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Une enquête menée par l'Institut de santé publique Sciensano en juin 2023 démontre que, parmi les Bruxellois, "12,9% présentent des symptômes d'anxiété et 12,6% des signes de dépression". La Cocom indique pourtant qu'une part non négligeable de personnes ayant besoin de soins de santé mentale n'en bénéficient pas."Cette situation est préoccupante", souligne Luc Detavernier, administrateur délégué de la Plateforme pour la Santé Mentale à Bruxelles. "Quand on compare avec la période 2018-2022, on constate que de nombreux éléments supplémentaires influencent l'état de santé mentale des citoyens : il y a eu la guerre en Ukraine, la crise liée à l'énergie en automne. Autant d'éléments qui, ajoutés les uns aux autres, participent de cette situation. On le voit, nos concitoyens tardent beaucoup trop à demander une prise en charge. Il est donc important de déstigmatiser le fait d'aller voir quelqu'un : oser en parler, ne plus avoir peur de partager ses problèmes." "En lançant une campagne de sensibilisation en partenariat avec PsyBru, une initiative qui permet aux citoyens de trouver aisément un psychologue conventionné dans leur commune, la Cocom souhaite encourager les Bruxellois à s'exprimer, à oser partager leur mal-être", a explicité Nathalie Noël, fonctionnaire dirigeante à l'administration de la Cocom. "Il est également important de sensibiliser l'entourage de ceux qui souffrent. Ils sont les premiers à repérer une difficulté. Et une intervention précoce peut faire toute la différence."Selon la Cocom, cette campagne de sensibilisation s'inscrit dans le cadre de la convention de soins psychologiques de première ligne soutenue par le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, le SPF Santé publique et l'Inami.Les problèmes de santé mentale entraînent aussi des conséquences dans le domaine du travail : en 2021, ils représentaient 44% des cas d'invalidité chez les salariés bruxellois, la première cause d'invalidité devant les troubles musculo-squelettiques (mal de dos etc.).