Tout sur PSA

Le Prix Elaut 2021 s'est tenu virtuellement le samedi 23 janvier dans les studios de Roularta HealthCare. Cette réunion annuelle, organisée par la Société belge d'Urologie (SBU), offre aux jeunes collègues et futurs urologues l'occasion de présenter leurs travaux et d'échanger des connaissances scientifiques avec des spécialistes expérimentés.

Chez les hommes atteints d'un cancer prostatique non métastasé, une dose supplémentaire de rayons à l'endroit exact où se trouvait la tumeur principale semble réduire le risque de récidive. C'est ce qui ressort de l'étude FLAME, récemment publiée dans le Journal of Clinical Oncology.

Le Dr Kristof Muylle (médecine nucléaire - UZ Brussel) s'est penché sur le rôle du PSMA PET-scan aux différents stades du cancer de la prostate (CP). L'étude proPSMA a montré que le PSMA PET-scan est plus précis que l'imagerie conventionnelle dans la stadification ganglionnaire chez les hommes atteints d'un CP à haut risque. Par rapport à l'imagerie conventionnelle, le PSMA PET-scan a donné lieu à davantage de modifications du plan de traitement du patient et à moins d'observations ambiguës.

Dans cette étude multicentrique, randomisée, ouverte, de phase III, les chercheurs ont comparé l'utilité et les effets indésirables de deux stratégies thérapeutiques auprès de 212 patients recevant une radiothérapie immédiatement après leur prostatectomie radicale, et de 212 patients traités par radiothérapie de sauvetage différée (précoce) après une progression biologique.

Une biopsie guidée par l'imagerie par résonance magnétique (MRI) permet de diagnostiquer un cancer de la prostate cliniquement significatif et de diagnostiquer une maladie cliniquement insignifiante par rapport à une biopsie guidée par échographie transrectale standard chez des hommes présentant une suspicion clinique d'un cancer prostatique.

Un dosage unique du PSA n'est pas associé à une meilleure survie spécifique au cancer de la prostate à 10 ans par rapport à la pratique standard de l'absence de dépistage. Le dépistage est associé à une meilleure détection du cancer de la prostate, en particulier des cancers à faible risque.

Dans cette vidéo le professeur Bertrand Tombal met en perspective des résultats présentés à Chicago par rapport à la situation constatée en Belgique. Sont abordés dans le cadre des cancers hormonorésistants non métastatiques l'impact d'une deuxième ligne de traitement par anti-androgènes et l'importance de l'imagerie dans la prise en charge optimale d'une élévation du PSA chez des patients non traités et la conduite à tenir en cas d'élévation du PSA chez un patient sous traitement de privation androgénique.

Les résultats de l'étude de phase III SPARTAN contrôlée par placebo suggèrent que l'apalutamide est un traitement efficace pour les hommes atteints d'un cancer de la prostate non métastatique résistant à la castration et présentant un risque élevé de développer des métastases et pour qui aucun traitement approuvé n'existe.

Le dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage du PSA est loin de faire l'unanimité et n'est pas approuvé par la majorité des guidelines. Les recommandations préconisent en revanche de cibler le dépistage en tenant compte des facteurs de risque individuels.

Un taux d'antigène prostatique spécifique (PSA) ≤ 0,2 ng / mL à 7 mois après le début du traitement de privation androgénique est significativement associé à une survie globale plus longue dans le cancer de la prostate métastatique hormonosensible, indépendamment du traitement au docétaxel. L'ajout de docétaxel augmente la probabilité de réduire le taux de PSA et est également associé à une amélioration de la survie.