Tout sur Emmanuel André

Maggie De Block a été choisie pour présider un comité d'experts créé dans le cadre du programme One Health de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L'EBM ou Evidence Based Médecine est un concept qui m'est apparu pour la première fois alors que j'étais sur les bancs de l'université. Cette matière était présentée à l'époque par son porte-parole, le Pr Chevalier. Alors que je tentais de percevoir l'intérêt et les perspectives de cette matière au travers des méandres de ces concepts bien souvent fastidieux, ces dernières me sont apparues plus utiles quand j'ai commencé mes stages en médecine générale. Je me suis rapidement rendu compte que ce que mes professeurs m'avaient enseigné n'était pas immuable et surtout que ces connaissances devaient être questionnées et mises en perspective dans le cadre d'une pratique de terrain.

Inégalité de santé, publics précarisés, déterminants sociaux de la santé: pas de doute, on est bien aux Assises de Solidaris, qui se sont tenues la semaine dernière. L'occasion de se plonger dans un débat qui sort un peu des sentiers battus, celui des droits fondamentaux en ces temps de Covid-19. La parole aux experts.

À Bruxelles, la Commission communautaire commune a décidé de simplifier la procédure de test pour faciliter le dépistage des personnes symptomatiques au coronavirus et de celles identifiées comme contacts à haut risque.

Le Pr Frédéric Cotton, au nom de Take Care of Care (www.goodmedecine.com/takecareofcare/), chef de service de chimie médicale - Laboratoire hospitalier universitaire de Bruxelles (LHUB-ULB), estime que " dépister les sujets asymptomatiques dans les zones à taux élevé de contamination comme la région d'Anvers, et à présent celles de Bruxelles et Liège, est le meilleur moyen de briser les chaînes de transmission ". Take Care of Care plaide pour des procédures facilitées, sans passer par la prescription du généraliste car " elle constitue un ralentissement du processus et une lourde charge pour les médecins ". Une observation stricte du port du masque et des gestes barrières reste plus que jamais indispensable mais il faut éviter d'imposer à tout le pays une restriction drastique de la bulle de contacts impossible à respecter.

Le Monde des spécialistes (Modes, Cartel) accueillait la semaine dernière en " webinaire " (séminaire en ligne) le désormais célèbre virologue Emmanuel André. Retour sur quatre mois de crise pandémique avec un " homme de l'intérieur ", microbiologiste à l'Université de Leuven où il dirige un laboratoire dédié aux pathogènes rares et ex-porte-parole Covid pour le gouvernement fédéral. D'emblée, le Dr André se dit persuadé qu'une deuxième vague nous attend à l'automne. Mais cette fois, nous serons prêts, assure-t-il.

Le débat du mardi 16 juin fut animé en Commission wallonne de la Santé autour du suivi de contacts. Christie Morreale, ministre wallonne de la Santé, a tenu à défendre le bilan au niveau régional. Le lendemain, la Conférence interministérielle Santé publique se penchait à son tour sur le sujet. Le point de mire : une application en complément du suivi manuel.

La CIM (La Conférence interministérielle Santé publique) s'est à nouveau réunie ce 17 juin autour de la question de la gestion de la pandémie de Covid-19. Elle a accordé une attention particulière aux avancées dans la stratégie de dépistage et dans les suivis de contacts ainsi qu'à la détection rapide de tout nouveau foyer de l'épidémie. Tous ces aspects jouent un rôle crucial dans la préparation du pays à une éventuelle seconde vague de l'épidémie.

Plusieurs cadors du secteur déclarent sur les réseaux sociaux être fort curieux de découvrir les prochains chiffres du budget de l'Inami poste par poste. Certains estiment même que le budget de 2020 pourrait être inférieur aux prévisions budgétaires en raison de la réduction des hospitalisations classiques.

Le contact-tracking respecte, selon le patron de la plateforme eHealth, Frank Robben, toutes les recommandations relatives à la vie privée. Le personnel des call-centers est en effet tenu au secret professionnel. Cependant, une appli telle la DP-3T serait meilleure qu'un système manuel. Et, paradoxalement, moins intrusive.

Une large analyse sanguine démontre pour la première fois que la vaste majorité des Belges sont vulnérables face au coronavirus Covid-19. Il y a trois semaines, seuls 3% de la population présentaient les anticorps contre le virus, selon une étude des épidémiologistes Pierre Van Damme et Heidi Theeten (UAntwerpen), citée dans De Standaard et Het Nieuwsblad jeudi. Emmanuel André estime toutefois que cela doit être supérieur car cette étude date de trois semaines.

C'est humain : à peine le plateau de l'épidémie atteint, on songe à en provoquer la fin le plus vite possible. Mais comment faire ? Très vite se croiseront en rue les personnes à activité essentielle (contaminés ou pas), les guéris non contaminants, les potentiels contaminants à ne pas contaminer, etc. Le faire sans briser des droits fondamentaux sera très difficile.

La Belgique enregistrait, vendredi matin, 325 décès survenus au cours des dernières 24 heures, ont indiqué le Centre de crise et le SPF Santé publique lors de leur point presse quotidien. À ce nombre s'ajoutent 171 décès en maisons de repos en Flandre notifiés entre le 18 et le 31 mars compris. Le bilan total est désormais de 3.019 victimes du coronavirus dans le pays.

En 24h, 420 admissions et 235 sorties ont été enregistrées dans des hôpitaux belges. Le nombre de patients en soins intensifs en raison d'une infection au SRAS-Cov2 a diminué (-4 personnes), de même que ceux sous respirateurs (-11), ont annoncé lundi le Centre de crise et le SPF Santé publique lors de leur point quotidien. 185 nouveaux décès ont été comptabilisés.

Les autorités sanitaires ont dénombré 243 nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus. En tout, 1.486 infections ont été détectées en Belgique. Un total de 14 décès sont à déplorer, soit quatre de plus.

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Article du magazine

La prévalence de l'asthme est toujours en augmentation dans notre pays, et tout particulièrement chez les enfants au nord du sillon Sambre-et-Meuse - la faute en revient sans doute à une densité de population et à un degré de pollution atmosphérique plus élevés. Dans ce contexte, plus que jamais, le choix d'un traitement adapté et la garantie d'un bon suivi sont d'une importance majeure.