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Des activistes se déguiseront en ministre et recevront une piqûre symbolique, portant le message "une piqûre de rappel pour les soins de santé". "Depuis longtemps déjà", le secteur tire la sonnette d'alarme en raison de la charge de travail excessive qui rend de "plus en plus difficile" la fourniture de soins de qualité, dénonce le syndicat.Cette "piqûre de rappel" fait suite à une manifestation qui avait réuni, en janvier, plus de 20.000 travailleurs du non marchand, et à une rencontre avec le ministre lors de laquelle il est apparu qu'il n'y avait "pas de volonté de débloquer les fonds nécessaires pour répondre aux demandes du secteur", d'après le syndicat socialiste. "Entre-temps, nous entendons chaque jour comment l'argent du budget est géré", poursuit le syndicat socialiste: "augmentation des pensions des parlementaires, plus d'un demi-million d'euros pour un centre d'expérience autour du chocolat, le lancement d'une application de promenades... L'argent n'est donc pas épuisé, ce sont les travailleurs qui le sont". En outre, les ministres ont déclaré dans la presse que le non marchand ne devrait pas demander constamment plus de ressources et qu'il y avait un "problème de culture dans le secteur". Une affirmation perçue comme une "énième gifle pour les travailleurs", écrit le syndicat rouge, pour qui il ne s'agit pas d'un problème de culture, mais "d'un problème d'argent". Le secteur réclame notamment une réduction collective du temps de travail pour tous les travailleurs, du soutien pour les charges physiques et mentales, un travail "faisable avec un horaire réaliste et sans flexibilité débridée".BELGA