Tout sur Yémen

En 1971, année de la création de Médecins Sans Frontières (MSF), plus de 15 millions d'enfants de moins de cinq ans sont morts. Depuis lors, ce nombre a considérablement diminué, en grande partie grâce à des programmes médicaux vitaux, comme ceux gérés par l'organisation. Chaque année, nous soignons environ six millions d'enfants. Nous vaccinons près de deux millions d'enfants contre la rougeole et aidons à mettre au monde en toute sécurité plus de 300.000 bébés. Nous travaillons dans certains endroits très difficiles à atteindre, les plus pauvres et les plus dangereux du monde. Les vies qui sont sauvées sont durement gagnées, et facilement perdues.

Il va sans dire, la découverte des antibiotiques a complètement révolutionné le monde de la médecine. Mais aujourd'hui, leur efficacité accuse un rapide déclin, à mesure que les bactéries deviennent de plus en plus résistantes aux antibiotiques. Et avec l'utilisation généralisée des antibiotiques au cours des dernières décennies, les bactéries ont eu beaucoup d'occasions d'accroître leur résistance. C'est devenu un grave problème, mais aussi très complexe. À différents endroits, différents types de bactéries sont devenues résistantes à différents types d'antibiotiques. Le problème est encore plus complexe dans les zones de conflit, comme dans de nombreuses régions du Moyen-Orient où MSF travaille.

Là où les accès aux premiers soins restent limités, le gouvernement britannique prévoit de favoriser la guérison des blessures de guerre en appliquant des larves de mouches directement sur les plaies, comme le faisaient nos ancêtres. Leur salive agit comme un désinfectant naturel et elles constituent un moyen simple et peu coûteux d'éviter toute contamination.

La médicalisation de plus en plus fréquente des mutilations génitales féminines dans certains pays "dévoie" les campagnes de sensibilisation et compromet l'éradication de l'excision, dénonce l'Institut français d'études démographiques (Ined) dans un rapport rendu public mercredi.

De manière générale, dans les zones de conflit, l'accès aux besoins de base est limité, dû à une destruction des services, à la diminution de personnel qualifié, à la raréfaction des équipements, l'insécurité et les difficultés financières. Ceci augmente notablement le niveau de vulnérabilité des personnes affectées.