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Le système de concertation belge, qui repose sur des accords tarifaires conclus entre les prestataires de soins et les mutualités, a plus que prouvé son bien-fondé. Toutefois, au cours de la législature actuelle, ce modèle de concertation tant vanté s'est de plus en plus érodé. À la place, nous avons eu droit à des décisions autocratiques émanant d'un gouvernement qui s'engage principalement à plus d'autorités, plus d'administration, plus de réglementations, plus de centralisation et à des soins dirigés par l'État. Cette politique autoritaire conduit à un malaise croissant chez les médecins et les autres prestataires de soins. Contrairement à ce que les politiques laissent entendre, rien ne prouve que les soins soient devenus plus qualitatifs au cours de la législature grâce aux mesures du gouvernement actuel... Au contraire. Les chiffres du Gemeente-Stadsmonitor récemment publiés par les autorités flamandes indiquent que la satisfaction à l'égard de l'offre de dispositifs de soins de proximité (médecins généralistes, hôpitaux, ...) a chuté de manière spectaculaire en peu de temps. Il est urgent d'inverser la politique. C'est dans cette optique que l'Absym propose un plan en 12 points aux partis du futur gouvernement. Notre mémorandum (www.absym-bvas.be/fr) se concentre sur les points suivants: 1. Le MG mandataire et copilote du patient ; 2. Réduire les réglementations et garantir la cogouvernance ; 3. Tout ou rien pour la réforme de la nomenclature ; 4. De l'attention pour les spécialistes extra-muros ; 5. Une rémunération correcte pour la permanence des médecins spécialistes ; 6. Concentrer les soins, uniquement dans l'intérêt du patient ; 7. Tarif avantageux pour les patients réellement dans le besoin ; 8. Les connaissances médicales sont déterminantes, les lignes directrices viennent en soutien ; 9. Vie privée et utilisation correcte des données de patients ; 10. Inflation et norme de croissance ; 11. Moins d'autorités et non plus ; 12. Affiner la planification de l'offre médicale.