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On le sait, les problèmes de santé sont plus fréquents en prison que pour une population équivalente en-dehors des établissements pénitentiaires. En cause, les conditions de vie: sentiment d'angoisse, manque d'hygiène, accès restreint aux moyens de prévention, manque de liens sociaux, promiscuité... Il est donc fondamental d'assurer aux détenus un accès à ces moyens de promotion de la santé durant leur incarcération. C'est pour cela que le gouvernement wallon, sur proposition de sa ministre de la Santé, avait décidé, le 5 octobre dernier, de lancer un appel à projet à hauteur de 900.000 euros, l'objectif principal étant d'améliorer le bien-être global des détenus, ainsi que leur santé mentale, via des actions axées sur les conditions nuisibles à la bonne santé mentale et au bien-être des individus dans un milieu où la santé mentale est mise à rude épreuve. Il s'agit également de promouvoir le développement d'habilités et de comportements protecteurs favorisant une bonne santé mentale.Fin décembre, dix projets ont été retenus, portant tant sur la mise en place d'actions relatives à la santé mentale (prévention du suicide), au bien-être en mettant en avant la dimension genre (actions spécifiques femmes), aux assuétudes, polydépendances, dépendance tabagique, ou encore mise en place de groupes de parole favorisant le bien-être général des détenus. Les ASBL retenues sont I.Care, le Service d'étude et de prévention du tabagisme, le Service éducation pour la santé de Huy, un Pass dans l'Impasse, Destination, l'Ambulatoire de Forest, Aide et reclassement et C.A.P Fly." La vie en prison est particulièrement dure, on constate un vrai besoin d'actions en promotion et prévention de la santé auprès des détenus. Ces différents projets permettront de mettre l'accent sur les besoins spécifiques aux personnes incarcérées, tant en matière de santé mentale via des groupes de parole par exemple, mais également en termes de tabagisme ", explique Christie Morreale.