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Imaginez, votre patient est devant vous et vous désirez lui donner des explications simples et pertinentes concernant sa santé, ou vous enseignez à de futurs prestataires de soins et désirez leur faire comprendre une pathologie, un traitement ou une technologie de façon imagée, facilement compréhensible: vous ouvrez l'interface Sora, vous rédigez votre demande sous forme de langage courant et hop! le logiciel vous sort une mini-vidéo sur-mesure.C'est désormais quasi possible: OpenAI a annoncé ce jeudi le lancement (dans un premier temps auprès d'un public cible), d'une nouvelle interface d'intelligence artificielle générative. Basée sur les recherches précédentes sur les programmes DALL-E et ChatGPT, Sora est encore en cours de test, a précisé la start-up californienne adossée à Microsoft. Plusieurs dizaines de vidéos sont déjà présentées sur le site, avec le texte qui a permis de les générer, ainsi que leurs forces mais aussi leurs faiblesses. Le programme (dit "text-to-video model") peut générer des vidéos d'une durée maximale d'une minute pour le moment, "tout en maintenant une qualité visuelle et en respectant la demande de l'utilisateur", explique OpenAI. Sora permet aussi de créer une vidéo à partir d'une image fixe ou d'allonger des vidéos existantes. Le géant de l'intelligence artificielle prévient que le modèle actuel de la plateforme présente encore des défauts, avec par exemple une confusion entre la gauche et la droite ou l'incapacité à maintenir une continuité visuelle durant toute la vidéo. "Par exemple, une personne peut prendre une bouchée de cookie, mais ensuite, le biscuit ne montre pas de trace de morsure", a précisé Sam Altman.Sam Altman, le patron d'OpenAI, a déclaré sur X que l'accès allait être offert à un nombre limité de créateurs dans une phase expérimentale. Pour la start-up de San Francisco, la question de la sécurité constitue plus que jamais un enjeu essentiel. Des simulations vont être organisées avec des utilisateurs mis au défi de produire des dysfonctionnements ou de créer des contenus inappropriés pour mieux définir les limites de la plateforme et créer des garde-fous."Nous construisons également des outils pour aider à détecter les contenus trompeurs, tels qu'un détecteur capable de déterminer si une vidéo a été générée par Sora. Nous prévoyons d'inclure les métadonnées C2PA à l'avenir si nous déployons le modèle dans un produit OpenAI.""Nous allons engager des décideurs politiques, des éducateurs et des artistes à travers le monde pour comprendre leurs préoccupations et identifier les cas positifs d'utilisation de cette nouvelle technologie", ajoute OpenAI.D'autres sociétés travaillent sur des outils semblables, Google prépare par exemple "Lumière", et Meta "Emu", pour répondre à ses contacts avec des stickers sur WhatsApp et Instagram.