Sciensano a présenté ses excuses aux médecins généralistes pour cette " fuite dans la presse ". Pour l'ABSyM, pareille situation ne peut se reproduire. " Il est crucial que les médecins généralistes soient les premiers à être informés des nouvelles lignes directrices et ce, afin de ne pas perdre la face devant leurs patients. "