Maggie De Block "dans l'hypocrisie", selon l'Absym, " Un camouflet pour le système de concertation ", pour le GBO (Cartel), " des patients dans l'incertitude ", selon les mutuelles : face aux nombreuses critiques, la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, justifie l'abstention des représentants du gouvernement au conseil général de l'Inami.

La ministre De Block martèle que l'épure du Comité de l'assurance proposée voici 15 jours ne met pas suffisamment le patient au centre. En effet, " sur les 101 millions d'euros d'investissements proposés dans la nouvelle politique, seuls 19 millions d'euros iront au patient. C'est trop peu, beaucoup trop peu, pour nous " alors que " plus de 33 millions d'euros iront à l'augmentation des honoraires (en plus de l'indexation de 1,95%) " et " près de 47 millions d'euros dans les structures (par exemple pour les dossiers électroniques dans les hôpitaux, la réforme de l'hospitalisation de jour, le dossier médical électronique global, casemanagement ". Seul " un petit 19 millions d'euros " est affecté à de nouvelles mesures directement destinées aux patients, calcule Maggie De Block.

Manque de précision du Comité de l'assurance

Le gouvernement reproche également au Comité de l'assurance ses " incertitudes budgétaires ". Là aussi, la ministre enfonce le clou : les 57 millions d'économies proposées pour les hôpitaux ne sont pas détaillés et les économies de 95 millions d'euros proposées au niveau de l'industrie pharmaceutique relève d'un " timing impossible ". En effet, selon la ministre, " des modifications législatives sont nécessaires avant le 1er janvier 2020, pour lesquelles le travail parlementaire doit encore être entamé. Au lieu de 95 millions d'euros, ces mesures menacent de rapporter 0 euro en 2020. "

Et la ministre de conclure : " Le patient n'a aucun souci à se faire : rien ne change pour lui ni d'ailleurs pour les établissements de soins. Les dépenses de santé, comme les dépenses de pension, se poursuivent comme d'habitude même si aucun budget n'a été approuvé. "

Quant à la proposition de budget que la ministre de la Santé publique doit présenter au Conseil des ministres, aucun timing n'est prévu.