Élections 2018: quel est le résultat des médecins ?

18/10/18 à 10:15 - Mise à jour à 10:15

Le journal du médecin a suivi les résultats des médecins s'étant présentés aux élections, mais aussi des élus en charge de la santé que ce soit au niveau fédéral, régional et communautaire. Impossible d'être exhaustif, évidemment, mais on peut dire que la profession a bien presté au niveau des scrutins.

Élections 2018: quel est le résultat des médecins ?

© iStock

À Bruxelles

Jacques Brotchi (Uccle, 3,44 % des voix)

L'ancien chef de service de neurochirurgie (MR) l'hôpital Erasme et accessoirement député bruxellois sans oublier sénateur désigné par le Parlement de la Région de Bruxelles-capitale recueille 1.384 voix soit 3,44 % des voix de préférence. Il est dans le top 5 du MR ucclois, mais n'égale pas son bon score de 2006 (1.806 voix de préférence. Il avait choisi de ne pas se présenter en 2012.

Didier Gosuin (Auderghem, 19.88 % des voix)

Le ministre bruxellois (Défi) de l'Économie et de l'Emploi poussait sa liste - la liste du bourgmestre - à la commune d'Auderghem. L'homme, également en charge de la politique de Santé à la Cocom conserve la majorité absolue récoltant près d'une voix sur cinq au sein de sa commune (3.497 voix sur 17.587 bulletins déposés). Il perd tout de même près de 2.000 voix de préférence par rapport à 2012.

Cécile Jodogne (Schaerbeek, 3,09 % des voix)

La ministre (Défi), membre du Collège de la Cocof, chargée de la Santé se présentait à Schaerbeek sur la liste du bourgmestre, Bernard Clerfayt (Défi), comme en 2012. Si la liste sort vainqueur des scrutins, la femme politique perd tout de même 400 voix par rapport à 2012 (1.750 voix contre 2.150).

Catherine Moureaux (Molenbeek, 17,29 % des voix)

Le Dr Catherine Moureaux (PS) a gagné son pari de reprendre la commune des mains du MR (lire jdM 2555). Elle a obtenu 7.133 voix, arrivant en tête des voix de préférence dans sa commune, juste devant Françoise Schepmans (MR) (6.488 voix). La liste de la fille de l'ancien bourgmestre de la commune a raflé 31,34 % des voix. Un plébiscite qui sonne comme une revanche. À l'heure de boucler cette édition, le Dr Moureaux négociait avec le PTB-PVDA, qui a réalisé un très beau score (13,61%) dans cette commune bruxelloise, une coalition PS-PTB. Une première à Bruxelles.

Guy Vanhengel (Evere, 2,54 % des voix)

Le ministre bruxellois chargé des Finances et du Budget (Open-VLD) est également membre du collège réuni de la Cocom, chargé, entres autres, de la politique de la Santé. Il obtient 504 voix des électeurs éverois. Il se présentait dans la commune bruxelloise non pas sur la liste du MR, mais bien sur liste du bourgmestre, Rudi Vervoort (PS), ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-capitale. Comme en 2012. Ce qui lui a valu quelques remontrances du parti de droite.

Patrick Zygas (Uccle, 1,10 % des voix)

Le spécialiste du Chirec (MR) récolte 443 voix dans sa commune, contre 508 voix en 2012. Ce léger tassement est sans doute dû à l'affaire du Kazakhgate dont son parti a souffert. Le MR perd en effet près de 15 % (et la majorité absolue) dans la commune.

En Wallonie

Daniel Bacquelaine (Chaudfontaine, 15,59 % des voix)

Le médecin généraliste, ministre en charge des Pensions au Fédéral (MR) était candidat à sa propre succession à Chaudfontaine. Son parti Up ! , à tendance libérale, récolte 55,06 % des suffrages et la majorité absolue. C'est trois points de mieux qu'en 2012. Mais à titre personnel, c'est un tiers des Calidifontains en moins qui ont voté pour le ministre (2.229 voix contre 3.486 en 2012), préférant donner leur voix au bourgmestre faisant fonction, Laurent Burton (MR).

Marc Barvais (Mons, 3,94 % des voix)

Le médecin, président du CPAS de Mons et président du CHU Ambroise-Paré depuis le 1er juillet dernier, perd des plumes dans le chef-lieu du Hainaut (2.210 voix contre 3.419 en 2012), tout comme le PS d'ailleurs qui enregistre une baisse de 10,91 %. Le parti perd donc la majorité absolue et devra composer, vraisemblablement, avec Écolo.

David Bouillon (Mons, 1,12 % des voix)

" Je suis content de mon résultat (627 voix, ndlr) ", confie le Dr David Bouillon, candidat sur la liste Mons en mieux. " C'était la première fois que je me présentais à une élection. En plus, sur une liste d'opposition dans une ville qui vote traditionnellement à gauche. Cette campagne a été fort violente à mon encontre. J'ai tout de même félicité Nicolas Martin, le nouveau bourgmestre de Mons, parce que le combat que je mène concerne avant tout les patients et les démunis. En étant élu en tant que conseiller communal, je vais pouvoir défendre les dossiers qui me tiennent à coeur et les actions entreprises pour les habitants. "

Rudy Demotte (Tournai, 9,88 % des voix)

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles (PS), en charge de l'Agrément et du contingentement des professions de soins de santé est aussi bourgmestre empêché de Tournai. Si le PS se maintient à la tête de la ville, le parti a perdu plus de 6 % et obtient " seulement " 35,92 % des voix. La chute est encore plus dure pour le bourgmestre qui est devancé par Paul-Olivier Delannois (PS), bourgmestre faisant fonction et futur bourgmestre tout

court d'une coalition PS-Écolo. Rudy Demotte fait 1.400 voix de moins que son colistier pourtant troisième sur la liste (4.303 voix contre 5.700). Il fait surtout 3.158 voix de moins qu'il y a six ans.

