Tout sur Wuhan

"Wuhan, ville close", de la romancière chinoise Fang Fang constitue un témoignage exceptionnel sur le ressenti des habitants de Wuhan confrontés aux premières mesures d'endiguement de la nouvelle épidémie due à un coronavirus, en l'occurrence le Sars-CoV-2, responsable du Covid 19. Ce Journal est tenu du 25 janvier 2020 au 24 mars 2020.

Selon une étude chinoise, les enfants et les adolescents sont moins sensibles à l'infection par le Sras-Cov-2 mais, une fois qu'ils sont infectés, ils sont plus contagieux que les adultes. Un résultat qui interroge sur l'opportunité vaccinale des enfants.

Au cours des derniers mois, plusieurs publications ont mentionné que les conséquences des formes graves du Covid-19 continuaient de se faire sentir bien après la fin de la phase aiguë. A Wuhan, Chaolin Huang et son équipe de chercheurs ont réalisé l'étude avec le plus long suivi jamais publiée, avec un panel incroyablement large de paramètres.

Le virus de Wuhan, estampillé un peu rapidement "Made in China", et la pandémie qui s'en est suivie, sont, à n'en pas douter, la conséquence de l'extraordinaire développement des échanges internationaux de biens et de personnes. En 2003, le Mers était resté cantonné à l'Asie. Mais entre-temps, le hub chinois et les nouvelles routes de la Soie, ont largement permis au Sras-Cov-2, cet être vivant d'un micron, de se répandre sur toute la planète. En accusation, l'économie mondialisée et l'absence de frontières. À juste titre.

La Commission spéciale de la Chambre chargée d'examiner la gestion de la crise Covid-19 poursuit ses auditions. On y apprend une foule de choses mais les personnes auditionnées étant confrontées à la 2e Vague pandémique, les réponses aux questions des députés tardent. Et la Chambre ne publiera aucun compte-rendu avant le rapport final. On est loin de la France où le Parquet perquisitionne le ministre de la Santé Olivier Véran... Chez nous, le Dr Sofie Merckx (PTB) fait partie de celles et ceux qui restent un peu sur leur faim.

" Dans l'enquête du Journal du médecin, je constate que de nombreux collègues sont demandeurs de plus d'informations scientifiques concernant les compléments alimentaires ", déclare le Pr Geert Martens (chef du laboratoire de médecine de l'AZ Delta de Roulers). L'intéressé nous éclaire donc sur la question.

Le mystère plane toujours autour du maillon fatal qui a provoqué la transmission du Sras-CoV-2 à l'homme. Toutefois, les chercheurs avancent plusieurs arguments moléculaires pour contrer l'idée que le virus se serait échappé d'un laboratoire de Wuhan. Il sera de toute façon impossible d'en apporter la preuve scientifique définitive.

On le sait : de nombreux experts soupçonnent le pouvoir chinois de n'avoir pas tout dit sur l'apparition du nouveau coronavirus. Dans cette hypothèse, son apparition dans le marché Huanan de Wuhan en Chine, où des animaux exotiques étaient vendus vivants, en décembre 2019, ne serait qu'une fable inventée pour rendre cette expansion crédible.

Un bond dans les recherches internet des symptômes du Covid-19 et dans l'affluence dans les hôpitaux de la ville chinoise de Wuhan laissent penser que la maladie a pu apparaître sur place dès août 2019, selon les résultats d'une étude préliminaire américaine.

AUTO Jusqu'à présent, seuls les virologues s'exprimaient dans les médias. À mesure que le coronavirus s'étend à tous les domaines de notre organisation sociale, d'autres experts prennent aujourd'hui la parole. Malheureusement, aucun ne possède le remède miracle contre ce virus. D'abord épidémie locale, la crise s'est muée en pandémie en un rien de temps, provoquant un gigantesque raz-de-marée socio-économique, qui touche également le secteur automobile.

Le Dr Nora Zekhnini, médecin généraliste émet des réflexions par rapport aux recommandations actuelles de l'Institut Sciensano, qui vont, selon elle et références scientifiques à l'appui, à l'encontre des données de la science et de la sécurité des soignants et des citoyens.

Selon une étude chinoise1, si les hommes et les femmes ont un risque similaire de contracter le coronavirus, les patients masculins sont toutefois plus à risque de développer une forme sévère de la maladie et leur taux de mortalité est plus de deux fois plus élevé.

Selon une étude de cas italienne, l'oeil serait non seulement une porte d'entrée du coronavirus dans le corps humain, mais les larmes pourraient également constituer un vecteur de transmission dont les ophtalmologues doivent se méfier.

D'après une étude préliminaire (1), la climatisation dans un restaurant de Canton expliquerait comment une seule personne infectée au virus SARS-CoV-2 aurait pu contaminer neuf autres personnes issues de trois familles. Un résultat inquiétant mais à prendre avec des pincettes.

Une nouvelle étude montre que le rein pourrait être un organe cible du SARS-CoV-2 compte tenu de la prévalence élevée de la protéinurie ou de l'hématurie dès l'admission hospitalière. Au cours de l'hospitalisation, un état hémodynamique précaire est à même de précipiter l'évolution vers une insuffisance rénale aiguë (IRA).

Une étude révèle que l'air et les surfaces des objets dans les unités hospitalières réservées aux patients COVID-19 sont largement contaminés par le SRAS-CoV-2 mais aussi que le nouveau coronavirus peut se propager dans l'air à proximité des patients sur environ quatre mètres, soit plus du double de la distance sociale actuellement recommandée.

Le Dr Johan Michaux est zoologiste et créateur du Gecolab, le laboratoire de génétique et de conservation à l'ULiège. Il étudie, entre autres, la relation entre les espèces sauvages, la biodiversité et la santé. Un domaine repris aujourd'hui sous l'acronyme " ecohealth ". Le Dr Michaux nous parle de la crise actuelle du Covid-19, du lien entre le trafic d'animaux et l'apparition du virus chez l'homme, mais aussi du risque de voir poindre davantage de maladies émergentes à l'avenir si l'homme ne gère pas son écosystème en bon père de famille.

Le Dr Johan Michaux est zoologiste et créateur du Gecolab, le laboratoire de génétique et de conversation à l'ULiège. Il étudie, entre autres, la relation entre les espèces sauvages, la biodiversité et la santé. Un domaine repris aujourd'hui sous l'acronyme " ecohealth ". Le Dr Michaux nous parle de la crise actuelle du Covid-19, du lien entre le trafic d'animaux et l'apparition du virus chez l'homme, mais aussi du risque de voir poindre davantage de maladies émergentes à l'avenir si l'homme ne gère pas son environnement en bon père de famille.

Le journal du Médecin/Artsenkrant veulent grâce à cette enquête évaluer la consommation ou parfois l'abus de substances psychoactives par les professionnels des soins de santé. En 2021, ce thème reste malheureusement difficile à aborder, en raison de la honte et de la stigmatisation.