Tout sur SARS-CoV

C'est une découverte peu rassurante concernant la propagation de l'épidémie de Covid-19. Pour la première fois, des chercheurs ont apporté la preuve que des particules virales en aérosols étaient suffisamment intactes pour se répliquer et provoquer une infection.

Dans son rapport CSS-9597, le Conseil supérieur de la santé recommande de donner la priorité à plusieurs groupes pour la vaccination contre le SARS-CoV-2. Les travailleurs du secteur des soins de santé sont évidemment prioritaires.

Avant même de développer des symptômes, les patients atteints du Covid-19 peuvent malgré tout déjà contaminer les objets autour d'eux, sans même le savoir et en un temps relativement court, comme le montre une étude réalisée en Chine dans deux chambres d'un hôtel de quarantaine. Autrement dit, tout individu présymptomatique peut être un vecteur important de la pandémie.

L'infection sévère à Covid-19 se manifeste en première instance sous la forme d'une pneumonie, accompagnée ou non de complications telles qu'une détresse respiratoire menaçant le pronostic vital ou un choc cytokinique. Un nombre croissant de données évoquent toutefois aussi une atteinte d'autres organes, principalement le coeur et les vaisseaux.

Selon un panel international d'experts médicaux, le diabète est non seulement un facteur augmentant le risque de développer une forme aiguë de Covid-19 mais il existe aussi des preuves que le coronavirus pourrait induire le diabète chez des adultes en bonne santé.

Un sondage réalisé auprès des lecteurs du Journal du Médecin/Artsenkrant révèle que près de six médecins sur dix qui s'estiment infectés par le SARS-CoV-2 continuent de travailler. Seulement 54% d'entre eux ont eu l'occasion de réaliser un test pour confirmer leur état.

Plusieurs études observent chez des patients Covid-19 des atteintes neurologiques provoquées par le coronavirus. Le Sars-CoV-2 peut toucher aussi bien le système nerveux central que les nerfs périphériques.

C'est une première indication, pas encore une certitude. Selon une équipe américano-chinoise, le Sars-CoV-2 ne se transmettrait pas lors des rapports sexuels. Les chercheurs n'ont détecté aucune trace du virus dans le sperme des participants. Il est aussi très peu probable que le coronavirus puisse infecter et envahir les testicules.

Une étude révèle que l'air et les surfaces des objets dans les unités hospitalières réservées aux patients COVID-19 sont largement contaminés par le SRAS-CoV-2 mais aussi que le nouveau coronavirus peut se propager dans l'air à proximité des patients sur environ quatre mètres, soit plus du double de la distance sociale actuellement recommandée.

Tout a commencé par des courriels dans lesquels les médecins qui continuaient à examiner des patients, étaient qualifiés de "sanitairement et déontologiquement criminels" même s'ils sont munis d'équipement de protection individuelle (masque FFP2, gants et lunettes de protection). Ces courriels qui me visaient personnellement me convainquirent de cesser mon activité clinique et à ne plus gérer les problèmes de santé de mes patients que par téléphone.

Selon une étude chinoise en prépublication, les enfants sont réceptifs au SARS-CoV-2 quel que soit leur âge. Les manifestations cliniques des patients pédiatriques sont généralement moins graves que celles des adultes mais ils ne sont pas épargnés par la maladie, en particulier les nourrissons.

Une analyse de la littérature scientifique sur les relations possibles entre le tabagisme et l'épidémie COVID-19, révèle, sans grande surprise, que la susceptibilité à l'infection, la sévérité des symptômes et le risque de décès dus à la maladie sont accrus chez les fumeurs.