"Naissance" au 1er octobre du pharmacien de référence

04/10/17 à 13:20 - Mise à jour à 14:04

Le nouveau statut de pharmacien de référence annoncé déjà depuis des mois est une réalité depuis le début du mois d'octobre.

"Naissance" au 1er octobre du pharmacien de référence

Aux Etats-Unis, les grandes pharmacies disposent d'un ou plusieurs pharmaciens conseillers et même parfois d'un médecin généraliste. © ISOPIX

Les patients atteints de maladie chronique peuvent choisir un "pharmacien de référence" depuis le 1er octobre afin de les aider à bien utiliser leurs médicaments, a annoncé mercredi la ministre de la Santé Publique Maggie De Block, au lancement de la campagne d'information pour ce nouveau service. Cet accompagnement personnalisé des malades chroniques vise à offrir une écoute attentive, mais aussi à leurs fournir un schéma reprenant tous les médicaments qu'ils utilisent. "Le pharmacien est l'expert du médicament. Il est donc le mieux placé pour s'assurer du suivi du traitement des patients atteints de maladie chronique", insiste Mme De Block.

D'une part, le patient chronique désigne son "pharmacien de référence" en signant une convention avec le pharmacien de son choix. Il donne ainsi son consentement pour le suivi des soins pharmaceutiques et marque son accord pour le partage électronique entre les prestataires de soins de ses données de santé.

D'autre part, la tâche du pharmacien de référence consiste à enregistrer tous les médicaments du patient dans le dossier pharmaceutique partagé (DPP). Cet outil - dont sont dotés 93% des pharmacies du pays et accessible sur base de l'accord du patient - permet à chaque pharmacien de consulter une partie des données enregistrées dans le dossier pharmaceutique des patients. Le pharmacien pourra ensuite dresser pour le patient un schéma de médication sur base des médicaments délivrés dans son officine et dans les autres.

Le schéma de médication permettra d'avoir une vue d'ensemble des médicaments du malade chronique - tant ceux prescrits que sans ordonnance. Il contient, par exemple, les moments de prise de chacun des médicaments. Il aide ainsi le patient à suivre son traitement correctement, lui fournit une information complète sur sa médication et contribue à une meilleure qualité des soins.

Le nouveau service vise également à favoriser l'interdisciplinarité entre le pharmacien, le médecin généraliste, le patient et les autres prestataires de soins. Le schéma de médication pourra également être partagé avec les autres professionnels de santé qui prennent soin du patient, moyennant son accord.

Le patient ne paie rien pour le nouveau service. Les pharmaciens de référence recevront de l'Inami une rémunération forfaitaire de 31,80 euros par patient par an.

La campagne "Mon pharmacien me connaît, je signe" a été lancée mercredi par la ministre De Block, l'association pharmaceutique belge (APB) et l'office des pharmacies coopératives de Belgique (OPHACO).

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