Tout sur Solidaris

D'après la dernière enquête annuelle de Solidaris auprès de 1.000 Belges francophones sur les reports de soins médicaux, dentaires, mentaux, etc., la situation ne s'améliore guère. "Les inégalités dans l'accès aux soins augmentent car le coût de ceux-ci est plus en plus difficile à supporter pour une proportion grandissante de la population belge francophone."

Une étude de Solidaris menée sur ses affiliés révèle qu'en terme de surmortalité, les personnes âgées, les BIM et les patients diabétiques ont été proportionnellement plus touchés par le coronavirus. Bruxelles paie un plus lourd tribut ainsi que les villes plus densément peuplées. Le virus suit donc une sorte de logique implacable pour les plus précaires d'entre nous. Solidaris appelle le gouvernement à tenir compte de ces différences dans la lutte contre la pandémie.

Invité sur la Première (RTBF) pour commenter le mouvement des Gilets jaunes, le secrétaire général de Solidaris, Jean-Pascal Labille, en a profité pour critiquer vertement la politique menée par le gouvernement MR et plus spécifiquement par Maggie De Block.

Les mutualités socialistes Solidaris ont fustigé ce qu'elles estiment être une méconnaissance du dossier dans le chef de la députée N-VA Valerie Van Peel, dont L'Echo annonçait qu'elle compte introduire un projet de loi pour sanctionner plus sévèrement les paiements erronés ou indus effectués par les mutuelles. Les remboursements et paiements indus, versés à un affilié ou un prestataire de soins qui n'y a pas droit ou pour un montant moindre, sont "un problème qui est déjà pris en compte", réagit le porte-parole Bruno Deblander.

Maggie De Block a décidé de réallouer 25 millions d'euros du total des frais administratifs des mutuelles (1,053 milliard) pour la réintégration au travail. Ces 25 millions seront répartis entre organisme assureur sur la base des " efforts " que les mutualités font pour aider les malades de longue durée à se réintégrer sur le marché du travail. Les mutualités chrétiennes approuvent mais pas Solidaris.

Depuis trois ans, Solidaris mène l'enquête en Belgique francophone pour son baromètre confiance et bien-être. En novembre dernier, quelques 1.057 personnes ont répondu à 200 questions pour livrer quelques indices relatifs à leur conditions objectives de vie, à la qualité du relationnel, au rapport à la société, à l'image de soin sans oublier la santé psychique et physique. Résultat : le bien-être des Belges est en diminution pour la première fois en trois ans, l'indice créé par Solidaris passant de 56,3 à 54,5 sur une échelle de 0 à 100.

L'information est partout et, si elle ne nous est pas déjà parvenue, elle est disponible en quelques clics. Il en va de même des questions médicales. De plus en plus souvent, les consultations sont le théâtre d'un spectacle moderne où les patients arrivent déjà fort renseignés sur le mal dont ils souffrent, à coups de sites spécialisés et de forums de patients. Mais qu'en est-il de la qualité des données dont ils disposent ? Et quel impact cette manière de procéder peut-elle avoir sur la manière dont les soins sont prodigués ?

Le médecin généraliste est - selon une étude de Solidaris réalisée auprès de 670 Belges de plus de 18 ans - la première source d'information sur la santé (83,2%), bien avant la deuxième source, le médecin spécialiste et internet (20,4%) et nettement avant la famille (12,8%).

Une étude menée par Solidaris démontre que les personnes de 65 ans et plus sont trop peu nombreuses à être vaccinées contre la grippe en Belgique, même si parmi cette population, les plus âgés et les plus malades de même que ceux qui ont un DMG auprès de leur médecin traitant sont davantage vaccinés. Elle relève en outre que le taux de vaccination de cette population a sensiblement diminué ces dernières années, en particulier en Wallonie et à Bruxelles.

En marge du Baromètre Solidaris Confiance et bien-être, on apprend via un sondage plus approfondi que les Belges réclament des médias plus indépendants pour restaurer la confiance et aussi qu'ils parlent davantage de santé et de culture.

Après avoir décidé de rembourser intégralement la consultation chez le gynécologue, Solidaris a choisi de rembourser depuis début avril toutes les formes de contraception, tant pour l'homme que pour la femme. Via sa complémentaire. L'environnement commercial de la contraception n'y est pas étranger.

Quel effet ont eu les campagnes d'information sur les antibiotiques par rapport aux prescriptions des médecins ? Selon les statistiques de Solidaris, l'évolution à la baisse est timide mais encourageante. Ainsi, trois-quarts des classes d'antibiotiques de seconde ligne enregistrent une diminution. Ceci reflète une amélioration de la prescription dans un pays qui occupe la 4e place en Europe avec 29 DDD/1.000 affiliés/jour contre 21,6 en moyenne en Europe.

Le nombre de journées d'hospitalisation est légèrement moindre en Flandre qu'en Wallonie. Un résultat qui serait dû à l'usage plus "homéopathique" de l'élément essentiel que constitue le dossier médical global et des différences d'approche en matière de santé entre le nord et le sud. Ces informations de la Vlaamse & neutrale Ziekonfonds sont réfutées par Solidaris. La Mutualité socialiste affirme que les malades wallons ne coûtent pas plus cher à profil égal.

Michel Jadot, qui a longtemps présidé le comité de gestion de la sécu et qui, depuis son statut de retraité, préside Solidaris (Mutualité socialiste), salue l'effort de simplification du gouvernement Michel. Celui-ci a notamment acté la fin du système des "oeufs de coucou" qui consistait à mettre sur le compte de la sécu des dépenses qui n'ont rien à voir comme le financement des zones de police. Mais M. Jadot craint néanmoins que ce gouvernement soit, à terme, le fossoyeur du système.

Pour Solidaris, qui vient de publier son Baromètre hospitalier 2015, la question des suppléments d'honoraires se trouve au centre du débat sur la réforme du financement hospitalier. Le Modes (Monde des spécialistes) et l'Absym (Asssociation belge des syndicats médicaux) commentent et relativisent ces chiffres.