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Le report de l'interdiction des suppléments est particulièrement mis en avant par l'Absym comme une victoire. L'interdiction n'est pas entrée en vigueur en début d'année, mais a été déplacée à l'année prochaine. En 2025, cela ne concernera qu'un million de compatriotes aux revenus très limités, qui ont également le statut de patient chronique, précise l'Absym. Une enquête des mutualités sur leurs revenus doit identifier les patients éligibles. Le ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke (Vooruit), maintient néanmoins son intention d'instaurer une interdiction des suppléments pour tous les patients en maison de repos à partir de 2026. D'ici fin mars de cette année, une réglementation avec des pseudo-codes doit être mise en place pour permettre aux médecins de facturer les coûts non remboursés au patient. Un montant de dix millions d'euros est également prévu dans l'accord pour compenser la perte pour les médecins. Rappelons que l'accord pour deux ans a été conclu dans la nuit du lundi au mardi 19 décembre. L'indexation linéaire de toutes les rémunérations est également une victoire pour l'Absym. En outre, le Cartel revendique l'accord comme une victoire pour les négociateurs, et l'AADM se déclare également satisfaite du compromis atteint. À partir de la date de publication du texte au Moniteur belge, les médecins ont 30 jours pour résilier l'accord via l'application web ProSanté s'ils le souhaitent. Le statut social pour les médecins qui adhèrent à l'accord s'élève à 5.881,81 euros. Pour les médecins qui adhèrent partiellement à l'accord, ou qui atteignent uniquement le seuil d'activité réduit pour leur spécialité, l'avantage social est de 2.774,59 euros. Les médecins en formation reçoivent de l'Inami une allocation sociale de 7.916,68 euros. Dispositions pour les médecins généralistes: L'honoraire du DMG pour les patients chroniques de moins de 30 ans et de plus de 85 ans est augmenté de 21%. Les problèmes de paiement des honoraires du DMG doivent être résolus. Dans les derniers mois de 2023, l'honoraire de permanence des médecins généralistes (code 101113) a été temporairement réduit. À partir de janvier 2024, il est à nouveau de 4,66 euros. Un groupe de travail réexamine l'application de ce numéro d'ici le 30 juin 2024. L'honoraire actuel de disponibilité pour le service de garde le week-end et les jours fériés est doublé. Le budget réservé en 2023 pour le soutien pratique des médecins généralistes (16,7 millions d'euros en dehors du New Deal) est réparti en deux primes. Une prime unique de 7.500 euros soutient les cabinets qui embauchent leur premier employé, pour compenser les coûts de fonctionnement et d'infrastructure liés à une première embauche. Le cabinet doit cependant répondre à certaines conditions minimales. Une deuxième prime forfaitaire pour la gestion des cabinets est réservée aux cabinets déjà dotés de personnel (maximum de 1.794, 2.392 ou 3.588 euros par trimestre en fonction du nombre de DMG). Cette prime compense les coûts de gestion du personnel comme dans le New Deal. En vue de la création de partenariats au sein de collaborations fonctionnelles, le budget des postes de garde est augmenté de 25%. Un groupe de travail doit revoir le service de garde organisé des médecins généralistes. La médico-mut lance également un appel à la réalisation rapide d'un triage efficace avec l'implication des opérateurs du 1733. À partir de juillet 2024, une indemnité forfaitaire mensuelle de dix euros sera accordée pour le soutien aux patients palliatifs et à leurs aidants pendant un maximum de six mois. Dispositions pour les médecins spécialistes: Pour les pédopsychiatres, il y aura une adaptation de la nomenclature pour la thérapie de groupe et une indemnisation des activités sans contact avec les patients. La majoration pour les enfants de moins de sept ans pour les ophtalmologues est augmentée de cinq euros. Le régime de soins somatiques pour les patients psychiatriques est étendu aux services psychiatriques des hôpitaux généraux (indemnisation pour l'interniste, le neurologue, etc.) ; la psychiatrie de liaison dans d'autres services hospitaliers est en cours d'élaboration. Les gérontologues reçoivent une compensation plus importante pour la consultation pluridisciplinaire (de 127,73 à 151,5 euros). Il y a une revalorisation supplémentaire des consultations des disciplines avec le moins d'actes techniques et les revenus les plus bas, tels que les pédopsychiatres, les hématologues, les neurologues: 1 euro en plus de l'index. Les infectiologues et microbiologistes reçoivent une indemnisation pour l'examen d'un patient hospitalisé. Cela pourrait être la première étape vers une nomenclature à élaborer. Le système des centres de traumatologie (rapport KCE 281) est développé. Pour cela, une indemnité permanente doit être mise en place pour les différentes disciplines concernées (à partir de 2025). Pour le parcours de rééducation pulmonaire multidisciplinaire (en vue de prévenir les hospitalisations), un groupe de travail doit formuler une proposition concrète en 2024. Un nouveau modèle de financement pour l'imagerie médicale lourde doit augmenter la part des examens par résonance magnétique (RMN) et réduire le nombre d'examens par scanner (CT). Des honoraires substantiels sont prévus pour l'accompagnement des patients débutant la dialyse.