Tout sur UZ Leuven

Le Service de médecine légale de l'hôpital UZ Leuven a été reconnu par la Justice comme le premier institut de médecine légale (IML) du pays, annoncent jeudi le ministre de la Justice, Paul Van Tigchelt, et l'hôpital louvaniste dans un communiqué commun. À terme, la Belgique devrait compter cinq instituts de ce type.

Lors de la Journée de l'obésité, le 4 mars dernier, et alors qu'il participait à un symposium organisé par la clinique de l'Obésité de l'UZ Leuven, Frank Vandenbroucke a annoncé l'arrivée d'un nouveau trajet de soins intégrés consacré aux enfants et adolescents en situation d'obésité. Ce trajet fait partie d'une réforme ambitieuse pour juguler "l'épidémie" d'obésité parmi les jeunes.

Dans une prochaine édition, le Pr Bart Van der Schueren [1] discutera de l'algorithme BASO pour l'accompagnement des patients obèses. À l'occasion d'une enquête que lui et son équipe de recherche souhaitent diffuser le plus rapidement possible, nous entamons déjà le propos en mettant l'accent sur quelques règles empiriques utiles pour les médecins dans le traitement de l'obésité.

"Les bons soins au bon endroit et une meilleure coopération entre les disciplines et les lignes de soins. Ce sont les idées de base", exprime le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke. À l'UZ Leuven, ce dernier a proposé une augmentation du nombre d'interventions dans l'hôpital chirurgical de jour.

Au cours de l'interview précédente, le Pr Pieter Gillard (service d'endocrinologie, UZ Leuven) a évoqué le rôle des stylos (intelligents), des pompes à insuline et des capteurs de glucose dans le traitement du diabète de type 1. " D'énormes progrès ont été réalisés dans ce domaine ", dit-il. " Mais la véritable révolution est de pouvoir lier automatiquement une mesure précise du glucose à une administration adaptée d'insuline. "

La commercialisation de l'insuline à des fins thérapeutiques, il y a une centaine d'années, a permis de sauver la vie de patients atteints de diabète de type 1. Le passage d'un extrait impur à des insulines de conception spéciale - assurant une durée d'action plus courte ou plus longue - a contribué à un meilleur contrôle de la glycémie et a augmenté les taux de survie. Cependant, ce n'était pas suffisant pour contrer complètement les complications aiguës et chroniques du diabète de type 1.

Il y a quelques mois, l'EASL1 a élaboré les premières directives cliniques pour la prévention et le traitement des maladies kystiques du foie. Le Pr Frederik Nevens, hépatologue à l'UZ Leuven et coauteur de ces recommandations, revient sur les données pertinentes et les points à retenir pour la pratique (généraliste).

Deux nouveaux vaccins antipneumococciques sont disponibles sur le marché depuis quelques mois. Quelle est la place de ces produits dans l'avis1 du Conseil supérieur de la Santé (CSS) qui encadre la vaccination contre les infections à pneumocoques?

Des chercheurs de la KU Leuven, l'UZ Leuven et du Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB) ont découvert une nouvelle manière d'enrayer la progression d'une forme rare mais très agressive de lymphome, en stoppant la coopération entre deux gènes, annonce l'université mardi. Le résultat de ces recherches a été publié dans la revue scientifique Blood.

Un prisonnier a-t-il autant le droit aux soins de santé qu'un citoyen lambda ? Si la réponse est oui, et nous pensons que c'est le cas, alors il est urgent de trouver une solution pour les 506 détenus atteints d'une hépatite C - souvent non diagnostiqués - dans nos prisons belges. Ils sont traités autrement que les autres personnes dans notre pays, alors qu'il y a presque sept fois plus de personnes infectées en détention provisoire ou sous condamnation que dans le reste de la population.

Personne ne sait encore très bien, à ce stade, quand ou comment une éventuelle vaccination complémentaire contre le Covid-19 pourrait être organisée plus tard dans l'année. Il est par contre bien établi que les vaccins contre la grippe pour la saison 2022/2023 sont en préparation... et il ne faut pas oublier non plus l'importance de la vaccination des groupes à risque contre le pneumocoque. Le point avec le Dr Pascal Van Bleyenbergh, pneumologue à l'UZ Leuven.

"Les infirmières exposées à des médicaments dangereux ont deux fois plus de risques de faire une fausse couche. Une augmentation des dommages génétiques a été démontrée chez les infirmières en oncologie", alerte un collectif qui vient de demander au Parlement fédéral (lire en Une) de prendre des mesures pour mieux protéger les travailleurs contre les substances cancérigènes.

On entend parfois les personnes qui souffrent d'obésité affirmer avec une pointe de fatalisme que les kilos superflus font partie de leur nature - comprenez, de leur bagage génétique - et que la lutte pour s'en débarrasser est donc irrémédiablement vouée à l'échec. À tort ou à raison?

Le dépistage de population du cancer colorectal organisé dans notre pays repose sur le test iFOBT, recommandé à toutes les personnes de 50 à 74 ans. Quid si le résultat est positif et que la coloscopie met au jour une lésion (pré-)maligne?

Des vaccins qui commencent déjà à perdre de leur efficacité et deux antiviraux qui semblent efficaces, mais soulèvent encore un certain nombre de questions: face à ce tableau pas tout à fait rassurant, les scientifiques ne laissent aucune piste inexplorée dans la lutte contre le coronavirus. Certaines personnes pourraient-elles par exemple y être naturellement insensibles et, si oui, l'analyse de leur génome a-t-elle des choses à nous apprendre?

La prévalence de la stéatose hépatique non alcoolique (également connue sous l'acronyme anglais de NAFLD, pour non-alcoholic fatty liver disease) ne cesse d'augmenter. "Le grand défi est d'identifier la maladie à un stade précoce et d'évaluer à quel point elle a déjà endommagé le foie", explique le Pr Jef Verbeek (hépatologue, service de gastroentérologie-hépatologie, UZ Leuven). "Il est en effet fréquent qu'elle ne provoque aucune plainte même à un stade avancé, parce que les maladies du foie ne s'accompagnent généralement pas de symptômes douloureux."

Afin d'élucider la pathogenèse de la perte olfactive du Covid-19, un consortium de chercheurs, dont des collaborateurs de l'UZ Leuven, a prélevé des échantillons post-mortem de la muqueuse respiratoire, de la muqueuse olfactive et du bulbe olfactif dans le cerveau.