Tout sur Cancer

CANCER DU POUMON La prise en charge du cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) avancé évolue à toute vitesse, tant sur le plan de l'immunothérapie que sur celui des thérapies ciblées. Nous avons demandé au Pr Lore Decoster (chef de clinique d'Oncologie médicale à l'UZ Brussel) ce que l'année 2019 nous a apporté.

RECHERCHE FONDAMENTALE En oncologie, un intérêt croissant se porte sur le microbiote intestinal. Les travaux du Pr Laure Bindels, à l'UCLouvain, tentent de comprendre comment le microbiote contribue à la cachexie cancéreuse et d'identifier des cibles thérapeutiques pour l'enrayer.

CANCER DE LA PROSTATE La réunion annuelle de l'ASCO a notamment était marquée par la présentation de deux nouvelles études randomisées de phase III qui ont questionné la place à donner aux inhibiteurs du récepteur des androgènes de nouvelle génération dans le traitement du cancer de la prostate métastatique sensible à la castration et chez qui, pour la plupart, les métastases venaient juste d'être diagnostiquées.

SYNDROMES MYÉLODYSPLASIQUES L'anémie est le problème essentiel des syndromes myélodysplasiques à faible risque de transformation en leucémie aiguë myéloïde, tout particulièrement chez le sujet âgé. D'une part, la correction de cette anémie impose bien souvent le recours à des transfusions dont les contraintes sont bien connues et d'autre part, un taux bas d'hémoglobine est associé à une très mauvaise qualité de vie.

MYÉLOME MULTIPLE En dépit de progrès récents indéniables, le myélome multiple reste très largement une maladie incurable que l'on essaye de dompter le mieux et le plus longtemps possible.

MÉLANOME Paul Nathan a discuté de l'effet du traitement de 1re ligne à long terme après l'analyse des données à 5 ans fournies par les études de phase III COMBI-d (combinant dabrafenib (D), un inhibiteur de BRAF et le trametinib (T), un inhibiteur de MEK, versus D + placebo) et COMBI-v (D+T versus vémurafénib).

DLBLC Jusqu'à 40% des lymphomes diffus à grandes cellules B (DLBCL) traités par R-CHOP deviennent réfractaires ou rechutent. Il est donc logique de penser qu'un traitement d'entretien pourrait diminuer ce risque.

LEUCÉMIE MYÉLOÏDE AIGUË Le gène FLT3 est muté dans environ un tiers des LMA. Cela n'empêche pas l'obtention d'une rémission complète, mais est associé à un risque accru de rechute. Jusqu'à présent les résultats des inhibiteurs de FLT3 étaient peu convaincants (piètre spécificité et développement de résistance).

FIV La première génération d'enfants conçus grâce à la technologie de procréation assistée (ART) - y compris la fécondation in vitro (FIV) - ne montre aucun risque accru de cancers par rapport à la population en général ou à ceux conçus avec d'autres méthodes de fertilité.

Comme rapporté par notre compatriote Bertrand Tombal et al. dans la prestigieuse revue The Lancet Oncology , le traitement par enzalutamide est associé une progression de la douleur significativement retardée.