...

Le cancer de la prostate métastatique (CPm) est génétiquement hétérogène. Environ 90% des patients atteints de ce cancer et résistant à la castration (CPRCm) présentent des anomalies génomiques, essentiellement des mutations des récepteurs des androgènes (RA). Le groupe " BRCAness " rassemble des tumeurs associées à un déficit en BRCA1/2 et à des facteurs de DDR apparentés. Dans l'étude de phase III PROFOUND, les patients atteints d'un CPm voyaient une amélioration de leur survie sans progression médiane avec l'olaparib, un inhibiteur de la PARP, en particulier en présence de mutations de BRCA1/2. Un nombre considérable de patients atteints d'un CP présente des mutations touchant la lignée germinale, héréditaires. C'est pourquoi les tests génétiques pour les patients atteints d'un CPm sont essentiels, mais il faut distinguer les gènes à haut risque (HOXB13 et BRCA1/2, par exemple) et ceux à faible risque, déclare la Pr Claes. La consultation d'oncogénétique peut confirmer l'origine héréditaire et est importante pour déterminer le risque de nouveaux cancers dans la famille. Des conseils en matière de prévention et de dépistage peuvent alors être utiles. Pendant la discussion, la Pr Claes a souligné que l'oncologie de précision contribuera à déterminer le traitement optimal pour les patients présentant certaines anomalies génétiques. Les données récentes de l'étude IPATential150, qui montrent que les patients présentant une perte de la PTEN réagissent bien à un inhibiteur de l'AKT, en sont un exemple concret.