Catherine Fonck (Frameries, 7,62% des voix)

La néphrologue et députée fédérale (cdH) poussait la liste à tendance humaniste Be Frameries dans la commune éponyme. Le parti gagne 5,3 % par rapport aux précédentes élections (28,91 % contre 23,61%) et profite de la baisse de régime du PS qui perd 7,62 % des voix mais reste majoritaire avec 41,41 % des voix. À titre personnel, Catherine Fonck réalise un score équivalent à celui de 2012, dépassant par la même occasion la tête de liste avec 1.064 voix.

Alda Greoli (Liège, 0,54 % des voix)

La ministre wallonne de la Santé fait un très faible score dans la Cité Ardente, avec 581 voix sur 107.269 bulletins déposés. Trois explications à cela. D'abord sa place dans la liste : en neuvième position, il fallait la voir. Ensuite, le faible score du cdH, avec une véritable chute des humanistes (de 14,01 % à 6,76%). Enfin, c'est la première fois qu'elle se présente dans la ville principautaire. Peut-être ne s'intéresse-t-elle pas à la politique communale ?

Jean-Luc Jacob (Marche-en-Famenne, 3,35 % des voix)

Le médecin wahain, seul médecin présent dans ce top ayant participé aux provinciales, récolte 1.329 voix sur 39.570 bulletins déposés dans le district de Marche-en-Famenne, soit 3,35 % des voix de préférence. Un beau résultat pour le généraliste dont c'est la première participation. Le MR se retrouve deuxième parti de la province avec 26,25 % des voix derrière le cdH en tête avec 31,66 %.

Philippe Lejeune (Merbes-le-Château, 28,40 % des voix)

Le Dr Lejeune (PS) se présentait aux élections communales malgré son inculpation en juin dernier et les affaires qui ont secoué tant sa commune que l'Intercommunale de santé publique du pays de Charleroi, l'ISPPC. Candidat à sa propre succession, le médecin a réussi son pari puisque le parti socialiste gagne plus de 10 % par rapport aux élections de 2012 et conserve la majorité absolue avec 69,63 % des voix. Le bourgmestre arrive même à conserver 852 des 864 voix de 2012, plus d'un Merbien sur quatre ayant voté pour lui en 2018.

Sophie Merckx (Charleroi, 3,70% des voix)

Le Dr Merckx (PTB), dépasse toutes les attentes à Charleroi avec 4.163 voix de préférence. Le parti arrive ainsi à 15,73 % des voix (+12 points) et neuf sièges au conseil communal. Dans une récente interview accordée à la Libre, elle déclare que le parti s'attendait à une percée. " On a beaucoup parlé de vague verte, mais on oublie parfois la poussée rouge vif, bien présente également. " Et à la question de comment elle envisage le conseil communal, elle répond : " La politique va rester un combat, nos interpellations continueront de faire remonter les problèmes des Carolos devant le conseil communal. On garde le modèle du PTB : rue-conseil-rue. Quand j'étais toute seule, la majorité était parfois agacée. On prévient tout de suite, on ne compte pas changer de tactique... Ce qu'on va pouvoir faire par contre, c'est intervenir sur des thèmes que je n'avais pas toujours le temps de traiter quand j'étais toute seule, la santé en ce qui me concerne. "

Élections 2018: quel est le résultat des médecins ?

En Flandre

Maggie De Block (Merchtem, 14,15 % des voix)

À Merchtem, Maggie De Block ne succèdera pas à son frère, Eddie De Block, au pouvoir depuis 2000 mais qui se consacre désormais à son activité de médecin. Mais souhaitait-elle vraiment lui succéder ? S'est-elle suffisamment occupée de la commune de Merchtem ? Si le succès est réel puisque la liste de Maggie De Block " 1785 " arrive largement en tête du scrutin local avec 36,9 % des voix, avec 1.655 voix de préférence, Maggie De Block ne scindera pas l'écharpe mayorale mais bien Maarten Mast, indépendant sur la Lijst1785, qui récolte 1.091 voix. Celle-ci fera alliance avec le CD&V Plus. Explication de l'intéressée ? " Il y a un parti en plus donc le gâteau doit être partagé en cinq plutôt qu'en quatre. "

Jo Vandeurzen (Genk, 7,37 % des voix)

Le ministre flamand de la Santé était présent à Genk pour pousser la liste de son parti, le CD&V, qui récolte 38,6 % des voix dans la commune limbourgeoise (contre 41,01 % en 2012). L'homme, fort des 3.225 voix en sa faveur, et son parti se maintiennent et gardent le même nombre de sièges malgré la présence d'une autre pointure, la secrétaire d'État à la lutte contre la pauvreté, entre autres : Zuhal Demir (N-VA).

En savoir plus sur: